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Le rassemblement des corps communs empêché par les forces de l'ordre Ils voulaient tenir un sit-in devant l'annexe du ministère de l'Education nationale
Les corps communs et les ouvriers professionnels de l'éducation nationale qui ont organisé, hier, un sit-in devant l'annexe de ministère de l'éducation à Oued Kniss à Alger ont été réprimés par les forces de sécurité. Plusieurs contestataires ont été tabassés et d'autres ont été arrêtés par les forces de l'ordre ont assiégé les lieux. Les policiers sont intervenus pour interdire le rassemblement devant l'annexe du ministère. A 11 heures le millier de protestataires ont été surpris de voir une fois, arrivés qu'ils étaient devancés par un impressionnant dispositif de sécurité. Les services de sécurités ont procédé à l'arrestation d'une centaine de personnes avant de relâcher certains. Hier en fin d'après midi, une dizaine d'entre eux n'a toujours pas été relâchée, selon Hakim Ait Hamouda, Chargé de la communication l'Syndicat nationale des Travailleurs de l'éducation (SNTE) à laquelle est affiliée la coordination nationale des corps communs. Ce mouvement a été empêché avant son commencement par les policiers qui ont envahi les lieux très tôt le matin, selon notre interlocuteur. " L'intervention des forces de l'ordre a débuté dès 7 heures", a-t-il indiqué, ajoutant que " Nos collègues venant des autres wilayas ont été empêchés de rejoindre le mouvement dès leurs descentes des bus. Ils ont été refoulés par la police. S'insurgeant contre le recours à la force pour les empêcher de réclamer leur revendications d'une manière pacifique, le chargé de la communication, insiste sur leur détermination d'aller jusqu'au bout malgré la répression. Il a indique dans ce cadre que leur grève sera maintenue jusqu'à demain mercredi, conformément aux décisions de la réunion du 11 janvier. Sur un ton remonté notre interlocuteur parle de la possibilité de prolonger leur mouvement de débrayage au-delà de cette date. " Notre prochain communiqué portera le titre de désobéissance civile ", a-t-il fait savoir. D'ailleurs c'est ce qu'a été décidé lors de notre réunion organisée aujourd'hui (hier NDLR) et qui a porté sur l'évaluation de la situation. Toujours sur le même ton, il s'interroge " A qui s'adresser, pour que nous revendications soient satisfaites ". Il ajoute que toutes les portes auxquelles ils ont frappé sont restées fermées, tout en évoquant les instances interpellées dont la direction de la fonction publique, le Ministère du travail, celui des finances et la tutelle. Fermant tous les canaux de dialogue, cette dernière, s'est contentée du même refrain, souligne le parte parole de SNTE. " Votre dossier ne fait partie des prérogatives de la direction de la fonction publique ". La répression des manifestants pacifiques dira-t-il en se référant au sit-in de la matinée, révèle un peu plus le mépris affiché par le département de Benbouzid à l'égard des travailleurs des corps communs. "On ne demande que nos droits rien d'autre ", proteste-il. Des droits qu'il résument en l'intégration des corps communs dans "travailleurs de l'éducation" conformément au décret exécutif 315/08, la révision de la classification des corps communs et de leurs salaires, l'augmentation de la prime de rendement à 40%, le droit à la formation continue, la révision des horaires, le droit à la retraite après 25 ans de service et une stricte délimitation des missions des ouvriers professionnels.