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Sharon annule la trêve
FAISANT ASSASSINER UN LEADER DE HAMAS
Publié dans L'Expression le 23 - 08 - 2003

A la Suite de l'assassinat d'un leader islamiste, les mouvements Hamas et Jihad islamique ont décidé de rompre la trêve décrétée il y a près de deux mois.
L'assassinat par l'armée israélienne à Ghaza du leader islamiste, Ismail Abou Chanab, du mouvement Hamas, a été le dernier mauvais coup donné au processus de paix par le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon.
Cet assassinat ciblé, spécialité de l'armée israélienne, se voulait une réplique à l'attentat kamikaze contre un bus, mardi, à Jérusalem-Ouest, occasionnant la mort de 20 personnes, dont le kamikaze. En fait, les choses se sont altérées après les multiples provocations de l'armée d'occupation israélienne (arrestations de militants palestiniens, destruction de maisons de résistants recherchés, entraves de toutes sortes envers les Palestiniens), à l'ombre de la trêve décrétée par cinq mouvements de la résistance palestiniens dont le Fatah du président Arafat, le Hamas du Cheikh Ahmed Yassine et le Jihad islamique.
Alors que la résistance palestinienne respectait la trêve qu'elle a décrété unilatéralement, Israël, parallèlement à la persécution des Palestiniens à la destruction de leurs habitations, accélérait la construction du mur de l'apartheid qui empiète profondément sur les territoires palestiniens occupés.
C'est dire que Tel-Aviv à mis à profit ce répit de la trêve pour conforter son occupation des territoires palestiniens, ce qui va à l'encontre de son engagement dans le processus de paix défini par la «feuille de route», le plan international. C'est dire aussi, qu'Israël à tout fait pour rendre caduc le cessez-le-feu, auquel le gouvernement Sharon n'a jamais cru, comme la tentative d'assassinat en juillet dernier, d'Abdelaziz Al-Rantissi, porte-parole de Hamas, qui mit dangereusement en question la fragile trêve.
L'assassinat d'Ismaïl Abou Chanab, tué par un missile tiré sur sa voiture à partir d'un bombardier F16, venait quarante huit heures après l'action kamikaze du mardi, qui semblait vraiment venir fort à propos pour des Israéliens, en vérité peu empressés à mettre en oeuvre la «feuille de route». Cela, d'autant plus que le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, a saisi au vol l'occasion pour annuler tout contact avec les Palestiniens, de même que la rencontre prévue pour hier, avec son homologue palestinien, Mahmoud Abbas.
Dans une déclaration à la presse, le directeur général adjoint du ministère israélien des Affaires étrangères, avait indiqué «après l'attaque terroriste horrible de ce soir (mardi) et l'inaction des Palestiniens, M.Sharon a décidé de geler pour le moment tout contact avec les Palestiniens». Le moins qui puisse être relevé, est que cet attentat, non revendiqué, fait plutôt le jeu de Sharon et des extrémistes israéliens opposés à une application pleine et entière de la «feuille de route».
Ainsi, le transfert des villes palestiniennes de Kalkiliya et de Jéricho (Ariha), qui devait intervenir dans la nuit de mardi à mercredi, après de longues négociations, a-t-il été remis sine die. L'armée israélienne a même annoncé «le strict bouclage des territoires occupés ainsi qu'un blocus interne des villes palestiniennes en Cisjordanie, sauf pour les cas humanitaires».
Un euphémisme lorsque l'on sait que les villes palestiniennes réoccupées au début de l'Intifada, se trouvent depuis, sous un «strict bouclage» de l'armée d'occupation israélienne, laquelle affame tout un peuple, interdit le travail à des milliers de pères de famille.
Depuis hier, Ghaza est de nouveau coupée en deux par un barrage militaire, levé, il y a à peine quelques jours. Plus, dans l'hystérie qui gagna Israël, il se trouve des ministres israéliens, comme celui en charge des Infrastructures, Avigdor Lieberman, qui a la main haute sur les colonies de peuplement dans les territoires occupés, qui appellent quasi officiellement au meurtre du président Arafat déclarant: «Nous savons que les enquêtes sur tous les attentats mènent à la Mouqataâ, (le QG de Yasser Arafat) qu'il faut effacer avec tous ceux qui l'habitent.»
De fait, l'assassinat d'Ismaïl Abou Chanab participe de la liquidation de tous les leaders et interlocuteurs crédibles d'Israël. C'est dans ce contexte que les mouvements Hamas et Jihad islamique, ont dans un communiqué commun rendu public hier, annoncé la fin de la trêve, indiquant: «Nous annonçant aujourd'hui (hier vendredi) ensemble, que (le Premier ministre israélien Ariel) Sharon a assassiné la trêve et lui a asséné le coup de grâce en tuant le leader politique Ismaïl Abou Chanab hier (jeudi)». Le texte ajoute: «Nous imputons donc à l'ennemi sioniste l'entière responsabilité de la fin de la trêve ainsi que ses conséquences et l'escalade qui va en découler», précisant: «Nous estimons que l'administration américaine est responsable, car non seulement elle s'est tue face aux crimes sionistes, mais elle leur a offert une couverture politique».
Le communiqué appelle également «l'Autorité et le gouvernement palestiniens à mettre un terme à la politique de menaces contre les forces de la résistance, à refuser les pressions américaines et sionistes et à rejoindre le peuple palestinien dans la résistance».
Les observateurs n'ont pas manqué de relever une diminution notable des morts au cours des dernières semaines de trêve (moins de 17 décès par mois), quand ils se chiffraient, depuis le début de l'Intifada, à plus de cent morts par mois.
Et ce sont les Israéliens qui ont ouvert l'engrenage de la violence.


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