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La surenchère des socialistes français
COLONISATION, VISAS ET TRAITE D'AMITIE
Publié dans L'Expression le 08 - 07 - 2006

Cette disposition de rupture affichée par M.Hollande est une séquence tout à fait nouvelle du PS français.
Le premier secrétaire du Parti socialiste français, François Hollande, veut aller plus loin que tout le monde dans les relations de son pays avec l'Algérie. Le prototype de l'apparatchik du système français, qui arrivera aujourd'hui, à Alger, pour une visite de deux jours, sur invitation du FLN, surfe sur les trois cordes les plus sensibles qui «lient» Alger et Paris : les visas, le traité d'amitié et la condamnation du colonialisme. Par rapport à cette triptyque, le leader socialiste affiche des dispositions de rupture. C'est là une séquence tout à fait nouvelle du Parti socialiste français. Evoquant le colonialisme, M.Hollande a précisé qu'il a voulu, au nom du Parti socialiste, «condamner ce qui avait été de notre propre responsabilité, et notamment les décisions du gouvernement de Guy Mollet, il y a 50 ans, sur les pouvoirs spéciaux en Algérie». Il a ajouté que «le Parti socialiste est certes l'héritier lointain de la Sfio, mais il est aussi et surtout celui de tous les militants et dirigeants, anonymes ou reconnus, qui ont refusé la guerre coloniale et ont défendu le choix de l'indépendance algérienne». Cette position tranchée qu'exprime un haut responsable politique français va à la rencontre d'une demande algérienne, énoncée -très clairement- dans le dernier discours du président de la République. M.Bouteflika a en effet exigé des excuses officielles de la France coloniale envers l'Algérie. A propos de ce passé colonial, l'invité du FLN l'a clairement condamné quand il déclare: «C'est en étant au clair sur le passé, et notamment sur la condamnation de l'entreprise coloniale, que l'on pourra associer la France et l'Algérie dans un véritable traité d'amitié». François Hollande estime que la préparation de ce traité d'amitié «doit mobiliser nos deux sociétés, car sa portée dépassera largement le cadre de la relation d'Etat à Etat. Prenons le temps du débat et de l'échange» a-t-il conseillé. Si ces propos confortent l'Algérie dans sa revendication de la repentance française, ils ne manqueront pas en revanche de relancer le débat sur les responsabilités françaises en Algérie dans les milieux politiques français. Dans sa surenchère, le responsable français savait évidemment que la loi du 23 février 2005 glorifiant le colonialisme a relancé en Algérie la demande de repentance française. M.Hollande savait également que cette question conditionne la signature du traité d'amitié ainsi que la relance et la refondation des relations entre les deux pays. Le premier secrétaire du PS accède à ces demandes. «(...) l'Algérie est pour nous le partenaire évident de la politique ambitieuse que nous voulons mener en Méditerranée tout particulièrement, pour rééquilibrer les rapports Nord/Sud» soutient-il au sujet de ces relations qu'il trouve singulières qui ne seront jamais banales. «Si nous le voulons, à donner aux relations franco-algériennes le même rôle moteur en Méditerranée que les relations franco-allemandes pour l'Europe». Poussant sa surenchère, il demande que la France intervienne vigoureusement auprès de ses partenaires européens de l'espace Schengen pour que «les contraintes spécifiques appliquées aux Algériens, dans le cadre de la lutte antiterroriste, soient aujourd'hui abrogées au regard de l'évolution positive de la situation sécuritaire» a-t-il insisté relevant qu' «il n' y a aucune raison d'exiger plus des Algériens que de leurs voisins marocains ou tunisiens». Prononcés au lendemain de la célébration de la fête de l'indépendance de l'Algérie et à la veille de l'élection présidentielle en France, il importe de savoir sur quel registre inscrire ces propos. N'y a-t-il pas une odeur électoraliste dans ces positions tranchées? Lesquelles positions sont exprimées par François Hollande qui souligne parler au nom du Parti socialiste français. Aussi engage-t-il de manière officielle, par ces propos, la position du futur président français, si toutefois le candidat du PS est élu à la tête de la République. Evidemment, on ne peut pas dissocier cette visite de son contexte électoral.
Le réservoir de voix que constitue la communauté algérienne n'est pas négligeable. Evidemment, l'Algérie se gardera de s'ingérer dans les affaires internes de la France mais elle tiendra compte des positions des uns et des autres. La libre circulation des personnes, l'immigration et son insertion dans le tissus économique français, la position sur la lecture faite actuellement en France par rapport à la colonisation en général et par rapport à la colonisation de l'Algérie en particulier. Cela étant, au-delà du fait de replacer cette surenchère dans le contexte d'une présidentielle précoce, François Hollande par son attachement au «devoir de vérité» rappelle à la lucidité française les enjeux de la mémoire, ce qui n'est pas sans signification.


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