Le ministre de la Formation et l'Enseignement professionnels, Yaeine Merabi, s'est rendu, jeudi, à la wilaya de Bouira. Une visite durant laquelle il a inspecté plusieurs structures de son secteur. L'institut d'agronomie de Lakhdaria, celui de l'agroalimentaire de Sour El Ghozlane, l'institut du tourisme de Haizer et le nouvel institut d'Aïn Bessem, tous ont été concernés par cette visite. À la fin de sa tournée, lors d'un point de presse, le ministre est revenu sur les objectifs, de sa prospection. Il a affirmé, à cet effet, que c'est en vue de «constater de plus près la situation dans laquelle évoluent les établissements de la formation professionnelle et expliquer l'essence même de ce secteur qui représente un levier, pas des moindres pour le développement de l'économie nationale». Le ministre a conversé avec un groupe de stagiaires, face à leur formateur, en plein cours sur le thème: «Passer de l'idée de créer une entreprise à la création de cette entreprise»; pour rappel, ce sont des formations que dispense périodiquement la maison d'accompagnement au profit des diplômés du secteur et aux apprenants en fin de cycle. Là, le ministre est revenu longuement sur l'importance de la main d'oeuvre qualifiée, il rappelle ainsi tout l'intérêt qu'accordent les plus hautes autorités de l'Etat au volet formation professionnelle, notamment pour certains créneaux prioritaires, à savoir les énergies renouvelables, l'agriculture, le tourisme et autres. C'est pourquoi, explique-t-il, la décision prise pour la classification du nouvel institut de Aïn Bessam comme centre d'excellence dans la spécialité des énergies renouvelables. Le premier responsable du secteur a rappelé l'obligation de «former utile et pas former pour former» précise-t-il. Là, le wali de Bouira, Lekhel Ayat Abdessalam, a ajouté qu'en effet, les structures de la formation professionnelles devront répondre aux besoins du marché de l'emploi en matière de main-d'oeuvre qualifiée, mais aussi les caractéristiques géographiques et socio-économiques de ces régions, sont autant des indicateurs de choix de spécialités à offrir. Le wali a rappellé, par ailleurs, la dynamique industrielle que connaît la wilaya, avec la redynamisation des zones d'activité à l'arrêt, la création de nouvelles zones, l'extension de la zone industrielle de Oued El Berdi et l'accompagnement des services de la wilaya aux jeunes porteurs de projets de microentreprises. Dans ce sillage, Ali Houassi, le directeur de la formation professionnelle de Bouira nous a fait savoir qu'en effet, tous ces paramètres sont systématiquement pris en considération avant toute spécialisation d'établissement. Le Dfep a rappellé également, que même les spécialités prodiguées à chaque session font l'objet d'une prospection de proximité avec les partenaires du secteur, «les entreprises appelées communément employeurs, en vue de recenser le besoin en placement d'apprentis et le secteur utilisateur de main-d'oeuvre pour arrêter les spécialités facilement intégrables dans le monde du travail», explique-t-il. En effet, il est à constater que les infrastructures il est existantes de la formation professionnelle comptera plus d'une trentaine d'établissements, entre Cfpa, annexes et instituts répartis à travers le territoire de la wilaya, l'on peut dire que Bouira est dotée, sur ce plan. Aussi, il semblerait que la double vocation agricole et touristique, de la wilaya a été prise en considération. L'agriculture dispose de deux instituts (Insfp d'agriculture de Lakhdaria et Insfp d'agroalimentaire de Sour El Ghozlane) et l'institut de tourisme qui se charge de la formation entre autres d'art culinaire, agences de voyage, gestion hôtelière et tout ce qui pourrait booster le secteur du tourisme. Pour rappel, Yaeine Mirabi, à son départ a invité tous les citoyens à se rendre en masse et à se rapprocher de plus près du secteur de la formation professionnelle durant la deuxième semaine du mois sacré, qui sera la semaine de ladite formation à l'échelle nationale; «les 1200 établissements dans les 58 wilayas seront au rendez-vous avec le grand public, sur les placettes, les esplanades, les centres culturels et autres endroits à forte fréquentation citoyenne, pour une plus large vulgarisation des opportunités qu'offre le secteur» tient-il à préciser.