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Connivence Occident-terrorisme?
Publié dans L'Expression le 27 - 02 - 2014


Comment ne pas se poser la question face à l'essor que connaît le «jihadisme» à travers le monde et singulièrement dans les régions arabes (Maghreb et Moyen-Orient). Ce que l'on peut noter est que, peu ou prou, là où se développe et progresse la contestation islamiste, les «affaires» de l'Occident fructifient. Nombre de puissances occidentales en mal de repositionnement stratégique ont trouvé dans les «Révolutions» arabes, suscitées ou «assistées» le moyen de revenir au-devant de la scène politique internationale, à l'instar de la France. Ainsi, lesdits «Printemps arabes» ont vu l'émergence de troupes «jihadistes» qui sèment la terreur et la division. On peut aussi s'interroger sur cette singularité qui fait que les terroristes et, particulièrement Al Qaîda, qui sèment l'horreur dans les pays arabes ne s'attaquent pas à cet Occident qui n'en finit pas de nous donner des leçons de tout ordre? Il y eut même cet épisode surréaliste, l'année dernière, qui a vu Israël et les «jihadistes» combattre côte à côte, (façon de dire), l'armée syrienne dans le Golan syrien occupé. Ce n'est pas la seule anomalie qui a été relevée dans le comportement singulier, autant d'Al Qaîda envers l'Occident, que celui de l'Occident envers le «jihadisme» dont les sponsors sont connus, qui ont servi de base arrière à l'invasion, en mars 2003, de l'Irak par l'armada américano-britannique. En effet, le Qatar et l'Arabie Saoudite, notamment cette dernière, ont joué un grand rôle dans l'avènement du terrorisme islamiste; ce sont également eux qui ont fortement aidé les Etats-Unis à (re)prendre pied au Moyen-Orient et portent à bout de bras la rébellion contre le régime syrien. Reste à savoir qui est le dupe de qui! Or, cette manière de faire et/ou de voir les choses n'a pas manqué d'avoir des répercussions négatives, notamment sur l'Europe, très engagée sur le champ de bataille moyen-oriental. Ainsi, l'Union européenne qui s'est fortement investie aux côtés des Etats-Unis dans la «reconquête» de l'Orient et, accessoirement, veillé à avoir sa part de partage du «butin» moyen-oriental - cette région renferme près des deux-tiers des réserves mondiales de pétrole et de gaz qui excitent toutes les envies, d'où l'importance de faire tomber le dernier bastion de la résistance que constituerait la Syrie - s'inquiète soudain du fait que près de 2000 Européens aient rejoint en 2012-2013 les «jihadistes» et combattent dans les rangs d'Al Qaîda. Certains de ces Européens, aux dires des médias européens, ont même participé à des actions kamikazes en Syrie. Ainsi, la police britannique avait-elle annoncé mardi dernier l'arrestation, à Birmingham, de trois hommes et une femme soupçonnés de «délits de terrorisme liés à la Syrie». La Grande-Bretagne et d'autres pays européens qui aident de toutes les manières - y compris par la formation des rebelles - la rébellion contre un Etat souverain, ne veulent pas de terroristes sur leurs territoires, surtout lorsque ces terroristes sont leurs propres ressortissants. Le chef terroriste, un homme de 45 ans, arrêté en Grande-Bretagne, est un Britannique qui a été détenu à Guantanamo, la sinistre prison américaine. D'autres «jihadistes» européens de retour de Syrie ont été arrêtés en Belgique et en France. Combien d'Occidentaux se trouvent en Syrie? Les chiffres fluctuent entre 2000 et 5000. Un retour de manivelle inattendu qui, outre qu'il fait mal, n'a jamais été pris en compte par les maîtres d'oeuvre de la fragilisation du Monde arabe par l'instrumentalisation dudit «Printemps arabe». Désormais, le ver est dans le fruit. L'Occident en ouvrant la boîte de Pandore savait sans doute ce qu'il faisait, même s'il n'en a pas mesuré les conséquences. Cela confirme surtout qu'il n'y eut jamais de «Révolution» dans les pays dudit «Printemps arabe» mais des tentatives, voire des actes de subversion contre certains pays pour y placer des régimes plus conciliants quant aux intérêts occidentaux. En fait, ce qui importait avant toute chose à Washington, est d'avoir la haute main sur ce qui reste vital pour les Etats-Unis: le contrôle de la production énergétique moyen-orientale et ses corollaires. Les Etats-Unis étaient prêts à y mettre le prix, tant en suscitant la guerre dans cette région, que par le morcellement du Monde arabe en une multitude de petits Etats confessionnels et tribaux. Le plus condamnable est que des pays arabes autocratiques, les y aident puissamment. Mais faut-il s'en étonner quand on sait que les dictatures arabes n'ont pu survivre et prospérer que grâce à un Occident pas du tout troublé de s'allier au terrorisme international, qu'il prétend combattre par ailleurs. Alors, y a-t-il connivence entre l'Occident et Al Qaîda pour maintenir le Monde arabe en sujétion? En vérité, tout le laisse croire, en particulier la manière avec laquelle est pris en charge le dossier palestinien.

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