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115e partie
Entre le marteau et l'enclume
Publié dans Liberté le 06 - 08 - 2016

Résumé : Meriem et ses enfants sont heureux d'être à la ferme. Taos les accueille à bras ouverts. Après une bonne nuit de sommeil, la jeune femme se lève et se rend dans la grande salle où elle retrouve Houria. Cette dernière n'avait pas changé son comportement envers elle.
Meriem fait la moue :
-Tu ne changeras donc jamais avec tes superstitions ?
-Le mauvais œil existe bel et bien. Ce n'est pas toi qui me feras changer d'avis.
Meriem hausse les épaules :
-D'une façon ou d'une autre, tu continues à me chercher des noises, Ma Houria. Je ne suis ici que pour deux jours, et je pensais que, du moins, tu ferais semblant d'être contente de me revoir ici avec les enfants.
-Je ne suis pas du tout contente de te revoir ma chère belle-fille. Ton père me tourne le dos depuis des années. Il m'a pris Aïssa, et je me suis retrouvée aussi seule qu'un radeau abandonné sur une rive. Et tu veux que je sois heureuse de revoir la fille de l'homme qui m'a rendu la vie amère et continue de m'humilier...
-Cet homme dont tu parles se trouve être aussi le père de ton fils et a tous les droits sur lui. D'ailleurs, il ne voulait que son bonheur en le gardant auprès de lui à Paris. Ne trouves-tu pas que c'est grâce à papa que mon jeune frère Aïssa a réussi dans ses études ? Il est déjà médecin, et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.
Houria secoue la tête :
-On dirait que nous n'avons pas d'école ici chez nous. Aïssa aurait bien pu réussir dans son pays.
-Je suis d'accord avec toi mais un garçon a fort besoin d'avoir son père auprès de lui pour affiner son éducation. Ici au village, aussi couvé qu'il était par toi, il n'aurait peut-être pas pu aller plus loin que le collège. Par contre, avec papa qui le suivait à la baguette, il a vite compris qu'il n'avait pas intérêt à badiner avec sa scolarité.
Houria se lève les mains sur les hanches :
-Ma parole ! Tu oses encore me tenir tête Meriem. Je pensais qu'étant maman, tu comprendrais mieux mes motivations envers Aïssa, mais je vois que tu donnes toujours raison aux autres (elle lance un regard de défi à Taos). Ton père, ton mari, ton frère, tes enfants, et j'en passe.
Même envers Daouia, tu as plus de considération qu'envers moi, ta belle-mère. Meriem tire une chaise et se verse un café :
-Ma Houria, je suis venue pour faire le vide en moi, et humer l'air pur des montagnes. Si tu n'es pas contente de me revoir à la ferme, tu n'as qu'à t'enfermer dans ta chambre, comme à tes habitudes.
Choquée par les propos directs de sa belle-fille, Houria relève la tête dans un air de défi et se diriga vers sa chambre où elle s'enferme à double tour.
La journée printanière incitait à la promenade au grand air. Meriem demande à Taos de l'accompagner pour un tour à travers les champs. Sa belle-mère met quelques sandwichs, des fruits et du café dans un panier, et s'empresse de la suivre. Elle marchent un moment à travers la verdure, puis escaladent un sentier escarpé, que jadis quelques chasseurs empruntaient pour chasser le sanglier et autres bêtes sauvages. Taos était essoufflée. Prenant de l'âge et de l'embonpoint, elle avait perdu son agilité de jadis et suivait difficilement Meriem. Cette dernière, se rendant compte enfin de la peine de la vieille femme à la suivre, s'arrête et lui tend sa main :
-Excuse-moi, Yemma Taos. Je ne suis qu'une égoïste qui marchait devant en rallongeant mes pas sans penser à me retourner.
Taos reprend son souffle et secoue la tête :
-Non. Tu n'es pas égoïste Meriem. C'est moi qui n'ai plus la force de mes vingt ans. Je suis désolée d'interrompre ta promenade pour quelques minutes.
Meriem dépose le panier qu'elle portait, et étale un tapis en paille sur l'herbe drue :
-Viens. Assieds-toi là, nous
allons déjeuner et discuter comme deux grandes dames.
Sa belle-mère ne se le fera pas répéter. Elle s'assoit, et tire un mouchoir de son corset pour s'essuyer le visage :
-Il fait déjà chaud. Nous sommes à peine au printemps. Qu'en sera-t-il en été ?
Meriem sourit :
-Printemps ou été, nous devrions vivre chaque saison telle qu'elle se présente.
Elle ouvrit le panier et prend un sandwich :
-Nous allons d'abord manger, ensuite nous discuterons.
-Nous pourrions faire les deux choses en même temps. De quoi veux-tu donc m'entretenir ?
-Heu. Le sujet va te paraître un peu bizarre, Yemma Taos.
-Hum. De quoi s'agit-il ? Quelque chose ne va pas entre toi et Hakim ?
-Non. Tout va bien entre nous grâce à Dieu.
Elle mord dans son sandwich puis se verse un verre d'eau avant de poursuivre :
-Il y a quelque jours, mon fils Kamel se faisait agresser par un grand jeune homme. Malek m'ayant mise au courant, je me suis rendue à l'école pour voir ce qui se passait...
Elle se tait et boit d'une traite son verre d'eau, puis reprend :
-Le jeune homme était là. Il paraissait inoffensif et avait l'air d'être quelqu'un de très doux. Ce qui m'avait intriguée au plus haut point. Lorsque je me suis approchée de lui, il a tenté de fuir, je l'ai retenu et je l'ai sermonné. Il m'a alors juré qu'il ne voulait aucun mal à Kamel.
(À suivre) Y. H.


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