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T�MOIGNAGE DE BUSHWALTER SUR L�ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE
Sarkozy s�implique lourdement
Publié dans Le Soir d'Algérie le 08 - 07 - 2009

Les autorit�s fran�aises, � leur t�te le pr�sident de la R�publique, Nicolas Sarkozy, ont �prouv� de l�int�r�t pour la d�position devant le juge de Fran�ois Bushwalter sur l�assassinat en 1996 des sept moines trappistes de Tibhirine. Certes, elles ne prennent pas l�assertion du g�n�ral � la retraite comme une v�rit� absolue mais elles ne la per�oivent pas comme une pure affabulation. Sarkozy a dit vouloir conna�tre la v�rit�.
Sofiane A�t Iflis - Alger (Le Soir) - Interrog� lundi dernier en marge du Sommet franco-britannique, le pr�sident fran�ais est rest� circonspect, se suffisant d�une formule diplomatique, � savoir laisser la justice faire son travail. Le lendemain, soit hier mardi, Sarkozy s�est montr� plus disert mais surtout moins r�serv�. S�exprimant lors d�une conf�rence de presse conjointe, � Paris, avec son homologue br�silien Inacio Lula Da Silva, il a, en effet, affirm� vouloir conna�tre la v�rit� sur ce massacre. �Je vous dis une chose, je veux la v�rit�. Les relations entre les grands pays, elles s��tablissent sur la v�rit� et non pas sur le mensonge �, a-t-il d�clar�. Et d�ajouter : �J�indique de la fa�on la plus claire que, naturellement, je l�verai le secret d�fense sur tout document que nous demandera la justice. Il n�y a pas d�autre fa�on de faire la v�rit�, aucune autre fa�on.� Sans aller jusqu�� le dire clairement, le pr�sident fran�ais nourrit � cela transpara�t � travers sa d�claration � des appr�hensions � propos de la version, avalis�e en Alg�rie comme en France, qui attribue l�assassinat des moines de Tibhirine au GIA. �Ce sont des faits qui remontent � l�ann�e 1996. La justice est saisie, elle doit avoir tous les documents�, a dit encore Sarkozy, insistant toujours sur cette contradiction entre le mensonge et la pr�tention � l�amiti�. �On ne peut dire que l�amiti� entre les peuples et entre les pays peut r�sister aux mensonges. Il faut faire la lumi�re, il n�y a rien � cacher. En tout cas, de mon point de vue, je suis vraiment d�termin� � ce que la lumi�re soit faite�, a-t-il conclu. Ce n�est certainement pas incidemment que le pr�sident fran�ais a �voqu� l�amiti� entre les peuples et les pays comme contrapos�e au mensonge. D�autant qu�on sait que l�Alg�rie et la France ont, du temps du pr�sident Chirac, pr�tendu, mais en vain, parapher un trait� d�amiti�. Reste � savoir � quel occulte dessein ob�it cette d�claration de Sarkozy qui m�le la v�rit� sur l�assassinat des moines � l�amiti� entre les peuples et les pays. L�offensive fran�aise n�est, cependant, pas le fait du seul chef de l�Etat. S�y m�lent aussi des magistrats, � l�instar d�Alain Marsaud, ancien chef du service de lutte antiterroriste du parquet de Paris. �J�ai l�impression aujourd�hui que l�ensemble des hautes autorit�s fran�aises de l��poque �taient compl�tement au courant de ce qui s��tait pass�, qu�elles n��taient pas dupes�, consid�re- t-il. Pour Marsaud, proche de Charles Pasqua, l�assassinat des moines de Tibhirine �est une affaire qui a �t� enterr�e volontairement �, arguant que �les informations qui ont �t� donn�es par les services de renseignements fran�ais en Alg�rie �taient bien remont�es mais il y avait une volont� de ne pas investiguer. � De son c�t�, la ministre fran�aise de la Justice, Mich�le Alliot-Marie, a promis hier �tous les moyens seront d�ploy�s pour mener � bien� l'enqu�te sur l�assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996. Elle a annonc� le lancement d�investigations suppl�mentaires. Ce t�moignage �apporte un �l�ment nouveau pour lequel de nouveaux �l�ments d'investigation suppl�mentaires seront apport�s, a-t-elle, en effet, d�clar�, lors de la s�ance des questions � l'Assembl�e nationale pr�cisant que �les magistrats disposent et continueront de disposer de tous les moyens pour mener � bien leur enqu�te, y compris en mati�re de coop�ration internationale �. Pour la ministre fran�aise, �tout sera mis en �uvre afin de conna�tre les auteurs et les conditions de cet assassinat�.
Alain Jupp� et Herv� de Charette ne croient pas � la version de Bushwalter
Si le pr�sident fran�ais Nicolas Sarkozy se dit engag� � chercher la v�rit�, donc doutant de ce qui a �t� �tabli jusque-l�, il n�en est pas de m�me de l�ancien Premier ministre, Alain Jupp�, et de l�ancien ministre des Affaires �trang�res, Herv� de Charette. Ces deux personnalit�s, qui �taient en fonction au moment des faits, ont estim�, hier, qu�il n�y a rien � cacher. Favorable, lui aussi, � la lev�e du secret d�fense, Alain Jupp� l�est pour une toute autre raison. Il a affirm� ne pas voir �ce qu�il y a � cacher.� S�exprimant sur France Info, l�ancien Premier ministre fran�ais a d�clar� que �ce fut un drame �pouvantable et d�s que nous avons appris l'enl�vement des moines de Tibhirine par le GIA, nous avons utilis� toutes les proc�dures et tous les moyens pour essayer d'obtenir leur lib�ration � et que �malheureusement, ces n�gociations ont �chou�. Depuis lors, des rumeurs circulent sur l'origine de ce massacre�. Alain Jupp� s�est suffi de prendre acte du t�moignage du g�n�ral fran�ais � la retraite. De son c�t�, Herv� de Charette a qualifi� le t�moignage de Bushwalter d���ni�me version� qui veut faire accroire � �une b�vue� de l�arm�e alg�rienne. �J'ai entendu : ce sont des conflits internes entre les civils et les militaires alg�riens; j'ai entendu : ce sont des r�glements de compte men�s par les services sp�ciaux alg�riens; j'ai entendu : c'est une action du GIA, d'ailleurs, c'�tait la version officielle ; puis on a dit, ah mais non, c'est une action du GIA mais men�e par un groupe tr�s sp�cial conduit par un d�nomm� Zitouni mais qui est manipul� par les autorit�s alg�riennes �, a-t-il dit sur LCI. �Voici donc la quatri�me ou cinqui�me version des faits. Moi, je m'en tiens � ce que je sais, � ce que j'ai pu voir, et pour le reste, malheureusement, �a restera dans les myst�res de l�Histoire.�


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