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Zones d�ombre
Par Ammar Belhimer
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 11 - 2007

Trop de bruit, de rumeurs, de sp�culations, de non-dits � l�heure du Net et de la transparence virtuelle, pour que l�op�ration passe comme une lettre � la poste. Et quelle op�ration ? La privatisation de la plus vieille banque publique : le Cr�dit Populaire d�Alg�rie. La suspension sine die de l�op�ration semble ob�ir � trois consid�rations politiques manifestes et confirme, en derni�re instance, le bilan peu �logieux r�cemment �tabli par la Banque mondiale quant � nos capacit�s manag�riales � mener � bien pareille op�ration.
Trois �v�nements majeurs auront donc pr�cipit� la d�cision politique de mettre le hol� sur ce qui s�annon�ait �tre le scandale du si�cle. Le premier semble �tre le retrait de l�un des six postulants, l�espagnol Santander, retrait accr�ditant encore plus la th�se d�une chasse gard�e fran�aise d�autant plus cr�dible qu�elle conforte les observations faites sur les priorit�s qu�accordent les Fran�ais dans l�orientation de leurs int�r�ts �conomiques en Alg�rie. March� captif fran�ais, le secteur bancaire l�est � plus d�un titre. Santander �vinc�e, Citibank affirmant son aversion pour la banque de d�tail, il ne restait que Natexis pour faire face � quatre autres �tablissements fran�ais (Soci�t� G�n�rale, BNP-Paribas, Banques Populaires et Cr�dit Agricole) pour la reprise de 51% du capital du CPA. Avec une petite longueur d�avance pour le Cr�dit Agricole qui, bien qu�absent d�Alg�rie, se d�clarait pr�t � signer le gros ch�que pour laisser ses concurrents sur le carreau tout en faisant valoir discr�tement d�autres �arguments historiques� : le refus de la Soci�t� G�n�rale de reprendre de gr� � gr� le CPA en 2002 sous pr�texte des attentats du 11 septembre 2001, l�absence de BNP Paribas lorsque la situation financi�re �tait au rouge. Natexis, banque corporate, du groupe Banques Populaires campe, elle, dans la discr�tion. En bout de course, un autre lourd contentieux �historique� aura eu raison des ambitions des banques fran�aises. Contrainte au r��chelonnement par l�intransigeance fran�aise, l�Alg�rie a par ailleurs vu son risque pays s�v�rement �valu� par la Coface (dont Natexis est l�actionnaire majoritaire), lui occasionnant au passage le r�glement de primes d�assurances �lev�es et associ�es � un v�ritable racket. Autre fait p�nalisant pour la privatisation du CPA au profit d�un repreneur fran�ais : l�abrogation de la circulaire Ouyahia du 8 ao�t 2004 et l�autorisation accord�e aux banques priv�es alg�riennes ou filiales de groupes bancaires �trangers op�rant en Alg�rie de recevoir les fonds des entreprises publiques. Une abrogation d�autant plus pr�cipit�e que la �plaie Khalifa� n�est pas encore cicatris�e et que sa pathologie n�a pas encore livr� tous ses secrets (si tant est qu�ils le seront un jour). Intervenant peu avant la remise des offres techniques et financi�res pour la privatisation du CPA, cette abrogation avait �t� d�cri�e comme �tant une prime avanc�e au repreneur� fran�ais. Last but not least, les interventions publiques, pour le moins maladroites, de l�ancien ministre des Finances, associ�es � des placards publicitaires, tout aussi maladroits du repreneur potentiel, le Cr�dit Agricole fran�ais, ont fini par exasp�rer observateurs avertis, acteurs et sujets politiques. Toucher aux banques publiques est une folie. Leur substituer des banques priv�es, locales (toutes liquid�es) ou �trang�res (d�affaires), n�est �galement pas � l�ordre du jour. Enfin, le sort des cr�ances douteuses du CPA (estim�es � 900 millions de dollars) participait � donner � l�op�ration une forte odeur de prescription mafieuse au d�triment de la collectivit� nationale. Ce 14 novembre, la Banque mondiale soulignait, dans un rapport consacr� au syst�me national d'investissement public, que �le niveau de comp�tences techniques du personnel en charge de l'ex�cution des projets est faible�. �Les projets d'envergure ne sont souvent pas conformes aux standards techniques minimes et peu, voire aucun suivi n'est effectu�. Un tel constat vaut naturellement pour les banques.

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