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Des ministres au bout du rouleau
GRÈVES, FLAMBEES DES PRIX ET CORRUPTION
Publié dans L'Expression le 10 - 03 - 2010

Près d'une année après la réélection de Abdelaziz Bouteflika pour une troisième magistrature, des membres du gouvernement qui ont été reconduits, dans leur quasi-majorité, à leurs postes, donnent la nette impression de faire du surplace.
Excepté quelques trois départements (les travaux publics, l'habitat et les ressources en eau), l'action du reste de l'Exécutif se limite à de rares interventions, des communiqués laconiques, quand les responsables chargés des missions qui leur sont imparties ne se réfugient pas derrière un mutisme qui en dit long sur leurs difficultés à impulser le coup de rein nécessaire à leur secteur pour le sortir du marasme et de la léthargie dans lesquels il a sombré. Souvent, depuis très longtemps. Depuis l'Indépendance pour certains d'entre eux.
L'industrie, le tourisme, l'agriculture, l'éducation, la santé, la culture...les budgets qui leur sont consacrés (hormis le dernier département cité) sont pourtant colossaux. Quelles que soient les avancées qu'ils ont connues, ils demeurent loin des objectifs qui leur ont été assignés. En ce qui concerne la scolarisation, elle est certes massive. Ne s'est-elle cependant pas faite au détriment de la qualité de l'enseignement? On attend toujours la réforme du système scolaire qui a été mise en sommeil, comme on attend celle de la modernisation du système bancaire que la crise financière a mis à nu. «Le système financier algérien est déconnecté du système financier international», ont déclaré certains ministres pour nous expliquer que la crise ne nous toucherait pas.
Un aveu qui en dit long sur l'archaïsme qui caractérise les établissements bancaires algériens. Un système qui abreuve les opérations financières douteuses, les détournements et des scandales financiers qui resteront dans les annales de l'Algérie contemporaine. Celle de l'enrichissement personnel, des passe-droits, des pots-de-vin, de la corruption... En ce qui concerne la majorité des trente-cinq millions d'Algériens, le quotidien n'est pas toujours rose. La flambée des prix des produits de consommation, les viandes rouge et blanche, le poisson, les fruits et légumes, le sucre...a écrabouillé leur pouvoir d'achat avant même que ne se décide l'augmentation du Snmg qui a été porté de 12.000 à 15.000 dinars, ou bien l'augmentation des salaires attendue et annoncée par Sidi Saïd.
Selon le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens, celle-ci doit entrer en vigueur le mois de mai prochain. Celle des enseignants annoncée par le ministre de l'Education nationale pour satisfaire leurs revendications et mettre fin à leur mouvement de grève qui menace d'une année blanche l'année scolaire, doit être effective dès le mois de mars. Le front social demeure cependant, sous pression malgré ces mesures, d'ordre purement financier. Elles n'ont fait que provisoirement désamorcer une crise qui couve depuis de nombreuses années. Les horaires, le choix de certaines matières, l'enseignement des langues étrangères (le français et l'anglais) dans les petites classes, la formation des enseignants, le statut et la confirmation des enseignants vacataires n'ont pas fait l'objet de débats. Des points fondamentaux qui, pour le moment, ont été occultés. Et dans toute cette histoire l'on a encore donné l'impression que ce sont les enfants qui auront trinqué. Les syndicats, le Cnapest, l'Unpef, le CLA, entretiennent la pression. Les médecins, qui ont entamé leur quatrième mois de grève, donnent une idée de l'état dans lequel se trouve aujourd'hui le système de santé en Algérie. Le degré de délabrement, le manque d'hygiène, la défaillance des prises en charge rongent les établissements hospitaliers. Ils ont perdu leur vocation: la mission de service public. Les Algériens doutent de l'efficacité de leur système de santé. Ce ne sont pourtant pas les compétences des médecins qui sont mises en cause.
Un grand nombre d'entre eux, qui ont décidé de les monnayer à l'étranger, font aujourd'hui le bonheur des hôpitaux occidentaux.
La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 est le prototype même qui illustre la rupture entre les Algériens et leur système de santé. Une opération qui s'est soldée par un fiasco. Elle a englouti des centaines de millions d'euros. Pour pratiquement rien. Et comme à son accoutumée, le ministre de la Santé a clos le débat en annonçant, laconiquement, l'annulation d'une commande de 15 millions de doses. Depuis, plus rien, c'est le silence radio. Beaucoup de bruit pour une campagne qui, en définitive, aura coûté son poste au directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie. Un non-événement. L'économie algérienne repose sur un matelas financier de près de 150 milliards de dollars. Cela rassure incontestablement. Mais de l'argent, beaucoup d'argent est parti en fumée, dans des colloques, des forums, des festivals...pour permettre, nous dit-on, l'émergence d'une économie productrice de richesses. Stratégie industrielle, assises du tourisme qui tablent sur 2,5 millions de touristes d'ici 2015...Des initiatives organisées en grande pompe. On n'a rien vu venir.
Et comme pour enfoncer le clou, retourner le couteau dans la plaie, le scandale a éclaté au coeur de la mamelle de l'économie nationale: Sonatrach. La compagnie qui assure par ses exportations, 98% des recettes en devises à l'Algérie. Est-ce la goutte qui va faire déborder le vase? Des milliers de dinars sont partis en fumée dans des détournements qui ont affecté des établissements financiers (BNA, Badr...).
Le président de la République avait prévenu. «J'insiste auprès du gouvernement pour la rationalisation de la dépense publique et la lutte contre le gaspillage des deniers de l'Etat. Nous devons renforcer la lutte contre les différentes formes de fraude fiscales, douanières et autres, qui font perdre à l'Etat d'importantes recettes au bénéfice des milieux parasitaires pour ne pas dire mafieux.» avait déclaré lors d'un Conseil des ministres qui s'est déroulé le 31 août 2008, Abdelaziz Bouteflika. Depuis, certains sont sous les verrous tandis que d'autres se tiennent le ventre.


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