Résumé : Hichem arrive et trouve les deux femmes en train de palabrer. Contre toute attente il est plutôt consentant à prendre quelques jours de repos et donne le feu vert à sa fille pour choisir leur destination. Faïza s'écrie : -Pas de si tôt tout de même, j'ai encore des choses à faire... -Quelles choses ? -Je dois nettoyer la maison, mettre de l'ordre dans les armoires, faire des courses et… Sadjia lève une main pour l'interrompre : -Tu n'auras rien à faire qu'à préparer tes bagages. Le reste ne compte pas. Tu auras largement le temps à ton retour pour faire ce qui te plaira… -Mais je… Hichem lève à son tour une main : -Arrête donc avec tes chichis Faïza. Nous devrions penser à nous détendre et à prendre du bon temps. Ton ménage et tes courses pourront attendre. -Qui va donc s'occuper de Faouzi et de Naïm ?... -Moi, lance Sadjia. Je vais faire leur chambre et m'occuper des repas. -Mais…Tu travailles ! -Et alors ? Les femmes qui travaillent font aussi le ménage et la cuisine. N'est-ce pas ? Faïza hésite, puis lance : -Oui… Heu… Mais je ne suis pas pour autant rassurée. -Merci pour ta confiance maman. Un peu confuse, cette dernière rétorque : -Ne prends pas les choses du mauvais côté Sadjia. Je... Je voulais juste te démontrer que je me suis toujours occupée moi-même des miens. -ça on le sait. C'est pour cela d'ailleurs que je te conseille de baisser un peu ta garde et de penser à toi. Hichem se lève : -Fais ce que tu veux ma fille. Moi je suis impatient de m'évader… Il monte dans sa chambre et laisse les deux femmes ensemble. Sadjia affiche une moue : -Franchement maman, tu nous donnes du fil à retordre. Les garçons arrivèrent l'un après l'autre. Naïm qui préparait un examen s'enferme immédiatement dans sa chambre et demande à sa mère de ne pas le déranger. Comme à ses habitudes, lorsqu'il est absorbé dans ses études, Faïza lui faisait monter son dîner et le laissait vaquer à ses occupations. Faouzi, par contre, discutait à bâtons rompus avec Sadjia. Il venait de traiter une importante affaire immobilière, et n'était pas mécontent de la tournure que prenaient ses affaires. -À ce rythme, tu deviendras bientôt milliardaire, le taquine la jeune fille… Il hausse les épaules : -Peut-être. Mais dans les affaires, on n'est jamais sûr de rien. La chance peut tourner dans tous les sens. Et souvent dans les moments où l'on s'attend le moins, elle peut nous faire faux bond… Sadjia lui tapote le bras : -Je te souhaite bonne chance mon cher frère. Heu… Je pensais justement te mettre au courant d'un projet qui me tient à cœur. -Oui. Je t'écoute… (À SUIVRE) Y. H. [email protected] Vos réactions et vos témoignages sont les bienvenus.