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Un manifeste contre le colonialisme
EN HOMMAGE À ALI BOUMENDJEL
Publié dans L'Expression le 23 - 03 - 2017

Boumendjel était l'adepte, voire le militant même de l'Union démocratique des amis du manifeste
Comme à l'accoutumée, le forum de la mémoire initié par l'association «Machaâl El chahid» aborde des questions relevant de l'histoire du mouvement national et de la guerre de libération.
L'hôte de choix cette fois-ci est l'avocat de marque le martyre Ali Boumendjel. Les générations post-indépendance ne connaissent pas beaucoup cet homme aux convictions inébranlables et à l'engagement avéré. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui même les gens de la corporation, c'est-à-dire les avocats, ne sont pas venus nombreux pour assister au débat réservé à leur aîné et son rôle pendant la guerre de libération.
Il y a de cela 61 ans maintenant que l'avocat Ali Boumendjel a été assassiné. cet assassinat a été pendant longtemps couvert d'impostures et de couleuvres créés à l'emporte-pièce par l'armée coloniale française et ses politiques.
La conférence a vu la participation de Maître Hadj Hamou le doyen des avocats, ex-membre du Collectif des avocats du FLN et ex-ministre de surcroît juste après l'indépendance du pays, mais l'animation à été réservée à Mme Benbraham Fatma Zohra et M.Amer Rkhila. Axant l'intervention sur le contexte dans lequel Ali Boumendjel a été assassiné, selon l'oratrice, Boumendjel n'a pas eu une part de couverture médiatique et historique digne de «sa grandeur en sa qualité d'avocat et de militant qui a consacré sa profession et sa vie pour la patrie et son indépendance», précise Benbraham en affichant une attitude peu prudente envers les responsables de cette entreprise qui consiste à occulter l'oeuvre et la mémoire des héros de la Révolution nationale. L'affaire Boumendjel n'a pris un sérieux tournant pour faire éclater la vérité en plein jour qu' «en 2000 et 2001, après les déclarations fracassantes faites par Aussaresse, qui a mis fin aux spéculations et aux séries de mensonges qui avaient entouré la mort de Ali Boumendjel», déclare Benbraham. L'aveu de Aussaresse, qui était commandant pendant cette période, coupe court avec «les sornettes» des officiels de la France coloniale de cette époque. On faisait tout pour faire croire «à l'opinion française et au monde que l'avocat Ali Boumendjel s'est suicidé, pour vider l'affaire de sa substance politique et se laver les mains de son assassinat», indique-t-elle.
Ali Boumendjel était connu par les autorités coloniales comme étant une personnalité très convoitée par les responsables politiques dans l'administration coloniale. Pour ainsi dire, c'était un homme doté d'un carnet d'adresses très étoffé et de par cette relation et les liens qu'avait noués Boumendjel, les services de police et ceux de l'armée coloniale ne pouvaient pas se permettre le luxe de l'arrêter et lui faire subir les supplices et après le présenter à la justice.Cela ne fera pas les bonnes affaires de ces services en charge de la torture et de l'assassinat. C'est ce qui ressort de l'intervention de Mme Benbraham qui souligne que «l'armée coloniale française et à sa tête les généraux Bigeard et Massu, ont mené une série de tortures contre Ali Boumendjel jusqu'à ce qu'il devienne comme une loque humaine, et après ils l'ont assassiné». Et d'ajouter que «de là, ils ont cultivé le mystère autour de sa mort l'entourant de mensonges purs et simples», mentionne-t-elle.
Boumendjel était l'adepte, voire militant même de l'Union démocratique des amis du manifeste (Udma), un parti qui a été créé par Ferhat Abbas en 1946, mais il regagne le Front de libération nationale en 1956 et il sera chargé par Abane Ramdane de créer un collectif des avocats du FLN qui se chargera de défendre les militants et les combattants algériens. Il a su allier militance et éthique, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan professionnel. C'est cette démarche à lui qui a attiré bon nombre d'hommes politique français et d'avoir de l'estime au sein de l'opinion et les intellectuels français de l'époque. D'ailleurs le second intervenant, M.Amer Rkhila, considère que: «l'assassinat de Ali Boumendjel par l'armée française, consacre l'idée du sacrifice que l'avocat algérien l'avait exprimé sans ambages pour que le pays puisse retrouver le chemin de la liberté et de l'indépendance», martèle-t-il.
De 1919 au 23 mars 1957, Ali Boumendjel n'a fait que ce qu'ils ont fait ses aïeuls jaloux de leur indépendance et épris du sens de la résistance contre l'occupant étranger. C'est de cet abreuvoir que Boumendjel avait étanché sa soif pour la liberté et pour la dignité.


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