La qualification historique et héroïque, vingt-quatre ans après de notre équipe nationale au Mondial sud-africain à partir de stade d'Omdurman de Khartoum continue de susciter une allégresse qui n'est pas prête de s'estomper et va durer à ne plus en douter dans le temps. Jeudi et vendredi de jour comme de nuit, les cortèges de véhicules ne sont pas arrêtés un seul instant. D'ailleurs, la population témouchentoise n'a pas trouvé le sommeil durant la nuit qui a suivi le coup de sifflet final de l'arbitre seychellois M. Maillet en plus des klaxons, des feux d'artifices, des fumigènes qui ont constitué les ingrédients d'une nuit folle. Une liesse généralisée à travers tous les coins et recoins de l'ensemble des localités de la wilaya s'est poursuivie durant les deux jours précédents. Des groupes de jeunes ont organisé des mini-fêtes au niveau de leurs quartiers, de leurs rues et ruelles avec ces innombrables DJ qui ont fait leur apparition comme par enchantement. Là où on passe, l'heure est aux chansons dédiées aux héros d'Oumdurman utilisées non seulement à travers ces DJ, mais aussi et surtout dans tous les véhicules avec une aussi forte vibration que ce bolide à bout portant de Antar Yahia qui n'a laissé aucune chance à El-Hadari. Les mêmes scènes sont vécues partout à travers les autres villes et villages de Aïn Témouchent. Certains automobilistes décidèrent carrément de rallier le chef-lieu de la wilaya pour partager cette liesse avec les supporters témouchentois, alors que le couscous continue de couler à flots à travers les quartiers de Aïn Témouchent et de ses environs.