Il serait difficile, voire même suicidaire de quitter des gisements de pétrole en ces moments de crise mondiale. Après l'attaque terroriste d'In Amenas, le groupe pétrolier américain Anadarko affirme sa volonté de poursuivre de ses activités pétrolières en Algérie. Le président directeur général de cette compagnie pétrolière américaine, Al Walker, a affirmé avant hier, que sa société restait engagée en Algérie en partenariat avec Sonatrach. «Nous demeurons engagés en Algérie et dans notre partenariat avec Sonatrach et dans nos activités là-bas», a déclaré M.Walker dans une conférence-call avec des investisseurs. «Tel que, je suis sûr, vous pourriez vous attendre, nous avons pris les mesures appropriées avec Sonatrach et le gouvernement algérien pour renforcer la sécurité des travailleurs et des installations», a poursuivi le patron d'Anadarko, cité par le portail de la bourse électronique américaine Nasdaq. Concernant le gisement d'El Merk, où Anadarko est en association avec Sonatrach, «les volumes de ventes devraient augmenter de façon constante tout au long de l'année 2013», a-t-il souligné. Le gisement d'El Merk est l'une des grandes découvertes réalisées par cette association avec des réserves de 1,2 milliard de barils devant être produits à partir de ce gisement et un investissement de départ d'environ 3,5 milliards de dollars. Il faut dire qu'il serait difficile voire même suicidaire de quitter des gisements de pétrole en ces moments de crise mondiale. Il convient de souligner dans ce sens que la compagnie britannique BP, la norvégienne Statoil et la japonaise JGC, la société multinationale de services pétroliers Schlumberger Europe et Afrique et le groupe énergétique espagnol Gas Natural Fenosa ont réaffirmé leurs engagements à continuer de travailler en Algérie en dépit de la récente prise d'otages dans le complexe gazier d'In Amenas. Le niveau de la production de gaz avant l'attaque était de 24 millions de m3/jour, générant un revenu moyen journalier de 14 millions de dollars. La production gazière de ce site représentait 10% de la production nationale. Pour rappel, le contrat de type partage de production relatif au développement et à l'exploitation du condensat, des GPL et du gaz naturel issus des gisements de la région d'In Amenas, a été conclu entre Sonatrach et la compagnie britannique BP en 1998. La compagnie norvégienne Statoil a rejoint l'association «Sonatrach/BP» opérant dans le périmètre d'In Amenas, suite à la signature en 2004 d'un avenant au contrat d'association, ayant pour objet la cession par BP à Statoil de 50% de ses droits et obligations dans ce contrat. Le périmètre contractuel d'In Amenas est situé à 1300 km d'Alger, au niveau du bassin d'Illizi, et comprend quatre gisements, dont un en phase d'exploitation à Tiguentourine et trois autres en phase de développement au niveau de Hassi Farida, Hassi Ouan Abéchou et Ouan Tardert.