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La colonisation va se poursuivre...
L'APRÈS-GHAZA
Publié dans L'Expression le 18 - 08 - 2005

Dixit Ariel Sharon qui confortait hier les craintes sur les intentions d'Israël.
Alors même que le retrait de la bande de Ghaza ne faisait que commencer, que les colons juifs faisaient de la résistance dans la principale colonie de Neve Dekalim, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, initiateur et maître d'oeuvre du retrait de Ghaza annonçait hier, dans une conférence tenue à Jérusalem après une rencontre avec le président israélien Moshé Katsav, que «la colonisation (en Cisjordanie) va se poursuivre et se développer», après le retrait de Ghaza. Sharon a ainsi affirmé que «la colonisation a été un programme sérieux qui va se poursuivre et se développer » remettant en fait en cause tout le processus de paix élaboré pour cette région, dont le retrait des colons et de l'armée de Ghaza ne devait en être que les prolégomènes, car la Cisjordanie et Jérusalem-Est attendent d'avoir le même traitement pour la libération totale de la Palestine.
La réaction de l'Autorité palestinienne a été immédiate qui a rejeté fermement les propos du chef du gouvernement israélien. Dans une déclaration, le négociateur palestinien, Saëb Erakat a indiqué en effet que «ces propos sont inacceptables. S´ils (Israéliens) veulent la paix, ils doivent démanteler les colonies de Cisjordanie et dans la région de Jérusalem comme ils ont décidé de le faire dans la bande de Ghaza». De fait, l'affirmation de Sharon conforte celle de son ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, faite lundi, qui annonçait qu'Israël voulait «garder le contrôle de six blocs de colonies en Cisjordanie quels que soient les arrangements qui seront conclus avec les Palestiniens». Personne ne croyait en fait au miracle dans un territoire qui souffre de l'occupation étrangère depuis près de 60 ans. De fait, les déclarations de Sharon confirment que les souffrances du peuple palestinien sont encore loin d'être arrivées à leur terme, que la lutte pour le peuple palestinien doit continuer. En fait, la déclaration d'Ariel Sharon n'est pas faite pour étonner lorsque les Israéliens se sont toujours comportés comme des gens qui vivent hors des lois communes imposées aux citoyens du monde, ignorant ces lois et le droit international lequel ne semble d'aucune manière s'appliquer à l'Etat hébreu. C'est tellement vrai, que le désengagement de la bande de Ghaza, décidé unilatéralement par Sharon, n'obéit à aucune résolution du Conseil de sécurité de l'ONU ou à une contrainte internationale pour rétablir les Palestiniens, spoliés de leurs terres, dans leurs droits. Le retrait de Ghaza, qui n'entrait dans aucun plan de paix, et notamment pas dans celui dit de la Feuille de route, a été voulu et imposé aux Israéliens, aux Palestiniens et à la communauté internationale par Sharon qui décida seul du désengagement d'un territoire (la bande de Ghaza) devenu un fardeau ingérable pour les autorités israéliennes. De fait, les Israéliens quittent un Ghaza en ruine après les destructions massives, -des habitations et des infrastructures administratives-, commises par l'armée d'occupation israélienne depuis l'Intifada de septembre 2000. Ainsi, outre les ruines de Ghaza à cause de s de l'armée d'occupation israélienne, les habitations des colons juifs, laissées vacantes par leurs anciens occupants, seront à leur tour détruites dès la fin des opérations de retrait. C'est dire que les Palestiniens hériteront demain d'un territoire en délabrement où tout doit être reconstruit pour le réadapter à la vie des hommes. Mais Ghaza restera à jamais peu fiable pour l'édification d'un Etat. C'est dire que la paix demeure éloignée, Israël n'ayant jamais songé réellement à faire la paix avec les Palestiniens, ni à cohabiter avec eux. De fait, Sharon a répété à plusieurs reprises que tant que lui sera au pouvoir il n'y aura pas d'Etat palestinien. Et le largage, unilatéral, de Ghaza entre de plain-pied dans la politique d'empêchement des Palestiniens à ériger leur Etat indépendant doté de tous les attributs de la souveraineté, y compris celui d'avoir une armée. Beaucoup de bruit a été fait ces dernières semaines autour d'un désengagement qui, au bout du compte, laisse les choses en stand-by. Les déclarations de Sharon ne sont pas faites pour nourrir l'espoir d'un lendemain meilleur, -pour deux communautés que leur proximité condamne pourtant à cohabiter-, mais ferme, a contrario, la petite porte entrebâillée par le retrait de Ghaza. Clairement, Sharon a donc dit hier non à la paix avec les Palestiniens. Cette déclaration du chef du gouvernement israélien, aussi inopportune qu'inacceptable, a mis au second plan les péripéties d'un retrait qui finalement se déroule mieux que ne l'avait laissé entendre les dirigeants israéliens. Hier, plusieurs colonies ont été évacuées sans trop de casse, et plus de la moitié des familles, -900 sur les 1600 habitants des 21 colonies-, avaient quitté volontairement leurs logements.
De fait, un des responsables de «Yesha», principal mouvement des colons, Shaul Goldstein, reconnaissait hier l'échec de leur résistance, indiquant: «On a échoué. Manifestement, le Goush Katif (principal groupe de colonies où se trouve la «capitale» Neve Dekalim) est tombé». Un déni de justice va prendre fin avec la libération de Ghaza, mais le chemin est encore long pour libérer la totalité des territoires palestiniens occupés, dont leur capitale historique Jérusalem-Est (El-Qods). La paix et la sécurité des peuples ne se sont jamais satisfaites des demi-mesures, comme semble le croire Sharon avec son retrait de Ghaza.


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