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Poutine et Erdogan promettent une "difficile" réconciliation
RUSSIE - TURQUIE
Publié dans L'Expression le 11 - 08 - 2016


Une réconciliation difficile
Lors de leur conférence de presse commune mardi dernier, ils ont évité d'insister sur les sujets qui fâchent, et notamment leurs désaccords sur la Syrie.
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont promis de s'atteler à la tâche «difficile» de recoller les morceaux, lors de leur première rencontre après des mois d'une crise provoquée par la destruction d'un bombardier russe par l'armée turque. Un mois après leur réconciliation permise par les «regrets» exprimés par le président turc, les deux chefs d'Etat, hommes forts dans leur pays et aux relations tendues avec les Occidentaux, se sont encore rapprochés à l'occasion du putsch manqué du 15 juillet, suivi de purges sans précédent que Moscou s'est gardé de critiquer.
Lors de leur conférence de presse commune mardi, ils ont évité d'insister sur les sujets qui fâchent, et notamment leurs désaccords sur la Syrie, pour se concentrer sur leur priorité: rétablir des échanges économiques plombés par près de neuf mois de brouille. Le président russe a assuré que la rencontre, dans le somptueux palais Konstantinovski, à 15 km au sud de Saint-Pétersbourg, avait été «constructive» et «franche». «Nous avons traversé une période très difficile dans nos relations et nous voudrions, et nous sentons que nos amis aussi le voudraient, la surmonter», a estimé M. Poutine, assurant que ce rapprochement n'était pas dicté uniquement par le «pragmatisme» mais par les «intérêts des peuples».Il a cependant prévenu qu'il faudrait «un travail difficile à faire pour réanimer la coopération économique et commerciale». Il s'agit de la première visite à l'étranger du chef de l'Etat turc depuis le putsch manqué du 15 juillet, suivi de purges très critiquées par les Occidentaux dont les relations avec la Turquie se sont considérablement tendues. Vladimir Poutine a été l'un des premiers responsables étrangers de premier plan à appeler au téléphone M. Erdogan pour condamner ce coup de force et, sans surprise, il n'a pas eu les mêmes états d'âme que les dirigeants européens face aux répressions en cours. Mardi dernier, M. Poutine a réaffirmé que la Russie était «catégoriquement opposée à toute tentative d'agir de manière inconstitutionnelle». Pour sa part, M. Erdogan qui avait annoncé se rendre en Russie pour «un départ à zéro» avec son homologue russe, a remercié de manière appuyée son «ami» Vladimir Poutine avec qui il partage désormais ses critiques véhémentes de Washington. Ce coup d'Etat manqué, dont Ankara accuse le prédicateur Fethullah Gülen qui s'est exilé aux Etats-Unis d'être l'organisateur, a en revanche envenimé les relations turco-américaines. «Si Gülen n'est pas extradé (en Turquie), les Etats-Unis sacrifieront les relations (bilatérales) à cause de ce terroriste», a prévenu mardi le ministre turc de la Justice, Bekir Bozdag. La porte-parole du département d'Etat Elizabeth Trudeau a dénoncé mardi dernier à Washington une «sorte de théorie du complot, une rhétorique incendiaire absolument inutile».Ankara a envoyé de nombreux éléments aux Etats-Unis pour le dossier d'extradition, que Washington ne semble pas pressé de traiter, invoquant la nécessité d'avoir des «preuves» juridiques.
Après avoir levé les sanctions dans le secteur touristique, crucial pour la Turquie très affectée par la désertion des Russes, Moscou et Ankara ont réanimé mardi le projet de gazoduc TurkStream, même s'il sera limité au marché turc et non destiné pour l'instant au marché européen faute des «garanties» voulues par M. Poutine de Bruxelles. TurkStream «sera réalisé le plus vite possible», a assuré M. Erdogan, tandis que le chantier de la centrale nucléaire d'Akkuyu, de conception russe, aura désormais un «caractère stratégique». Lors d'une rencontre avec des acteurs du monde économique, le président russe a cependant insisté sur le fait que le rétablissement des relations commerciales se ferait «par étapes». Aucun contrat ferme n'a été signé mardi dernier et l'embargo russe imposé sur certains fruits et légumes turcs reste en place bien qu'une possible levée d'ici à la fin de l'année ait été évoquée par des responsables russes. Le ministre de l'Economie Alexeï Oulioukaïev a prévenu que rétablir le niveau des échanges commerciaux pourrait prendre jusqu'à deux ans. Sur l'épineux dossier syrien, les deux dirigeants ont décidé de rester discrets en public. Moscou reste un allié du régime du président syrien Bachar al-Assad, alors que le chef de l'Etat turc insiste toujours sur son départ du pouvoir.»Nos points de vue sur le problème syrien ne coïncident toujours pas (...), mais nous avons un objectif commun, celui de régler la crise syrienne (...). Et nous allons chercher une solution commune acceptable pour tout le monde», a expliqué M.Poutine.


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