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La bipartite fixée aux 22 et 23 septembre
ALORS QUE DES DIVERGENCES PERSISTENT ENTRE LE GOUVERNEMENT ET L'UGTA
Publié dans L'Expression le 30 - 08 - 2004

La seule chance de prévenir une grève nationale est un consensus de dernière minute entre Ouyahia et Sidi-Saïd.
Contrairement aux déclarations rassurantes faites jusque-là à propos des groupes de travail mixtes gouvernement-Ugta, aucun accord n'a pu être trouvé à propos de la proposition de loi sur la Fonction publique ainsi que sur le fameux article 87-bis de la loi 90-11.
Ainsi, la commission chargée de ce dossier, mise en place à la suite de la rencontre bipartite de l'année passée, devra-t-elle entamer des séances de travail marathoniennes jusqu'à mercredi prochain.
Des sources proches de la Centrale, très au fait de ces questions, nous indiquent que «la date de ce mercredi 1er septembre a été fixée comme délai butoir pour le dépôt de l'ensemble des rapports sur le bureau du chef du gouvernement, ainsi que celui du secrétaire général de l'Ugta».
Nos sources, cependant, précisent que «les négociations, qui n'ont pas cessé de piétiner, ne trouveront jamais de consensus à temps». C'est pourquoi «des réserves seront émises aux niveaux des rapports concernant, d'un côté la proposition de loi émise par l'Ugta relative au statut de la Fonction publique, et de l'autre l'article 87-bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail, dont l'abrogation permettrait de revoir nettement à la hausse les différentes augmentations du Snmg». (Salaire national minimum garanti).
Nos sources, qui soulignent ironiquement que «tout ce qui a été dit et écrit jusqu'à présent est surtout destiné à la consommation interne», précisent, comme nous l'avions déjà suggéré dans une précédente édition, que «les points de désaccord doivent impérativement être traités directement lors de la bipartite dont la date, sauf changement de dernière minute, a été fixée pour les 22 et 23 septembre prochain».
Il appartiendra donc à Ahmed Ouyahia et Abdelmadjid Sidi-Saïd de chercher un terrain d'entente sur ces points, tellement épineux, mais aussi sur la menace de grève du secteur de l'agroalimentaire de base afin que la rentrée sociale se fasse dans une relative sérénité, et qu'il ne soit pas question de menace de grève à l'échelle nationale.
L'éventualité, quoique peu probable, n'est pas tout à fait dénuée de fondements. Que l'on en juge. La puissante fédération agroalimentaire, sous la conduite de Kamel Benabbou, multiplie les sorties médiatiques dans lesquelles elle laisse clairement planer la menace d'aller vers un débrayage national ainsi que des marches.
Les secteurs concernés sont extrêmement stratégiques. Il s'agit notamment des Eriad ainsi que des unités de production de lait et d'huile. La menace ne pèserait rien moins que sur les aliments de base de l'Algérien moyen.
Dans le même temps, la fièvre semble monter d'un cran au sein de certaines unités Sonatrach basées au sud du pays. L'Ugta, qui trouve beaucoup de mal à calmer ses troupes, devra, nous disent des cadres de cette union, apporter des acquis concrets avant de pouvoir parler réellement de paix sociale.
En attendant les concessions salariales...
Il est vrai que les choses avaient commencé à dégénérer depuis de nombreux mois entre le gouvernement et son partenaire social.
Si les pouvoirs publics ont, en effet, accepté de lâcher du lest sur presque toutes les questions, tant controversées, mais aussi la revalorisation du Snmg (Salaire national minimum garanti), mais a continué à défendre avec un suspect acharnement ses quelques «menus» amendements introduits à la proposition d'un statut général de la Fonction publique, tel qu'élaboré par l'Ugta.
La proposition de loi élaborée par l'Ugta, comportant pas moins de 120 articles, a été contrée par une série d'amendements formulés par les représentants des pouvoirs publics.
Sans y aller par quatre chemins, les représentants des travailleurs qualifient la démarche de «licenciements massifs déguisés, destinés à toucher le tiers du personnel de la Fonction publique, à savoir près d'un demi-million de personnes».
Très insidieuse, la démarche suivie par la direction de la Fonction publique indique, dans le chapitre consacré aux «relations de travail», dans son article 21 que «les emplois permanents correspondant à des activités de soutien logistique et de service au sein des administrations centrales, des services déconcentrés et des établissements publics sont soumis au régime de la contractualisation».
La proposition, que la Centrale rejette dans le fond et dans la forme, rejoignant l'esprit du volumineux rapport Sbih, comportant pas moins de 649 pages, cherche à exclure des avantages liés à la Fonction publique l'ensemble des travailleurs exerçant dans les champs d'exécution et de maîtrise. Sbih, dans son rapport, évoque aussi bien la pléthore d'emplois au sein de la Fonction publique, que la main-d'oeuvre souvent sous-qualifiée.
L'approche, tout à fait nouvelle qu'il se propose d'adopter, que le président semble avoir fait sienne, si l'on en croit le contenu du programme gouvernemental, se propose d'aller vers une régionalisation dont les contours ne sont pas encore clairement définis.
Une refondation globale de l'Etat, avec un nombre effrayant d'emplois à supprimer serait inscrite à l'agenda du gouvernement, lequel s'interdit d'en parler pour le moment, afin de ne pas échauffer les esprits.
Mais le fait même que les pouvoirs publics continuent de refuser la permanisation de centaines de milliers d'agents trahit clairement leurs objectifs visant à aller vers une compression lorsque les conditions «sociales» et «politiques» seront enfin réunies.
Un pacte social pour tout... taire
Le consensus est dès lors on ne peut plus dur à trouver. C'est pourquoi «il n'est pas exclu, comme nous l'indiquent encore des sources, que le dossier de la Fonction publique, qui n'en est pas à son premier report, soit de nouveau mis sous le boisseau en attendant des jours meilleurs». Des indices de taille concourent à accréditer cette thèse.
Le président Bouteflika, qui reprend les choses en main, et qui, désormais veut garder un oeil vigilant sur tous les dossiers importants du moment, ne peut raisonnablement mettre en chantier sa fameuse «réconciliation nationale» de laquelle personne n'est exclu, et faire face, dans le même temps à une rentrée sociale explosive. C'est dans ce cadre précis, au reste, que le fameux pacte social, maintes fois évoqué, doit obligatoirement prendre forme dans les prochains mois. L'accord en question, qui scellera une «trêve sociale» pouvant être égale en durée avec le mandat présidentiel.
Ce pacte, impliquant un nombre important de concessions de la part des pouvoirs publics, notamment des aides au secteur public ainsi que des hausses de salaires, a été rendu public grâce notamment à la très conséquente enveloppe quinquennale de 50 milliards de dollars portant plan d'aide à la relance économique, second du nom.


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