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L'homme qui racontait la vie par des anecdotes
L'ECRIVAIN MOHAMED HAMOUTÈNE TIRE SA REVERENCE
Publié dans L'Expression le 04 - 10 - 2017

Hier, la ville de Tizi Ouzou était triste. Cette ville qu'il a tant aimée était affectée par la perte d'un de ses illustres enfants.
Le monde littéraire était triste hier à Tizi Ouzou. L'écrivain Mohamed Hamoutène décédé dans la soirée de lundi dernier a été enterré hier, au cimetière de M'douha en présence d'une foule nombreuse parmi lesquels des écrivains, artistes et autres hommes de culture. Mohamed Hamoutène, est, selon sa famille, décédé des suites d'un arrêt cardiaque.
Hier, la ville de Tizi Ouzou était effondrée. Les oiseaux aussi étaient moins présents par leurs sifflements. La ville des Genêts qu'il a tant aimée était affectée par la perte d'un de ses illustres enfants.
Des enfants qui l'ont propulsé, durant plusieurs décennies, au statut d'une cité savante. Mohamed Hamoutène, qui a tant aimé l'écriture et la lecture, était un fervent défenseur des librairies et des bibliothèques de sa cité. Il est vrai qu'il était le digne héritier d'une génération qui a nourri le savoir et la littérature à Tizi Ouzou. Mohamed était le digne héritier de l'illustre Ali Hamoutène, l'instituteur assassiné en compagnie de Mouloud Feraoun. Il figurait parmi les six intellectuels assassinés par l'OAS. Ce grand instituteur était, avec Mouloud Feraoun, Marcel Basset, Robert Eymard, Salah Ould Aoudia et Max Marchand. Ils ont été assassinés par des brigades de l'OAS.
L'amour des Hamoutène pour la culture et la littérature n'est donc pas venu du néant. C'est une question de génération. Mohamed Hamoutène est venu à l'écriture sur le tard. C'est après la retraite que le défunt s'est mis à écrire. Mais ce qu'il a entrepris d'écrire était déjà dans ses blocs-notes. Car en fait, dès son jeune âge, Mohamed aimait griffonner sur les cahiers ses idées. C'était un féru de la lecture.
Trois romans témoignent du sens de l'observation aiguë de cet auteur. Les oubliés de l'histoire, 2009, Meski et l'érudit en 2015 et enfin Naufragée paru cette année. Mohamed Hamoutène est né à la haute ville en 1933. Il sera contraint de travailler pour subvenir aux besoins de la famille après la maladie du père. Ce qui ne l'a pas éloigné de son amour pour les livres. En fait, l'écriture pour l'auteur était une forme de militantisme. Son roman, Les oubliés de l'histoire était un véritable plaidoyer en faveur du rôle des émigrés dans la construction de la France actuelle.
Mohamed Hamoutène était très actif ces dernières années. Après la retraite, l'écrivain s'est donné à fond pour sa passion, l'écriture et la littérature. Mais pas que ça. Mohamed Hamoutène s'est également intéressé à l'histoire.
D'ailleurs, pour mémoire, l'auteur a animé, au mois de septembre 2012, une conférence majestueuse sur l'histoire de la ville d'Azeffoun, à Azeffoun. A Tizi Ouzou, l'auteur ne rate pas une occasion afin d'évoquer les grands noms de la littérature algérienne nés dans sa ville. Dans une conférence à la Maison de la culture, l'écrivain a longuement évoqué le parcours atypique de Ali Hamoutène, assassiné avec Mouloud Feraoun le 15 mars 1960.
Mohamed Hamoutène savait parfaitement raconter la grande histoire illustrée de petites anecdotes. Et c'est juste une petite marque de ce grand génie.


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