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Quel avenir pour les hydrocarbures ?
Publié dans Liberté le 24 - 10 - 2002

En Algérie, le secteur des hydrocarbures représente, en moyenne, 30% du Produit intérieur brut (PIB), 95% des recettes d'exportation, autour de 60% des recettes fiscales pour le budget de l'Etat et seulement 3% de l'emploi.
Malgré une densité d'exploration très faible, 9 puits aux 10 000 km2 de domaine minier, les réserves récupérables prouvées de pétrole brut sont estimées (chiffres de 1996) entre 9 et 10 milliards de barils selon les sources, c'est-à-dire 35 ans de production au rythme envisagé.
Le volume des réserves prouvées de gaz est estimé à 3 700 milliards de m3 (36 milliards de barils équivalent pétrole), c'est-à-dire 70 ans de production.
La structure des réserves d'hydrocarbures récupérables (en tonnes équivalent pétrole TEP) se présente ainsi : 57% en gaz, 27% en pétrole brut, 9% en condensat et 7% en GPL.
Cinq variétés de combustibles sont produites : le pétrole brut, les produits raffinés, le gaz naturel transporté par gazoduc ou liquéfié (GNL), le condensat dérivé de la production de gaz naturel, le GPL séparé en butane ou en propane.
Les hydrocarbures représentent la source principale de devises, une source de recettes budgétaires importante grâce à la fiscalité pétrolière (65% des recettes totales, lorsqu'on ajoute les dividendes ponctionnés de Sonatrach et la TVA sur les produits pétroliers), une source d'énergie, une source de matières premières pour la pétrochimie.
En ce qui concerne les hydrocarbures liquides, 80% des réserves disponibles à fin 1987 (I'année du démarrage de la loi de 1986) ont été découvertes avant 1962. 94% de la production viennent de gisements découverts avant 1962 et 2/3 de la production viennent de Hassi Messaoud.
La production de pétrole brut a baissé de 1,170 million barils/jour en 1978, à 0,625 million barils/jour en mars 1982, sous le prétexte de conserver le pétrole pour les générations futures !
On réduit l'activité d'une production annuelle de 54 millions de tonnes à 31 millions de tonnes, au moment où les prix sont à leur niveau le plus élevé !
Le choc externe de 1986 sur les prix du pétrole est venu remettre en cause cette politique suivie durant la première moitié des années 80.
La nouvelle politique s'est donnée comme objectif stratégique d'arrêter, dans une première phase, le déclin de la production nationale d'hydrocarbures liquides, puis préparer les conditions de son redressement progressif vers un plateau de 60 millions de tonnes/an ou 1,250 million barils/jour. On parle, aujourd'hui de 1,5 million barils/jour.
L'objectif pour le gaz est de passer d'un niveau d'exportations de 36 milliards m3/an au milieu des années 90 à 60 milliards de m3 avec possibilité d'atteindre 75 milliards m3/an. Le programme pour les hydrocarbures liquides contenait cinq composantes : (1) la relance et l'intensification de l'effort d'exploration ; (2) l'amélioration des conditions d'exploitation des gisements en cours de production par l'Association dans les gisements en exploitation (AGE). C'est dans ce cadre qu'a été signé l'accord avec ARCO à Rhourde El-Baguel, de même que l'amélioration des performances de Sonatrach et des sociétés affilées ; (3) le développement des gisements découverts et non encore exploités. C'est le cas de l'accord avec British Petrolium à In-Salah. Il y a également la dizaine de gisements de gaz humide situés au sud-est de Hassi-R'mel ; (4) la promotion des activités des services pétroliers ; (5) l'amélioration du profil de consommation interne de l'énergie.
Le programme pour le gaz contenait : (i) I'augmentation des capacités du gazoduc vers l'Italie de 16 milliards m3/an à 24 milliards m3/an, avec une extension possible à 30 milliards m3/an ; (ii) le revamping GNL de 20 à 28 milliards m3/an; (iii) la mise en service du gazoduc vers l'Espagne (GME) à 8 milliards m3/an, avec extension possible à 18 milliards m3/an. La transparence et la recherche de l'efficacité commandent de réaliser un audit de ce programme majeur, pour déterminer ses points forts et ses points faibles, avant de se lancer dans une nouvelle opération de bouleversement du secteur.
Qu'en est-il de l'avenir des hydrocarbures dans le monde ? La demande mondiale de pétrole se situait entre 40 et 50 millions barils/jour en 1970 ; elle se situait entre 70 et 80 millions barils/jour en 2000 ; elle se situerait entre 90 et 100 millions barils/jour en 2020 selon l'hypothèse de base (1% de croissance par an) et 110 millions barils/jour selon une hypothèse plus optimiste (2% de croissance par an). Donc, la demande de pétrole n'a cessé et ne cessera d'augmenter. La capacité de production supplémentaire de l'OPEP (donc non utilisée) a baissé, passant de 14 millions barils/jour en 1986 à moins de 3 millions barils/ jour en 2001. Autrement dit, il y a moins de pression sur les pays membres de l'OPEP pour “tricher” et dépasser leurs quotas. C'est pourquoi les prix sont élevés. La demande de pétrole adressée à l'OPEP dépassera 40 millions barils/jour en 2020, à comparer aux 15 millions barils/jour de 1986. Des déclarations récentes d'experts renommés placent cette demande à plus de 60 millions de b/j au même horizon.
Le déficit (demande supérieure à l'offre) sur le marché européen du gaz est estimé entre 60 et 130 milliards m3 en 2010, selon les sources.
Une bonne partie du gaz naturel importé dans l'Europe de l'Ouest vient de deux pays : la Russie et l'Algérie.
La structure de l'offre hors Union européenne en 1994, se présentait ainsi : la Russie : 50%, I'Algérie : 15%, la Libye : 1 %, la Norvège : 14% et la Hollande : 20%.
Aujourd'hui, la Norvège et la Hollande sont dans l'Union européenne. En conclusion, rien ne permet objectivement de parler de l'après-pétrole dans le monde et encore moins en Algérie où la densité d'exploration est de 9 puits au 10 000 km2 de domaine minier, comparée à 500 puits en Amérique du Nord. Il semble que l'après-pétrole sera encore le pétrole. Deux questions restent cependant posées : ( I ) que faire du quasi-doublement des exportations d'hydrocarbures à moyen terme, alors qu'aujourd'hui, la balance commerciale est très fortement excédentaire ? L'aisance financière d'aujourd'hui autorise-t-elle de se passer de la rigueur dans la gestion d'une ressource non renouvelable, comme cela semble être le cas aujourd'hui, particulièrement au niveau de la gestion des ressources humaines et la considération et le respect envers les cadres de l'entreprise ? Nous aborderons ces sujets à d'autres occasions. À jeudi prochain pour une autre question ; entre-temps, travaillons toutes et tous à élargir la base du dialogue sur l'avenir de l'Algérie.
A. B.
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