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CL�TURE DU COLLOQUE INTERNATIONAL SUR MOHAMED HARBI A ORAN
"Il faut relire de fa�on critique l'histoire pour comprendre ce qui nous arrive aujourd'hui"
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 02 - 2008

Mohamed Harbi a cl�tur�, ce jeudi 31 janvier, le colloque international qui lui �tait d�di� en insistant sur le fait que la lutte contre tout colonialisme pose le probl�me du rejet de la servitude, de la soumission et de l�all�geance. Il consid�re que �pour comprendre ce qui nous arrive aujourd�hui, il faut relire de fa�on critique l�histoire et ce que nous avons fait hier�. La part du militant en lui, lui a dict� une sorte de confession intime qu�il a voulu partager � haute voix : �En tant que militant, je consid�re que ma g�n�ration est totalement responsable de ce qui s�est pass� avant et apr�s 1962�.
Amel B. - Oran (Le Soir) - Pour Mohamed Harbi, l�histoire, c�est aussi ce lien entre le pass� et le pr�sent de l�Alg�rie actuelle, car, estime-t-il, �il faut conna�tre le pass� pour comprendre aujourd�hui�. Toutefois, il met en relief une r�alit� qui perdure : �Les acteurs du mouvement national ont �t�, dit-il, � un moment le moteur d�une dynamique et par la suite ils sont devenus aujourd�hui un frein. Apr�s 1962, ils ont accapar� le pouvoir.� Pour l�historien, ceux qui sont au pouvoir s�expriment au nom d�une l�gitimation historique, d�o� la n�cessit� d�une m�moire du pass� faite de mani�re critique et non pas exclusivement h�ro�que du peuple, conclut-il. �D�sormais, dira Mohamed Harbi, il revient aux Alg�riens de faire leur avenir ici et d��tre pleinement engag�s dans leur combat citoyen et c�est de leur devoir de ne pas �tre trait�s comme mineurs�. A une question qui lui a �t� pos�e dans un entretien qu�il avait accord� � la revue du colloque qui lui a �t� consacr�e, � savoir son opinion concernant les �volutions positives observ�es ces derni�res ann�es en Alg�rie, Mohamed Harbi r�pondra que �les choses changent. La d�mocratie est plac�e au centre du d�bat politique. Sur quelle base ? Au nom de la conception d�une certaine libert� s�rement. Apr�s des ann�es de silence consenti ou forc�, une d�compression autoritaire s�effectue sous nos yeux. Le retour de la libert� de parole permet de dire le droit, de revendiquer l�autonomie de la justice, de s��lever contre l�autoritarisme, de d�noncer la corruption et le client�lisme. Mais la libert� de parole reste une parole d��lites et souvent une parole de forces qui r�dent autour de l�Etat et qui n�ont aucun v�ritable programme de rechange � opposer � ses occupants. Manque le lien entre les demandes sociales de la majorit� de la population et la revendication d�mocratique. A ce compte, la stabilit� et le retour � la s�curit� sont loin d��tre garantis �. Auparavant, Benjamin Stora avait �voqu� Mohamed Harbi � travers une communication intitul�e �Un historien alg�rien en exil�. Pour l�intervenant, �voquer l�histoire en Alg�rie est �minemment p�rilleux et difficile. �L�histoire, dit-il, a �t� imbriqu�e compl�tement comme vecteur central permettant d�assurer la continuit� d�une nation�. Le travail d�un historien selon Benjamin Stora, ne consiste pas seulement � �tablir les faits, car cela induirait une remise en question, c'est-�-dire casser les st�r�otypes n�gatifs. Le premier livre qui a marqu� l�intervenant et qui fut �crit par Mohamed Harbi en 1975 Aux origines du FLN�tait pour lui une d�couverte choc. Car, explique-t-il, �l�histoire critique du FLN du nationalisme Alg�rien au sens large, venant pr�cis�ment d�un acteur qui restituait tout son combat � l�int�rieur du mouvement, m�avait profond�ment choqu� que je consid�rais comme un livre fondateur et fondamental �. La s�rie d�itin�raires dress�s par Mohamed Harbi � la fin de ce livre, avec notamment une biographie de Messali Hadj, avait grandement contribu� dans le choix de Benjamin Stora � r�aliser une th�se sur ce combattant alg�rien. L�intervenant consid�re qu�� travers cette �uvre, Mohamed Harbi �avait d�cid� de bousculer les conformismes concernant l�histoire du nationalisme alg�rien. L�ouvrage permettait au lecteur fran�ais d�acc�der pour la premi�re fois � une connaissance interne de la soci�t� alg�rienne, ses d�chirements, ses aspirations et de d�couvrir les leaders nationalistes alg�riens portant l�id�e d�ind�pendance�. A travers l�ouvrage Aux origines du FLN, Benjamin Stora estime que �l�auteur avait entrepris de casser un certain nombre de �l�gendes�, l�ensemble d�ouvrages permettant d��clairer diff�remment la r�volution alg�rienne. Ils contribuaient � la d�gager de ses caches. Ils manifestaient les traits singuliers que l�histoire avait parfois cherch� � estomper : derri�re les �chefs historiques se profilent d�autres dirigeants brillants et g�n�reux �. Celle qui aborda la relation entre Mohamed Harbi et les femmes n��tait autre qu�une f�ministe engag�e : Fatma Oussedik, de l�universit� d�Alger, qui voit qu�� travers ses �uvres l�historien a soutenu et accompagn� toute la lutte des femmes alg�riennes comme sujet pour la qu�te de la reconnaissance de leur place dans la soci�t�, comme des sujets historiques et il l�a fait en les repla�ant, dit-elle, dans une g�n�alogie, une filiation, � voir avec le caract�re �mancipateur de la lutte de Lib�ration, mais aussi avec l�histoire des soci�t�s arabes et musulmanes �. Pour l�intervenante, Mohamed Harbi n��tait pas pr�sent, mais accompagnait les femmes dans leur combat mais tout en �tant � proximit�, il n�a pas pris, dit-elle, la parole en lieu et place des femmes alg�riennes, elles ont �t� l� pr�sentes dans ses ouvrages sur l�histoire de l�Alg�rie�. L�organisation de ce colloque en son hommage, Mohamed Harbi ne la consid�re pas comme �tant personnel. Pour l�historien, �l�Alg�rie p�tit de l�absence d�une soci�t� civile qui, face au pouvoir d�attraction de l�Etat et de ses appareils, puisse servir de base � l�autonomie d�un statut intellectuel. Que des femmes et des hommes de bonne volont� ici prennent conscience et s�attellent � la recherche des moyens � ce manque est de bon augure�.

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