Le bras de fer entre les élus FFS et l'administration semble ne pas connaître de répit. Les élus FFS de la wilaya de Tizi Ouzou, réunis, samedi dernier, sous la présidence du premier secrétaire fédéral de la wilaya, ont examiné les décisions à prendre face au départ des assemblées et à la passation de consignes. Rappelons que le décret portant dissolution des assemblées locales de Kabylie charge les secrétaire généraux des APC de veiller à la continuité du service public en attendant le scrutin des partielles. La passation devait en principe se faire entre les présidents d'APC sortants et les secrétaires généraux des APC, mais les élus ont décidé d'une autre démarche. Ainsi et alors que dans la wilaya de Béjaïa, les mandats seront remis symboliquement à la justice «qui a validé les mandats de ces élus», à Tizi Ouzou, c'est à la population que ces élus ont décidé de remettre leurs mandats. Ainsi, comme déjà « inauguré » aussi bien à Illoula qu'à Bouzeguène, les élus vont rencontrer la population devant les sièges des APC et, après avoir fait le bilan de leur gestion aux citoyens, ils remettront symboliquement leurs mandats «à ceux qui nous ont élus!», dira un président d'APC approché. Dans d'autres localités, il est laissé toute latitude aux élus locaux d'imaginer de concert avec les sections locales du FFS des actions entrant dans ce cadre. Pour les élus, la meilleure façon de répondre au pouvoir est justement de mieux structurer le parti et aussi de préparer une grosse action, notamment à Alger et aussi au plan international. Le premier secrétaire fédéral devait, d'ailleurs et à ce propos, préciser que «sur ce plan, ce sera au conseil national et à l'exécutif de prendre les décisions idoines». Ensuite il est fait part de la journée commémorative du congrès de la Soummam, le 20 août prochain. Cette action, qui se déroulera à Alger, est minutieusement préparée, car «le FFS tient à lui donner un éclat particulier». Et le fédéral, M.Rabah Brahimi, de revenir longuement sur cette action dont les préparatifs sont confiés au secrétariat national. Enfin et comme autres manifestations d'importance, ce parti entend donner au 29 septembre prochain, jour anniversaire de 1a création du FFS, «le scintillement qui est le sien!» Comme on le voit finalement, le FFS, qui affirme et soutient que «sa force est dans la voie pacifique, veut et entend entourer le départ des ses élus d'un cachet particulier». Comme le soutient M. Rabah Brahimi, premier secrétaire fédéral, «il n'est pas question de remettre les mandats aux secrétaires généraux représentant l'administration, mais aux populations qui sont les réelles détentrices de la souveraineté». Questionné à propos de l'éventuelle participation de son parti aux partielles, M.Brahimi dira: «Vous savez, nous sommes dans la logique de résistance pacifique à un coup de force juridique et s'il y a lieu de participer, ce sera aux militants et au conseil national et à l'exécutif du parti de le décider, mais l'heure est à autre chose.» Comme on le voit, le bras de fer entre les élus FFS et l'administration semble ne pas connaître de répit. Acculé à quitter les assemblées, le parti de M.Hocine Aït Ahmed décide de le faire «en optant pour des voies qui sont les siennes».