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Ouyahia évoque le poids des lobbies
Le premier ministre justifie les LFC 2009 et 2010
Publié dans Liberté le 23 - 10 - 2010

Pour le Premier ministre, “l'enjeu n'est pas l'adhésion ou non à la démarche d'un gouvernement, mais le devenir de l'économie”.
L'intervention du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, jeudi à l'APN, dans le cadre de la présentation du bilan du gouvernement, a été, pour lui, “l'occasion de réagir sans polémique au discours critique, mais aussi alarmiste”, selon lequel “le gouvernement risque de priver l'Algérie de l'apport des investissements étrangers”, consécutivement à ses nouvelles orientations économiques mises en relief, notamment, par les deux lois de Finances complémentaires 2009 et 2010. “Certains prétendent que nous allons empêcher les investissements étrangers de venir, mais l'investissement étranger envers lequel l'Algérie ne cessera pas de multiplier ses appels, et qu'elle a tant revendiqués en contrepartie d'une très large ouverture de son marché, n'a pas encore été au rendez-vous”. Les chiffres de la Banque d'Algérie à ce propos en constituent une preuve tangible, estime le Premier ministre. En ce sens que “ces chiffres confirment que, hors hydrocarbures, l'Algérie a reçu moins de 500 millions de dollars d'investissements étrangers en 2005, et moins d'un milliard de dollars en 2007”. Il juge donc que les investissements étrangers en dehors des hydrocarbures “ne sont pas substantiels”. Il fera remarquer que les entreprises étrangères considéraient légitime de conserver l'Algérie au rang de marché très attractif, dès lors que ce dernier leur semblait acquis sans aucun effort. “Mieux, certains investisseurs étrangers, qui ont prospéré sur le marché local, ont d'abord été guidés par le gain spéculatif quitte à ignorer les autorités et la souveraineté de ce pays ou à tenter d'en violer les lois impunément”, dit-il avant d'expliquer que “la bonne croissance n'est pas dans l'économie de services si ces derniers n'ont pas de plus-value réelle pour le pays. Elle l'est encore moins lorsque la part des services dans la valeur ajoutée nationale découle surtout de l'activité d'importation”. Après avoir souligné que “près de 100% des importations du pays sont réglées avec des devises provenant des hydrocarbures qui sont la richesse de toute la Nation”, Ouyahia explique les options du gouvernement par “le devoir” de ce dernier de “veiller à la sauvegarde des fondamentaux de l'économie dans son ensemble”. Et de préciser que cette démarche “ne saurait s'inscrire dans la logique d'intérêts isolés ou de lobbies quels qu'ils soient”. Ouyahia répond-il ici à ceux qui estiment que les deux dernières LFC sont faites pour préserver les intérêts de lobbies locaux, quitte à priver le pays d'apports financiers extérieurs ? Ou veut-il surtout rassurer ceux qui craignaient que l'économie nationale soit massivement investie par les lobbies étrangers ? Et pour cause, ajoute-il, “l'enjeu n'est pas l'adhésion ou non à la démarche d'un gouvernement, mais le devenir de l'économie et de l'emploi, et la durabilité du bien-être aujourd'hui financé par le budget de l'Etat, et dont chacun tire profit. À long terme, l'enjeu en serait l'indépendance financière et donc la stabilité du pays”. Voilà pourquoi “le gouvernement en appelle à une union nationale pour le développement économique national”, dit-il. Toujours sur la question des investissements étrangers dans notre pays, le Premier ministre fera observer que “l'Algérie n'a pas besoin prioritairement de capitaux étrangers, mais elle est cruellement en manque de savoir-faire, de technologie, de management moderne et de partenaires à même d'ouvrir demain d'autres marchés à des productions en association”. L'Algérie offre à ceux qui sont disposés à l'accompagner dans son développement des avantages nombreux, assure Ouyahia avant de préciser qu'il s'agit, entre autres, d'”un marché solvable et important”, renforcé par une dépense publique d'investissement de plus de 280 milliards de dollars sur cinq ans et d'autres “avantages comparatifs certains”, en coût d'énergie, de main-d'œuvre qualifiée et même de charges fiscales inférieures à celle des pays développés. Cependant, en retour, “l'Algérie attend des investissements mixtes qui seront réalisés chez elle, le recours aux biens et aux services locaux, le développement du taux d'intégration nationale, le réinvestissement de la contrepartie des avantages fiscaux obtenus et la réalisation de balances en devises positives, d'abord par une substitution aux importations, et ensuite par une exportation de production sous leur propre label”. C'est pour valoriser les atouts nationaux que le code des marchés publics dispose que désormais, toute entreprise étrangère désireuse de soumissionner pour un contrat public de biens ou de services en Algérie, devra accompagner son offre d'une proposition de participation à la modernisation d'une entreprise algérienne.

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