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La guerre des chefs
ILS LAVENT LEUR LINGE SALE EN PUBLIC
Publié dans L'Expression le 03 - 09 - 2007

Ces trois responsables renvoient une image d'incohérence et d'improvisation au jour le jour.
Un chef du gouvernement en exercice, Abdelaziz Belkhadem, un ex-chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia et un ministre d'Etat, Boudjerra Soltani, trois responsables, viennent de frôler les lignes rouges dessinées par l'éthique politique. Depuis le début de l'été ils se tirent dans les pattes, s'offrent en spectacle et lavent leur linge en public. Le summum de cette guéguerre a été atteint samedi, lorsque le patron du RND n'a pas mis de gants dans ses critiques contre la politique gouvernementale en lançant un violent réquisitoire contre le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem.
Pour s'exprimer sur la crise sociale que vit le pays, le patron du RND, Ahmed Ouyahia, a attendu la conférence de presse du chef du gouvernement pour descendre en bloc tous les arguments développés par M.Belkhadem. «Il y a une crise sociale que nul ne peut ignorer. Cette situation n'a pas besoin de solution de conjoncture, mais de réformes de fond», a expliqué M.Ouyahia à son rival du FLN qui, dans une piètre prestation à la Télévision nationale, voulait atténuer les effets de la crise. M.Ouyahia qui avance que la flambée des prix des produits de première nécessité «n‘ont rien à voir avec la Bourse internationale», reproche aussi à M.Belkhadem de faire dans «la stratégie de fuite en avant, qui risque de porter préjudice au pays, et de menacer davantage sa stabilité». Il enfonce le clou et estime «qu'il y a un manque de volonté à lutter contre ces lobbies qui bénéficient d'une complicité désolante de la part de l'administration.» Entre les deux hommes, il y a une revanche. Car si le FLN a ravi la majorité au RND lors des dernières législatives, entre Ouyahia et Belkhadem la messe n'est pas encore dite.
Les tirs croisés des deux hommes résonnent comme un début de campagne électorale pour les prochaines élections locales. Et c'est dans cette brèche que l'autre composante de la majorité gouvernementale, le MSP, s'engouffre. Le parti de Boudjerra Soltani rompu au wait and see étale lui aussi le linge sale. Alors qu'il tenait son université d'été à Boumerdès, Boudjerra Soltani a soutenu devant ses militants que le gouvernement tente sciemment d'influer sur le cours des élections locales. «La première décision a trait au report des élections locales après le mois de Ramadhan tandis que la seconde consiste en le remaniement de la loi électorale». Ces décisions sont, selon M.Soltani de nature à favoriser le FLN et le RND au détriment de son parti le MSP. Qui croire? M.Ouyahia qui accuse l'administration «de complicité» envers les lobbies, M.Soltani qui accuse le gouvernement de favoriser le FLN et le RND, il s'ensuit alors une guerre des chefs qui donne un image déplorable du fonctionnement de l'Alliance. Ces responsables de trois partis, le FLN, le RND et le MSP, qui dominent la classe politique nationale, le gouvernement, qui représentent en outre 80% de la composante des deux chambres du Parlement, résument à eux seuls la panne politique du pays. Il ne faut pas perdre de vue qu'ils constituent ce que l'on appelle «l'Alliance présidentielle». Les analyses et les commentaires ne manquent pas au sujet de cette Alliance.
Les diagnostics les plus optimistes soutiennent que ce conglomérat politique composé est moribond. L'attelage spécialement conçu pour défendre et surtout appliquer sur le terrain le programme du président de la République est devenu au fil des ans la hantise d'un système politique qui veut se crédibiliser au plan national et international. Au plan interne d'abord, les indicateurs sociaux sont au rouge, les leaders des trois partis -qui sont au gouvernement-n'arrivent même pas à fixer une date pour le sommet de l'Alliance. Sommet sur lequel anticipe non pas M.Belkhadem président en exercice de la coalition mais M.Soltani. Or que représente un gouvernement qui ne discute pas des problèmes sociaux, qui n'anticipe pas dans la prise de décisions mais qui étale ses divergences pour une hypothétique prise de pouvoir? Au plan international, ces chefs renvoient une image d'incohérence et d'improvisation au jour le jour. Une situation politiquement et diplomatiquement dramatique pour l'Algérie car ces incohérences montrent clairement qu'il y a un problème de gestion et de prise de décision. Et la question qui se pose dès lors est de savoir s'il existe un capitaine au niveau du navire Algérie. Curieusement, le président de la République n'intervient pas pour mettre le holà à une cacophonie qui n'a que trop duré, dans une structure censée le soutenir politiquement.


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