L'institution internationale veut remettre de l'ordre dans le mouvement olympique algérien.Une mission du CIO conduite par Youssoupha Ndiaye, président de la commission de l'éthique de l'instance internationale olympique, sera aujourd'hui à Alger. Son déplacement est commandé par le fait que le Comité olympique algérien est dans le viseur du CIO qui n'apprécie pas du tout toutes les convoitises faites autour de ce CNO. Un CNO entré en crise depuis la démission surprise de son président, Mustapha Berraf, à la veille d'une assemblée générale élective qui lui promettait une élection, dans un fauteuil, pour un nouveau mandat. Faut-il rappeler que le COA était soumis à une très forte pression et que le mouvement sportif national était complètement divisé ? Divisé non pas sur des principes défendables mais sur des arguments qui ne tiennent pas du tout la route. Quand un membre du CIO, président d'une fédération internationale, envoie sa fiche de candidature à la présidence du COA au MJS pour que celui-ci la répercute sur le secrétariat général de ce même COA, c'est qu'il y a problème. Et même un gros problème. Car ce sont les textes de ce comité qui ne sont pas respectés par quelqu'un de fort bien placé pour les défendre, lui qui a été le président de cette instance dans un passé récent. Lorsque des présidents de fédérations olympiques se portent candidats au comité exécutif de l'instance algérienne pour se retirer quelques jours plus tard en signant le même formulaire de retrait où il n'y avait plus que son nom et sa qualité à inscrire au stylo, l'affaire se corse encore plus. Elle devient carrément inextricable quand ces présidents de fédérations olympiques, pas tous, font part de leur solidarité avec les deux collègues de l'escrime et du cyclisme alors que les fédérations internationales de ces deux sports ont fait savoir qu'elles ne reconnaissaient que les anciens dirigeants de ces deux fédérations. Il aurait été plus utile au pays que le membre algérien du CIO fasse comprendre à ces présidents de fédérations olympiques qu'ils faisaient fausse route, d'autant que le CIO, lui-même, affirmait s'aligner sur la décision des deux fédérations internationales. A cause de cela, on se retrouve aujourd'hui avec un COA menacé de suspension à l'échelle internationale avec toutes les conséquences graves que cela pourrait engendrer pour le mouvement sportif national. Ceux que l'on cherche à présenter comme étant ceux qui ont sauvé le COA sont au contraire ceux qui ont amené le CIO à le menacer de suspension et à lui transmettre une humiliante feuille de route. Ils vont devoir s'aligner sur les décisions de celui-ci, notamment le refus de voir les nouveaux dirigeants des fédérations de cyclisme et d'escrime participer à l'assemblée générale du COA, des dirigeants avec qui ils s'étaient montrés solidaires par ignorance forcée des textes en vigueur.