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Difficile mise en oeuvre de la reconstruction
USA-IRAK
Publié dans L'Expression le 22 - 05 - 2003

Washington éprouve moult difficultés à ordonner un retour à la normale dans ce pays.
Plus de quarante jours après la «libération» de l´Irak, les Américains ne semblent pas savoir où ils en sont, alors que «l´opposition» n´arrive toujours pas à se mettre d´accord sur un programme de direction.
L´un dans l´autre fait que la situation est plus que jamais confuse et que l´après-Saddam Hussein s´annonce plus laborieux que ne se l´imaginaient les stratèges américains. Justement l´administrateur en chef, l´Américain Paul Bremer, arrivé à Bagdad il y a quinze jours, et après avoir pris le «pouls» du pays, est arrivé à la conclusion qu´il fallait décidément y aller lentement, excluant même que la «conférence nationale» de personnalités irakiennes, plusieurs fois annoncée et autant de fois reportée, puisse se tenir dans le meilleur des cas avant le mois de juillet.
En vérité, le représentant du président Bush en Irak, outre d´avoir constaté les difficultés inhérentes à la remise au travail du pays, relève le fait du peu de représentativité de «l´opposition» suscitée naguère par les Etats-Unis dans le sillage de la préparation de la guerre contre le régime de Saddam Hussein. Ce qui fait dire à Paul Bremer, qui fait peu cas du «Conseil des sept» - anciens irakiens exilés, promus par l´ancien administrateur provisoire, le général à la retraite Jay Gerner - que «le groupe, que nous avons rencontré vendredi, n´est pas représentatif du peuple irakien. Nous allons élargir notre dialogue. Nous voulons un gouvernement représentatif du peuple irakien. Nous sommes dans ce processus». Il est patent que les Américains n´ont pas éliminé Saddam Hussein, pour remettre le pays à des dirigeants surgis du néant s´autoproclamant responsables du pays.
Evidemment l´ancienne opposition qui espérait occuper le fauteuil, encore chaud, laissé vacant par Saddam, ne voit pas les choses sous cet angle, se découvrant une envergure politique dont elle est loin de disposer.
Ainsi, le porte-parole du Congrès national irakien (CNI, d´Ahmed Chalabi), Entifadh Qanbar, de déclarer: «Il n´est pas du ressort des Américains de retarder la mise en place d´un gouvernement. C´est une question de souveraineté.» Affirmant, par ailleurs, «Nous sommes des alliés des Etats-Unis mais pas des laquais.» Une réaction «patriotique» qui vient un peu à contretemps. Si Paul Bremer est pessimiste, son pendant britannique, John Sawers, ne l´est pas moins, lui qui estime que les élections en Irak ne peuvent se tenir avant au moins deux ans. Quant aux prétentions du «Conseil des sept», il est catégorique affirmant: «Je n´ai rencontré aucun Irakien qui pense qu´un quelconque comité ad hoc peut être plus performant que la coalition», soulignant: «Nous n´allons pas donner le pouvoir à des personnalités qui se sont autoproclamées. Ces politiciens veulent légitimement gagner le soutien de la population, mais nous ne pouvons transférer le pouvoir qu´à un gouvernement irakien élu par le peuple.» Ce qui a le mérite de la clarté.
Dès lors, les choses ne sont pas aussi évidentes que les administrateurs américains pouvaient l´espérer. Après Jay Garner, qui s´est perdu dans les méandres de la mosaïque irakienne, Paul Bremer, son successeur, ne sait par quel bout prendre l´affaire et avec quel partenaire entamer le dialogue.
Ce qui fait dire à un expert au Lexington Institute de Washington, Loren Thompson, «On est près du fiasco. (...) Le contraste entre les efforts de reconstruction de l´Irak et l´éblouissante victoire militaire ne peut être plus flagrante». Englués dans leur victoire en Irak, les Etats-Unis tentent, par ailleurs, de rallier les membres du Conseil de sécurité à leur projet de résolution recommandant la levée des sanctions contre l´Irak.
Ce projet, qui n´accordait qu´un rôle symbolique à l´ONU, a été révisé dans le sens exigé notamment par la Russie et la France rétablissant quelque peu dans leurs prérogatives les Nations unies.
Cependant les débats, quoiqu´il y ait eu une éclaircie, promettent d´être ardus, d´autant plus que les Etats-Unis tiennent à conserver la haute main sur les affaires touchant à l´Irak.


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