L'espoir de décrocher le quitus pour des études universitaires n'est plus un rêve pour beaucoup de candidats. Les bonnes conditions du déroulement de l'examen du baccalauréat et la satisfaction des candidats quant à la nature des sujets sont-elles de bon augure quant au taux de réussite cette année? La question mérite d'être posée. Lorsqu'on sait les conditions climatiques qui restent des plus clémentes, on est tenté de croire à cette éventualité. Le Bac version 2008/ 2009 était hier à son dernier jour. Dans les centres d'examen, les candidats affichent la même sérénité, exception faite des candidats littéraires, mécontents au deuxième jour de l'épreuve de mathématiques qu'ils trouvent «assez difficile», le reste des candidats affichaient le même enthousiasme. On y croit. Le passeport pour l‘avenir est à portée de main. Dans les centres que nous avons visités hier, on a noté peu d'absents et très peu d'abandons. Ces deux éléments singularisent cet examen de ses précédents. Le stress qui a trop gagné certains candidats au premier jour, s'est effiloché à mesure que les épreuves passaient. L'espoir de décrocher le quitus pour des études universitaires n'est plus un rêve pour beaucoup de candidats rencontrés hier à leur sortie des salles d'examen. «Je crois que cette fois-ci, il est dans la poche», indiquait Omar qui subit pour la 3e fois les épreuves du Bac. Et d'ajouter: «Je ne me suis jamais senti aussi optimiste.» Comme lui, ils sont nombreux à afficher une large satisfaction. Certains candidats ont failli maintes fois lâcher prise. L'on signale dans ce sens, des pleurs, des cafouillages qui marquent pour ainsi dire l'hésitation des candidats face à des épreuves qui proposent un choix de sujets pas toujours facile à opérer. C'est le cas de Malika, candidate libre qui repasse son Bac pour la troisième fois. Elle a cafouillé en sciences naturelles. «D'habitude, j'ai des appréhensions par rapport à la physique, mais voilà que je trébuche en sciences là où j'ai toujours obtenu de bonnes notes.» Il a fallu beaucoup de tact aux surveillants pour la ramener à de meilleurs sentiments et poursuivre ainsi l'épreuve de français prévue dans l'après-midi du troisième jour. L'autre constat à faire est la présence en force de la gent féminine. Beaucoup de candidats et candidates repassent l'examen pour l'obtenir avec une meilleure moyenne, une condition devenue importante pour décrocher la filière espérée pour suivre les études supérieures à l'université. «Les filles consacrent tout leur temps pour répondre aux questions», souligne un surveillant dans un centre à Béjaïa. Ce qui sous-entend l'empressement qui caractérise les garçons à quitter les salles d'examen avant l'heure. Des réponses de toutes les personnes, candidats et enseignants, que nous avons interrogées hier, il ressort une note d'espoir quant au taux de réussite. Tous parlent d'un taux supérieur à celui de l'an dernier. Alors dépassera-t-on ce taux qui était de 56,06%? La réponse ne sera connue qu'après l'affichage des résultats.