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Bouteflika «entre» en campagne
AMNISTIE GENERALE
Publié dans L'Expression le 04 - 05 - 2005

Ahmed Ben Bella serait l'homme sur lequel repose la promotion du projet présidentiel.
C'est hier, au pays de Sidi Boumediène, en compagnie d'Ahmed Ben Bella, que le président de la République a décidé, bien qu'officieusement, de lancer sa campagne pour l'amnistie générale- le projet politique qu'il avait annoncé, à Alger, le 31 octobre 2004, à la veille de la célébration du cinquantenaire de la Révolution algérienne.
Ainsi le chef de l'Etat donne le «coup de starter» de la campagne à travers un geste d'une évidente symbolique quant à la réapproriation par l'Algérie de son histoire immédiate. Acte essentiel de la réconciliation nationale, le chef de l'Etat a décerné au premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, le doctorat honoris causa par toutes les universités d'Algérie.
Cette distinction honorifique intervient quelques semaines après la suppression du 19 Juin du calendrier des fêtes nationales.
Attribué par un jury universitaire constitué des recteurs des universités d'Alger, de Batna et d'Adrar, lors d'une cérémonie solennelle présidée par le président de la République à la bibliothèque centrale de l'université Abou Bakr Belkaïd, cette distinction marque la volonté du chef de l'Etat de donner à la démarche de réconciliation nationale une dimension historique, puisque, le titre a été attribué à Ben Bella, en hommage à son passé de militant de la cause nationale, son parcours de combattant et pour les services rendus à la nation. «Vous avez été retenu, M.le président, pour toutes les qualités qui font de vous l'exemple vivant de l'inflexible combattant, du moudjahid farouche et du responsable qui n'hésite pas à sacrifier ce qu'il a de plus précieux pour le bonheur de la société», a d'ailleurs souligné le chef de l'Etat dans une allocution, précédant la cérémonie.
«Le peuple est souverain»
Le président de la République est revenu sur le parcours de l'homme, «jalonné de hauts faits et de sacrifices». Abordant les différentes étapes historiques dont Ben Bella a été témoin, le chef de l'Etat a fortement insisté sur la démarche de concorde civile, relevant que «l'histoire retiendra (la) position positive et encourageante vis-à-vis de la concorde civile et de la réconciliation nationale» de l'ancien président de la République, tout en soulignant que la réconciliation nationale est «le seul moyen à même de panser les blessures». Et au chef de l'Etat de lancer à l'adresse de Ben Bella: «Votre soutien absolu et spontané à la réconciliation nationale émane de votre conviction que l'Algérie n'a d'autre choix que de vivre dans la paix globale et la pleine quiétude.» Hier à Tlemcen, l'ambiance était à la réconciliation de l'Algérie avec elle-même, au sens où une injustice à l'adresse d'un historique de la révolution a été définitivement réparée. Et le fait que Ben Bella, du haut de ses 90 ans, ait accepté, ce qui pourrait s'apparenter à des excuses de la République au tort qui lui a été causé, donne toute sa dimension à la démarche du président de la République qui donne, à travers la cérémonie d'hier, un message à la société sur la nécessité d'aller vers une réconciliation nationale qui va au-delà du strict aspect sécuritaire.
Cela dit, le déplacement de Bouteflika à Tlemcen a été précédé quelques heures auparavant par une allocution qu'il a donnée à Alger, à l'occasion de la sixième semaine nationale du Saint Coran. Il y a déclaré, dans un discours vigoureux, son intention de soumettre le projet de l'amnistie générale par voie référendaire, au peuple, «le seul à pouvoir entériner ou rejeter la mouture proposée», sans pour autant avancer une date précise sur l'organisation de la consultation qui domine depuis quelques semaines l'actualité nationale. Façon bien à lui d'entretenir le suspense et de tenir en haleine, «ceux» qui «spéculent» depuis quelques mois déjà sur la tenue «imminente» du référendum. Tandis que rien ne laissait, ces jours-ci, présager d'une telle accélération des événements, depuis notamment la crise «organique» qui secoue la Commission nationale de l'amnistie générale (Cnac), l'instance qui a été, dit-on, installée et chargée par les hautes sphères de l'Etat, de soutenir et de défendre le projet présidentiel, le chef de l'Etat, de fait, force le pas et prend, semble-t-il, tout le monde de court.
Sa visite à Tlemcen, officiellement inscrite dans le cadre de la remise par les universités nationales du titre d' «honoris causa» à l'ancien et premier président algérien, prend néanmoins et du coup, l'allure d'une véritable campagne qui ne dit pas, pour le moment, son nom.
D'autant plus qu'elle intervient au lendemain du remaniement gouvernemental duquel Bouteflika entend passer à la vitesse supérieure dans la réalisation de ses grands projets dont, en tête, celui de l'amnistie générale.
La virée présidentielle à l'ouest du pays revêt également un caractère politique assez particulier pour la simple raison que celle-ci est la première du genre depuis la réélection de M.Bouteflika à la tête de l'Etat, l'année précédente. Friand de bains de foule et de démonstrations populaires non moins spectaculaires, M.Bouteflika, comme à son habitude, ne s'est pas fait prier pour arpenter, sous les airs mélodieux de la zorna et les éclats fracassants du baroud, les principales ruelles de la ville des Zianides le long desquelles une foule compacte s'est agglutinée.
Comme le prescrivent les usages protocolaires, le président a été accueilli à son arrivée par les autorités locales et militaires mais aussi par Ahmed Ben Bella à qui Bouteflika a donné une longue accolade qui en dit long sur les velléités politiques du chef de l'Etat.
L'allié de taille
L'ancien président, rappelle-t-on, avait, à plusieurs reprises, soutenu publiquement l'initiative présidentielle. Il se trouve également qu'il est le président, à titre honorifique, de la Cnac, en proie à un malaise interne au sujet notamment, de la place et l'influence de Ben Bella à l'intérieur de cet organisme. Serait-il, si l'on se fie à l'estime que lui porte particulièrement le chef de l'Etat, investi dans la campagne pour l'amnistie générale? Les jours prochains nous le diront... Ce sont là, donc, quelques éléments qui accréditent quelque peu la mise en route imminente de cette démarche, considérée par plusieurs analystes et commentateurs politiques comme la cheville ouvrière de la politique de la réconciliation nationale si ce n'est pas au bout du compte, son parachèvement final.
Face aux participants au séminaire sur le Coran à Alger, Bouteflika a usé d'un ton ferme et rigoureux pour réaffirmer «sa volonté d'instaurer un Etat bâti sur la culture du pardon, du dialogue et sur la stabilité...».
Pour sa première sortie à l'intérieur du pays depuis sa réélection à la tête du pays, le chef de l'Etat semble avoir visiblement opté pour une approche où la symbolique prend le dessus sur les effets spectacle. Il a mis en tout cas la démarche de réconciliation nationale sur orbite.


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