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La production locale est plus rentable
LES IMPORTATIONS À TOUT VENT SONT-ELLES NECESSAIRES?
Publié dans L'Expression le 25 - 12 - 2014


Importer l'essentiel...
Les transferts de matières premières et d'intrants restent nécessaires.
Avons-nous vraiment besoin d'importer quel-que 60 milliards de dollars? C'est à partir de cette question, somme toute connue et rabâchée par tous, notamment depuis que le choc pétrolier «menace de ricocher négativement» sur l'économie algérienne, que le porte-parole de l'Union générale des commerçants et des artisans algériens (Ugcca), en la personne de Hadj Tahar Boulenouar, que le débat sur les importations algériennes a été lancé hier matin au siège de cette union à Belouizdad (Alger).
Boulenouar s'interrogeait sur les moyens possibles d'endiguer les importations non «productives», hormis «les matières premières ou les intrants de la mécanisation de l'outil agricole» par exemple. Selon lui, les importations ne doivent en aucun cas freiner la production nationale dans tous les domaines. Ainsi, a-t-il prévenu, la moitié d'une tonne produite localement est «dix fois plus rentable pour le pays tout en créant nombre d'emplois» que l'autre moitié importée.
Ce premier «choc pétrolier» que subit indirectement le pays «ne doit céder en aucun cas à la panique», a estimé pour sa part l'ingénieur agronome et néanmoins expert en développement, Akli Moussouni. Il est plutôt recommandé d'en «tirer des leçons». Il faut réfléchir comment transformer une chose «négative» en terme «positif» a-t-il dit, en faisant remarquer que c'est là «une occasion historique pour produire plus». Il soulignera dans son intervention que pendant le second plan quinquennal 2015-2019, «L'Algérie aurait déjà importé 26 à 30% du total effectué par les pays méditerranéens» et d'ajouter que «l'Algérie se trouve être le pays le plus dépendant en Afrique en matière de sécurité alimentaire en important 11 milliards de dollars sur les 33 milliards importés par l'ensemble des pays africains». Il a cité, à titre d'exemple, la Tunisie qui importe «seulement 20% de ses besoins et produit les 80% restant» à «contrario» avec l'Algérie considérée, selon lui comme «le pays le plus fragile dans le monde».
Moussouni regrettera que si l'importation alimentaire s'élève à 11 milliards de dollars, celle des équipements n'atteint «hélas» que 0,5 milliard de dollars soit moins de 0,5% de ce montant. Il a rappelé que la facture alimentaire a augmenté de 560 millions de dollars entre 2000 et 2007 pour atteindre 800 millions de dollars de 2007 à 2013. Evoquant les accords bilatéraux et notamment l'accord d'association avec l'Union européenne (UE) qui court jusqu'en 2017, après avoir été déjà reporté en 2012, il a déploré la non-exploitation de ces «deals» dont l'intérêt devrait être partagé selon la formule «gagnant-gagnant».
L'expert a pointé du doigt l'économie nationale qui dépend du «budget de l'Etat et non de la production». Il a par ailleurs estimé nécessaire un fonctionnement du ministère de l'Agriculture autour d'observatoires divers représentant différents produits afin de sauvegarder et encourager la production...A son sens, il est souhaitable de «bannir la terminologie de «climat des affaires» pour aboutir à la «locomotive de production».
Revenant sur les prévisions des pouvoirs publics «non réalisées», Boulenouar a rappelé que «30% à peine des promesses de l'Etat ont été réalisées à ce jour. Il a cité pour illustration la promesse de créer de nouveaux marchés de gros et autres de détail inscrits dans le plan quinquennal 2010/2014. Il n'a pas manqué de dénoncer les chiffres «théoriques» officiels qui, «si réels sont-ils, nous sommes sortis du danger de la sécurité alimentaire».
A son avis, «il faut une vision stratégique et une planification réaliste accompagnée de mécanismes de développement forts».


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