Les candidats de ces partis (RCD, PT, FLN, RND, Jil Jadid et Ennahda) se sont rassemblés hier devant le siège de la mairie d'Alger pour attirer l'attention des citoyens sur le risque de détournement de leur voix. Des candidats d'Alger-Centre de 6 partis politiques (RCD, PT, FLN, RND, Jil Jadid et Ennahda) ont décidé de mettre en place une alliance pour faire barrage à une éventuelle fraude électorale qui pourrait entacher les élections du 29 novembre prochain au niveau de leur commune. “Il y a une alliance entre les six partis politiques pour surveiller les urnes. Il est vrai que cette action ne peut que limiter les dégâts car le processus électoral est très complexe", assure Salah Benmekki, tête de liste RCD lors d'un sit-in organisé par les candidats des six partis, à la place Emir-Abdelkader juste en face du siège de l'APC d'Alger-Centre. “Il y a consensus entre les six partis pour contrôler ensemble les 193 bureaux répartis sur 21 centres de vote", appuie Samir Touabi, 2e sur la liste FLN et président de la Ccisel avant d'ajouter : “Les partis coalisés ont-ils assez de militants pour contrôler autant de bureaux ? On a la volonté de faire le maximum et on fera ce qu'on peut pour limiter la fraude. Ils ont l'habitude de frauder." Une heure et demie durant, les candidats des partis ont scandé des slogans antifraude ; “Djazair hourra democratia (Algérie libre et démocratique)", “Y'en a marre de la fraude" ; “Le peuple veut des élections honnêtes et en finir avec la fraude". Pourquoi cette décision des partis d'investir à nouveau la rue après l'avoir fait jeudi dernier ? “Devant les blocages et absence de réponse de la part de l'administration, nous avons décidé de recourir à nouveau à l'action de rue pour attirer l'attention de tous les citoyens et de l'opinion publique sur la fraude", explique encore Salah Benmekki. “Les doléances formulées par les partis politiques (encadrement des bureaux et centres de vote, éloignement de certains fraudeurs notoires, etc.) ne sont pas satisfaites par l'administration. Nous demandons des élections libres et honnêtes et nous sommes prêts à accepter le verdict des urnes et à travailler avec l'équipe qui sera élue par la population dans le but de doter notre commune d'une assemblée stable et homogène", insiste la tête de liste FLN, Meftah Mimoun. “Nous avons une seule revendication : des élections honnêtes. Jeudi dernier, nous avons organisé un rassemblement et un candidat d'un parti est venu avec des voyous pour le contrer. C'est une preuve concrète puisqu'il s'est senti visé", affirme Samir Touabi. Le même refus de voir la volonté populaire détournée est signifié par le Dr Amokrane, un transfuge du FFS, et Sofiane Djillali, tête de liste d'APC de Jil Jadid. “Nous sommes ici pour revendiquer notre premier droit politique : le libre choix des citoyens pour désigner leurs représentants. Nous avons remis nos doléances, mais malheureusement elles sont ignorées par l'administration. La tentative de fraude est déjà une violence et une forme de hogra qui ne peut qu'engendrer une autre violence. Nous sommes des politiques, nous sommes pour le combat pacifique et démocratique. Nous appelons à un changement pacifique, responsable et dans la sérénité", soutient-il. A. C.