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Le cinéma africain entre histoire, vérité et fiction
FESPACO 2009
Publié dans Liberté le 08 - 03 - 2009

À quelques heures du tomber de rideau sur la 21e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, les films projetés dans les différentes salles réservées à la compétition tournent ou plutôt gravitent, pour la plupart, autour d'un seul et unique thème, à savoir la société africaine.
En effet, qu'ils soient courts, longs métrages, ou documentaires TV, chaque film présenté aborde et montre une autre facette de l'histoire des pays africains. Une histoire connue, peu connue ou carrément méconnue.
Certains films (les trois genres confondus) sont de vrais témoignages — poignants la majeure partie des cas — tirés d'un fait réel, d'un fait historique. Sinon, ce sont des “caricatures” des sociétés africaines. Un mélange de vérité et de fiction. En fait, ces films sont, ce qu'appelle Tolstoï, “le miroir brisé de la société”, car ils ne sont pas le reflet entier de cette société — algérienne, burkinaise, camerounaise, égyptienne, ou éthiopienne —, mais juste d'une partie.
Par exemple, sorti en 2008, Le Fauteuil, du réalisateur burkinais Missa Habia, est un regard critique sur la société, pas uniquement burkinaise, mais toute la société africaine. En effet, le spectateur africain, quelle que soit son origine, ne peut être insensible. Construit comme une comédie sociale, Le Fauteuil (qui nous rappelle bizarrement la série et le film de Lakhdar Boukhars : Imarat El-Hadj Lakhdar et El-Hadj Lakhdar et la bureaucratie) est une sorte de caricature à travers laquelle le réalisateur dénonce certains méfaits de la société africaine : la corruption, le vol, l'alcool, l'infidélité… Il y a également Les jardins de Samira, un drame social marocain qui aborde une autre question, celle de la femme et le regard sévère de la société arabo-musulmane, en général, et maghrébine, en particulier. Réalisé en 2007 par Lahlou Latif, ce film nous relate l'histoire de la jeune Samira qui ne “rêve” que du mariage, au point d'en faire une obsession. Elle finit par “dénicher” l'oiseau rare : un agriculteur veuf, retraité, sans enfant et… “impuissant”. Découvrant la vérité, et ne pouvant plus apaiser ses envies devenant de plus en plus persistantes, elle se jette dans les bras du neveu de son mari afin d'assouvir ses désirs… Une autre facette occultée d'une société conservatrice. Cependant, quelques couacs dans le montage et le cadrage.
De son côté, Teza (qui signifie la rosée) est un long métrage très émouvant du réalisateur éthiopien Haile Gerima. C'est l'histoire de Anberber, un jeune qui a quitté, dans les années 1970, son village natal, Minzero, pour suivre des études en Allemagne. En 1990, quand il retourne chez lui, il n'est plus le même. Traînant une blessure au plus profond de son être, Anberber n'arrive pas à se reconstruire après son accident.
D'ailleurs, à travers ses aventures, mais beaucoup plus ses épreuves, c'est “la mise en lumière de l'Ethiopie contemporaine dans ses rêves et dans ses désillusions, dans ses drames et dans ses espoirs”. Teza est pressenti comme étant le grand vainqueur de cette 21e édition du Fespaco avec l'autre long métrage en compétition, Fantan Fanga (le pouvoir des pauvres), des Maliens Adama Drabo et Ladji Diakili, un film très fort en images mais surtout un grand besoin de dénoncer s'en dégage. Autre coup de cœur, Triomf de Michael Raeburn. Un drame social de ce qu'il y a de plus noir, de plus glauque. L'histoire se passe en Afrique du Sud, à cinq jours des élections de 1994, avec la fin de l'Apartheid. Dans ce film, deux histoire, celle d'une famille blanche complètement “déjantée”, traînant un secret de famille, mais aussi une douleur… L'autre histoire qui vient en arrière-plan et qui alimente la première, les élections de 1994 en Afrique du Sud. Très profond, très dérangeant, ce film est à prendre au second degré afin d'en saisir les nuances et la complexité d'une vie… d'une société. Il en est de même pour les courts métrages. Chacun d'eux est révélateur d'un drame, d'une vie, d'un vécu, d'une société. Les documentaires comme Nos lieux interdits de la réalisatrice marocaine Leïla Kilani qui, à coups de témoignages, lève le voile sur les évènements au début des années 1970 au Maroc. Ou bien Une affaire de Nègre : un documentaire relatant les abus de pouvoir au Cameroun par une brigade spécialisée, créée pour mettre fin au banditisme, sauf que cette dernière a débordé, endeuillant ainsi des familles. Enfin, toutes ces projections, pour la plupart de grande valeur artistique, ne font que renforcer la conviction que la nature humaine est partout pareille !
Amine IDJER


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