«Les élections partielles ne pourront pas être dissociées du dialogue entre le gouvernement et les ârchs.» «Nous sommes convaincus qu'un dialogue sincère, objectif et patriotique est la seule manière de permettre le dénouement de cette crise.» C'est ainsi qu'a commenté M.Zerhouni, ministre de l'Intérieur, l'invitation solennelle au dialogue, lancée par le Président Bouteflika à l'adresse du mouvement des ârchs. Le ministre de l'Intérieur, qui s'exprimait à l'occasion de la conférence de presse, improvisée à la fin de la visite du Président dans la capitale des Hauts-Plateaux, s'est montré très peu prolixe sur cette question. Il a tenu néanmoins à préciser que les élections partielles, reportées plusieurs fois, ne pourront être dissociées du dialogue entre le gouvernement et les ârchs, ce qui constitue un changement important dans l'optique de l'actuel gouvernement. Rappelons que le ministre, contre vents et marées, a annoncé plusieurs dates pour les élections partielles en estimant que «toutes les conditions sont réunies pour la réussite de cette échéance». «Ce recul» constitue-t-il une preuve officielle de la bonne volonté du gouvernement d'amorcer «un dialogue sincère»? Est-elle l'une des conditions imposées par le mouvement des ârchs pour accepter le dialogue? Quelles mesures entreprendra l'Exécutif si les ârchs refusent de s'asseoir autour de la table du dialogue? «Dans ce cas-là, nous allons procéder à la réévaluation de la situation», le ministre n'en dira pas davantage, en insinuant qu'il est important d'éviter d'anticiper les choses. Contrairement à ses habitudes, ce dernier s'est montré très prudent, sachant pertinemment que la situation est très complexe et qu'une déclaration «démesurée» pourrait ébrécher le processus de dialogue.