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Présidence à risques pour Zuma
Afrique du Sud
Publié dans Le Temps d'Algérie le 26 - 04 - 2009

Le tribun zoulou, Jacob Zuma, chef du Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud, s'est réjoui avant-hier de la «splendide victoire» de son parti aux élections générales du 22 avril, qui le propulse vers une présidence à risques.
Tout aussi populaire que controversé, Jacob Zuma, 67 ans, doit être élu à la présidence par le nouveau Parlement lors d'une session extraordinaire le 6 mai, alors que la crise mondiale frappe de plein fouet la première économie du continent. Le prochain chef de l'Etat disposera d'une très large majorité, avec 65,9% des suffrages, soit 264 députés sur 400. L'ANC a cependant échoué au seuil de la majorité des deux tiers dont il disposait depuis 2004, selon les résultats officiels publiés le même jour.
«Nous acceptons avec reconnaissance et humilité le mandat sans appel que nous avons reçu de millions de Sud-Africains», a affirmé le chef de l'ANC, employant le «nous» collectif traditionnel au sein du parti. «Nous ne prenons pas à la légère la responsabilité qui nous est confiée», a-t-il continué, promettant de travailler à l'amélioration des services publics déficients dans un pays où 43% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté, quinze ans après la chute de l'apartheid.
Car les attentes sont énormes, à l'échelle des frustrations dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela : le chômage frôle les 40%, hôpitaux, écoles et police manquent cruellement de ressources, des millions de personnes vivent toujours dans des bidonvilles, la criminalité bat des records et la pandémie de sida est la pire au monde. La tâche paraît dantesque : le président va devoir concilier politique sociale et impératifs budgétaires à un moment où l'Afrique du Sud s'apprête à entrer en récession, pour la première fois depuis 17 ans. Zuma a d'ailleurs exprimé son «inquiétude» face aux conséquences de la crise mondiale sur l'emploi.
Des dizaines de milliers de postes ont été supprimés depuis la fin 2008 et 300 000 autres devraient l'être en 2009, notamment dans les mines et l'automobile. Les analystes ne prévoient pas pour autant de changements importants de politique économique à court terme, d'autant que le budget 2009 prévoit déjà une augmentation de 4 milliards de dollars des dépenses sociales. La large victoire de l'ANC conforte l'aile gauche de la formation qui, emmenée par Zuma, avait évincé en décembre 2007 le chef de l'Etat d'alors, Thabo Mbeki, de la direction du parti.
Neuf mois plus tard, ce dernier était forcé à démissionner de la présidence de la République. Mais la victoire du tout puissant ANC n'est pas totale et le Zoulou va devoir convaincre une élite rendue sceptique par ses déboires judiciaires. Des poursuites pour corruption à son encontre ont été abandonnées juste avant le scrutin. Le parti, ultramajoritaire au Parlement depuis les premières élections multiraciales en 1994, «doit maintenant réaliser qu'il a atteint un plafond et que, s'il ne tient pas ses promesses, il va perdre ses électeurs», relève Roland Henwood, de l'université de Pretoria. Un danger d'autant plus réel que l'opposition a amorcé une recomposition :
l'Alliance démocratique (DA) s'est nettement renforcée à 16,68% des voix contre 12,8% (67 députés contre 50), suivie du Congrès du peuple (Cope), formé en décembre par des dissidents de l'ANC, avec 7,42% (30 sièges). En outre, au scrutin provincial, l'ANC a perdu le Western Cape (sud-ouest) au profit de la DA qui décroche 51,4% des suffrages. Héritière de l'ancien mouvement d'opposition blanche sous l'apartheid, la DA est la première formation à obtenir la majorité absolue dans cette province où les métis, et non les Noirs, constituent le principal groupe démographique.
Promesse d'«un gouvernement pour tous»
Le futur président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, a promis «un gouvernement pour tous les Sud-Africains». «En travaillant ensemble, nous formerons un gouvernement pour tous les Sud-Africains», a déclaré le chef de l'ANC en direction des partis d'opposition, consolidés par le scrutin de mercredi. «Le nouveau président de la République sera un président pour tous», a-t-il ajouté lors d'un discours au siège de la commission électorale à Pretoria, après la publication des résultats officiels accordant à l'ANC 65,9% des voix.


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