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Zeghmati : un ministre dans la tourmente
Désavoué par les parlementaires et lâché par le CSM
Publié dans L'Expression le 30 - 10 - 2019

Après avoir subi un double désaveu des parlementaires, il vient d'être lâché par le Conseil supérieur de la magistrature. Reconstitution des faits : nommé en grande pompe après le limogeage de son prédécesseur, Slimane Brahmi, le 31 juillet dernier, Zeghmati prend les rênes de la justice alors qu'il était auréolé d'un haut fait d'armes. C'était lui, Belkacem Zeghmati qui est monté à la tribune et annoncé avec beaucoup d'aplomb aux journalistes en août 2013, le lancement de mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khelil, sa femme et ses deux enfants. Il faut dire qu'il a suscité curiosité et espoir de redresser un secteur névralgique et décrié. Mais cela n'a pas dissipé un doute déjà installé puisque la nomination de Zeghmati est intervenue au lendemain d'une grande confusion dans le fonctionnement de cette même justice. Une journée avant la nomination du nouveau garde des Sceaux, soit le 30 juillet, l'ex-ministre de la Culture, Khalida Toumi, a apporté un démenti cinglant aux propos prononcés par le procureur de la République près le tribunal de Tlemcen. Ce dernier, citant le juge d'instruction du tribunal de Sidi M'hamed, a affirmé que Khalida Toumi n'a pas été auditionnée, car elle se trouvait en France. L'ex-ministre n'a pas juste confirmé sa présence à Alger, mais pour enfoncer le clou elle a précisé qu'elle n'avait pas quitté le pays depuis un an. Ce qui pousse à s'interroger donc sur les informations qui ont été communiquées au procureur de Tlemcen. S'agit-il d'une confusion ? Un travail bâclé ou d'une complicité à un quelconque niveau ? Cette fausse note passée, le ministre de la Justice entame son travail sur les chapeaux de roue. Mise en détention, ouverture de dossiers, emprisonnement, lutte contre la corruption et levées d'immunités parlementaires pour députés et sénateurs… tout le monde y passe. Puis survient un deuxième couac quand le 25 octobre dernier, les députés ont dit non à l'audacieux ministre de la Justice. A la surprise générale, les députés ont refusé de lever l'immunité parlementaire au député RND, Smaïl Benhamadi opposant ainsi une fin de non-recevoir à la demande du ministère de la Justice. Les députés ont été sensibles aux arguments avancés par le parlementaire de Bordj Bou Arréridj lors de son intervention dans l'hémicycle pour contester les accusations du ministre. Soupçonné d'avoir été un proche de Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre, « l'homme d'affaires a pu bénéficier d'avantages indus du fait de cette proximité », laisse entendre l'accusation. Pour sa défense Benhamadi a rappelé qu'il n'était pas député au moment où Sellal était à la tête de l'Exécutif. Il n'y avait donc pas de preuves suffisantes pour accéder à la demande de Zeghmati. Ce dernier pouvait constituer un autre dossier d'accusation et formuler une nouvelle demande auprès de l'APN. Il ne l'a jamais fait. Le ministre de la Justice subit un second refus toujours de la part des parlementaires, mais cette fois-ci de la chambre haute. Avant-hier, le Conseil de la nation s'est prononcé, lors d'une séance à huis clos, présidée par Salah Goudjil, son président par intérim, contre la levée de l'immunité parlementaire des sénateurs Ali Talbi et Ahmed Ouraghi, selon un communiqué du Sénat. Le ministre accuse le coup qui semble minime face à un terrible camouflet qu'il subit depuis quatre jours maintenant. Il a été désavoué publiquement par le Conseil supérieur de la magistrature qui s'est solidarisé avec les magistrats en mouvement de « rébellion » inédit dans l'histoire du pays. Le garde des Sceaux a présenté, jeudi dernier, lors des travaux de la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature, le projet de mouvement annuel des magistrats d'une ampleur inégalée.
Il devait concerner 2 998 magistrats. L'action a été très mal perçue par les concernés, d'abord de par le timing, il intervient au milieu de l'année et à quelques semaines d'un autre mouvement. Ensuite, cette « révolution » laisse supposer une volonté de lutte contre la corruption. Or, ce ne sont pas tous les magistrats qui sont des corrompus et les voilà qu'ils frémissent.
C'est la première fois où le CSM va à l'encontre de la chancellerie. Il se donne une incroyable liberté de ton et d'action pour soutenir les magistrats et désavouer publiquement le ministre Zeghmati, désormais placé dans la tourmente.


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