L'Algérie exprime son étonnement face à des mesures de restrictions de circulation et d'accès au territoire français    Sonatrach signe un contrat avec Sinopec pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures à Hassi Berkane-Nord    Rebiga tient des rencontres avec plusieurs ministres et responsables nicaraguayens à Managua    Arkab examine avec le MAE nigérien les moyens de renforcer la coopération énergétique    Clôture des travaux de la première Assemblée générale ordinaire du CSJ pour 2025    Foot/ CAN-2026 féminine (éliminatoires/ 1er tour-retour) : l'Algérie domine le Soudan du Sud (3-0) et file au 2e et dernier tour    Les usines couvrent 42% des besoins du pays en eau potable    Elargir l'accès des enfants de la diaspora aux opportunités d'enseignement selon le programme national    Maroc : La classe politique entre l'emprise de l'argent sale et la complicité du Makhzen    L'Assemblée générale de l'ONU a adopté le projet de résolution américain    Le Parquet ouvre une enquête sur l'explosion dans l'enceinte du consulat russe    Le FBI et le Pentagone ne vont pas rendre compte au DOGE d'Elon Musk    Ooredoo participe à la 2ème édition du salon ECSEL EXPO 2025    Saihi reçoit une délégation du SNASFASP    Installation de la commission nationale de la protection des forêts pour l'année 2025    Un projet monumental aux portes des pyramides    Des trésors de La Mecque exposés à Bradford    Fidaï, compagnon de Fernand Iveton…    Le ministre de la Communication appelle la presse à faire preuve de professionnalisme    Les chaînes audiovisuelles appelées à présenter des programmes de qualité    Tindouf : Sonatrach accorde une aide de dix millions DA aux associations et clubs sportifs    Le football n'est plus football    Les Verts en stage de préparation à Fouka    Le ministre des Sports appelle la presse à faire front    Merad rencontre le Secrétaire d'Etat à la politique territoriale du Royaume d'Espagne    L'Algérie plaide à Genève pour l'application de l'accord de cessez-le-feu à Ghaza et pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    Algérie-Niger : des perspectives prometteuses pour l'avenir de la coopération bilatérale    Zaalani: la lutte de l'Algérie pour la défense des peuples colonisés découle de la Déclaration du 1e Novembre    HCI: Colloque sur la Finance islamique    Batna: mise en exergue des contributions du feu moudjahid Hadj Lakhdar durant la Révolution    Le président de la FIFA félicite Walid Sadi pour sa réélection à la tête de la FAF    Bouira : une caravane médico-sociale dans les zones rurales en prévision du mois de Ramadhan    Accidents de la circulation: 34 morts et 1641 blessés en une semaine    Merad visite le siège de la Direction générale du trafic du Ministère espagnol de l'Intérieure    APN : le ministre de la Culture présente l'état et les perspectives du secteur devant la Commission de la culture, de la communication et du tourisme    Le ministre des Sports appelle la presse nationale à faire front face aux attaques extérieures        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



“On cherche à se renouveler sur scène”
Aziz Sahmaoui à liberté
Publié dans Liberté le 26 - 09 - 2011

L'artiste qui signe avec University of Gnawa son premier album solo, revient dans cet entretien sur l'élaboration de cet opus, qui se veut un hommage au Tagnaouite, les différents thèmes qui l'interpellent et sur son expérience au sein de l'ONB et aux côtés de Joe Zawinul.
Liberté : Comment est né le projet (et l'album), University of Gnawa ?
Aziz Sahmaoui : Ce projet est arrivé assez tard, parce qu'auparavant, je m'étais investi dans d'autres formations. Et cela a fait que des morceaux sont nés bien avant l'ONB par exemple, mais qui sont restés et qui ont mûri, puis d'autres plus tard et d'autres plus récemment. C'est un choix je veux dire, c'est arrivé comme ça, c'est arrivé maintenant. Ça aurait pu sortir avant, mais je pense la principale raison était le fait que je me sois investi dans toutes les formations dans lesquelles j'avais joué. Cela a eu un avantage car j'ai pu écrire les textes tranquillement, les corriger. Certains sont arrivés vite, d'autres je les ai corrigés durant toute cette période, et cela a donné University of Gnawa dans la forme actuelle. Mais il y a une évolution sur scène. On cherche à se renouveler sur scène, à chaque fois. Il y a aussi, une invitation à un mélange avec le Sénégal (avec Mbalax sénégalais, avec le groove et les musiciens sénégalais), et cela a contribué à avoir ce son, à avoir ce groove. J'aime cette façon de se renouveler. Je n'aime pas avoir la bonne formule et l'exploiter toute ma vie. Par exemple, avec le titre, Elf Hila, c'était une façon pour moi de dire je suis algérien aussi. Le titre, “Tamtamaki”, qui est une composition, paraît très vieux mais il est récent. Il est dans les couleurs de Tagnaouite avec un côté rock, des guitares électriques au son saturé. J'aime donner de nouvelles couleurs.
Pourquoi “university” dans l'intitulé de l'album. Est-ce un hommage au Tagnaouite ?
ll C'est pour rendre hommage à Tagnaouite, à la musique des Gnawa ; c'est pour l'embellir. Aujourd'hui, tout le monde s'y intéresse ; il y a beaucoup de musiciens qui s'y intéressent, et on est en train de donner un son convenable digne d'être écouté un peu partout dans le monde. Les fusions aussi contribuent à avoir accès à cette musique. Quand je dis University of Gnawa, c'est parce que la musique gnawa est sortie de la “lila”, du rituel, en partant sur scène, sur les grandes scènes internationales. Et les Gnawa sortent aussi, ils sont un peu partout dans le monde. C'est vrai que cette musique n'était pas écrite, mais maintenant elle l'est. Il y a des textes qui sont écrits, répétés, et il y a des fusions très réussies, d'où Université of Gnawa. Je voulais rendre hommage au Tagnaouite et l'élever à un autre rang. Elle est toujours belle, toujours mystique, spirituelle mais autrefois, c'était la musique des pauvres. Avant, le gnaoui c'était un pauvre qui faisait “Krima”, c'est-à-dire qu'il jouait dans les rues pour vivre et acheter le sacrifice. Maintenant, ils roulent en Mercedes (rires). Cela a beaucoup évolué. Encore une fois, University of Gnawa, c'est pour rendre hommage au tagnaouite. Nous sommes dans cette école, une université d'où cette recherche. Ça se développe, ça n'arrête pas d'évoluer.
Tout au long de votre parcours, il y a eu plusieurs collaborations avec des artistes de renoms, mais il y a deux expériences marquantes : l'ONB et Joe Zawinul…
Au sein de l'ONB, nous nous sommes retrouvés dans notre langage, notre culture maghrébine. Nous sommes avons communiqués avec ce langage. Il y a eu une évolution, un travail, une expérience. Nous avons tourné pendant presque cinq ans, à travers le monde. Certainement, dans ces voyages, il y a eu un fruit, car c'était une terre fertile qui a donné beaucoup de belles choses. C'était carrément un style l'ONB. Quand nous sommes arrivés en 1995, cela a révolutionné tous les autres genres. C'était quelque chose de très fort, tout le monde s'intéressait à ce que faisait l'ONB, les salles étaient pleines, c'était complet bien avant les spectacles un peu partout dans le monde. Une très belle expérience. Puis par la suite, il y a eu Maghreb and friends, puis Joe Zawinul. Et encore une fois, c'était par le biais du langage de notre culture, la musique maghrébine. Joe Zawinul, c'était quelqu'un qui saluait la beauté de la musique, qui était au service de la musique. Cette expérience c'était juste un langage pour se mélanger musicalement à d'autres musiciens, d'autres musiques.
Dans l'album et bien que les morceaux soient rythmés, on dénote dans les textes une certaine forme de tristesse. Êtes-vous interpellé par ce qui vous entoure ?
Je suis très sensible à ce qui m'entoure, la vie, la naissance, le départ, l'au-delà, etc. Je suis très sensible à cela ! Chaque morceau dans l'album a vraiment une histoire particulière et propre à lui, d'où cette tristesse peut-être. Mais des fois, ce sont des tristesses ou des joies sans raison, juste une ivresse d'amour qui parle, une situation qui créée un mot ou un texte. Cela provient et surgit de nous-mêmes, et de la réalité avec le côté rêveur – je suis un rêveur aussi.
Invité par le Centre culturel français d'Alger, Aziz Sahmaoui se produira jeudi soir à 19h à la salle Cosmos de Riadh El-Feth. Prix du billet : 200 DA.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.