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Tout en soutenant les marches populaires.. L'appel de Djamel Zennati et Lahouari Addi
Publié dans Le Temps d'Algérie le 26 - 02 - 2019

Après le groupe d'intellectuels, les avocats et les étudiants qui ont adhéré au mouvement du 22 février, et ses revendications de changement et de refus du 5e mandat, Djamel Zennati, militant politique, ancien cadre du FFS et le sociologue Lahouari Addi, estiment que la vague des manifestations «marque un tournant décisif dans l'évolution de la situation politique dans notre pays». Les deux signataires d'une déclaration rendue publique hier expliquent que «les citoyennes et les citoyens ont exprimé sans ambiguïté leur ferme volonté de reprendre leur destin en main». «Cette mobilisation historique a libéré les consciences, brisé les barrières de la peur et du silence, et mis du mouvement dans le statu quo. Elle est porteuse d'espoir», écrivent-ils.
Décrivant une «impasse totale» et «indépassable», Zenati et Addi mettent en garde contre la volonté de «maintenir coûte que coûte le statu quo». Un choix qui, selon eux, «fait courir des risques graves à la stabilité et l'unité nationales». Ignorer la reprise de l'initiative politique par la société «condamnerait le pays à revivre les drames d'un passé récent», ajoutent-ils encore, dans une allusion à la décennie noire. Pour les deux signataires, l'élection présidentielle du 18 avril prochain n'est pas une issue à la crise : «L'option électorale, avec ou sans Bouteflika, ne peut constituer une solution. Certes, le départ de Bouteflika est une exigence populaire légitime et indiscutable. Mais il ne peut à lui seul créer les conditions d'une compétition libre et sincère, conforme aux standards internationaux». Par contre, la seule issue salutaire pour le pays «est une transition démocratique orientée vers la construction d'un Etat de droit», pensent-ils.
Cette transition doit, d'après ses défenseurs, «être la plus courte possible, loin de tout esprit de règlement de comptes et se conclure par l'organisation d'élections générales». Et c'est là qu'intervient le rôle de l'armée «fortement interpellée», et qui se trouve «devant un choix historique», expliquent Djamel Zenati et Lahouari Addi. Par ailleurs, et avant de s'adresser à la classe politique, particulièrement l'opposition, à qui ils montrent la voie à suivre, les deux signataires de la déclaration insistent sur «la restitution de la souveraineté» au profit du corps des citoyens. «Une obligation dont les indus détenteurs actuels, civils ou militaires, ne peuvent s'affranchir», tranchent-ils. Quant à l'opposition, elle est, selon eux, «condamnée» à se mettre au diapason du mouvement populaire. «Il n'est dans l'intérêt de personne d'aller vers un face-à-face pouvoir/société. Il est vain de vouloir construire une démocratie dans le calme et la sérénité, sans intermédiation», concluent Djamel Zenati et Lahouari Addi.


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