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Le nom du baron Zendjabil évoqué
SAISIE DE DROGUE A EL-BAYADH
Publié dans L'Expression le 04 - 01 - 2004

Les services de sécurité avaient réussi à déjouer une tentative d'embarquement de plus de 560 kg de kif.
Curieusement, les barons de la drogue font toujours preuve de pugnacité puisque, traqués au Nord, ils se rédéploient au Sud en empruntant les pistes qu'ils croient échapper au contrôle des services de sécurité. Mais le plus étonnant dans la saisie record de 30 q à El-Bayadh n'est pas l'importance de la quantité mais plutôt la méthode de transport de leur marchandise (la drogue chargée dans des semi-remorques empruntant les pistes du Sud) qui rappelle étrangement celles utilisées par un baron connu des ser-vices de sécurité, Ahmed Zendjabil, évanoui dans la nature depuis l'année 2000.
Il y a quelques jours, les ser-vices de sécurité avaient réussi à déjouer une tentative d'embarquement de plus de 560 kg de kif traité sur un bateau au port d'Oran. Cette prise supposait, dans l'absolu, un coup décisif porté aux réseaux internationaux de trafic de drogue. L'enquête avait permis d'établir l'existence d'un groupe spécialisé dans le trafic en direction de la Tunisie et de la Libye via les pistes du Sud. Parmi les membres du groupe démantelé par la police, figurent des individus originaires de la région de Oued Souf. Partant de là, et connaissant la proximité de cette région avec les frontières tunisiennes (la ville de Tozeur située à une poignée de kilomètres à l'est) et libyenne (la piste qui passe par Debdeb prend naissance des environs de Oued Souf), les observateurs n'excluent pas l'existence de liens entre les groupes qui ont porté leur choix sur les ports d'Espagne et de France (les groupes du Nord) et ceux qui ont leurs relais en Italie et en Turquie (les trafiquants du Sud).
Ce schéma d'intervention et de partage des zones d'influence paraît, de prime abord, élémentaire. Seulement, il faudrait remonter aux sources d'approvisionnement pour comprendre que les «quilles» qui tombent en Algérie ne sont, en fin de compte, que des relais des gros producteurs dans le Rif marocain qui, eux, négocient les approvisionnements avec les barons qui tiennent les grandes places d'Europe et qui se recrutent parmi la pègre en col blanc qui écume la Sicile, Marseille et sa région, le sud de l'Espagne et même certaines places de Rotterdam. Les trafiquants qui tombent dans les filets des services de sécurité, bien qu'ils aient une véritable mainmise sur le trafic en Algérie, ne sont que du menu fretin dans le commerce international de drogue. Ils interviennent à la commande, prélèvent une «dîme» et assurent un transport sans encombre de la marchandise jusqu'en Europe.
Du temps du terrorisme, ce rôle était parfois dévolu à certains émirs des frontières qui avaient établi des liens avec des trafiquants de drogue pour devenir l'«ange» gardien de tous les trafics moyennant, bien sûr, des cargaisons d'armes, du matériel miliaire acheté auprès de trafiquants d'armes qui avaient sur les bras des stocks qu'ils n'arrivaient pas à écouler en Bosnie-Herzégovine après la fin du conflit dans ce pays ou encore par la prise en charge des terroristes exfiltrés vers l'Europe. Zendjabil, soupçonné d'être derrière le réseau en cours de démantèlement par la gendarmerie à El-Bayadh, avait un rôle important dans la toile du trafic international de drogue (kif traité).
Ce dernier, qui avait de puissants soutiens dans l'administration publique durant les années quatre-vingt-dix, ferait, selon bon nombre de sources, l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par Interpol. Lorsque l'affaire des 6 q de drogue saisis à Oran avait éclaté en l'an 2000, la presse avait, à l'époque, publié le fac-similé d'une recommandation établie par un haut responsable de l'époque, auprès des services consulaires d'Espagne, pour l'obtention d'un visa. Ce scandale n'était pas le seul qui avait éclaté à l'époque, puisque des complices bien installés dans la hiérarchie de l'Etat avaient averti Zendjabil de l'imminence de son arrestation, ce qui lui avait permis de fuir les services de sécurité venus le cueillir dans sa maison à la périphérie d'Oran et de s'évaporer depuis. Sa résurrection à El-Bayadh pourrait signifier beaucoup de choses pour les observateurs. Si la première est que cet individu continue de bénéficier de protection, qui lui a permis de ne pas être inquiété outre mesure et de continuer à contrôler ses réseaux, la deuxième, toujours selon les supputations des observateurs, est que les forces qui lui ont permis de rester à l'abri jusque-là ont repris des points dans les rapports qu'ils entretiennent avec l'axe positif des rouages de l'Etat. Simples supputations ou amère réalité des choses?
Cela, l'avenir nous le dira, mais le fait que le nom de Zendjabil soit associé à une nouvelle affaire de saisie de drogue pousse même les plus sceptiques à se poser des questions.


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