Le président de la République reçoit le ministre français des Affaires étrangères    Air Algérie: lancement du vol inaugural Alger-Abuja    Journées Cirta du court-métrage à Constantine: la 1e édition du 12 au 15 avril    Attaf reçoit son homologue français    De Mistura aux Camps de réfugiés: le droit des Sahraouis à l'autodétermination réaffirmé    Film sur l'Emir Abdelkader : le ministre de la Culture et des Arts insiste sur la qualité internationale et le respect des délais    Etats-Unis : manifestation devant la Maison Blanche contre l'agression génocidaire sioniste menée à Ghaza    Une liaison hebdomadaire vers les ports d'Alger et de Béjaïa durant la prochaine saison estivale    Reprise du dialogue algéro-français    Saisie de deux kilos de kif et de cocaïne    Le PCF exige l'application de la loi    Pourra-t–elle contribuer à une relation apaisée entre l'Algérie et la France ?    Sansal ou l'espionnage plumitif au service de l'ancienne puissance coloniale ?    Aménagements annoncés à Belacel    Des entreprises mises en demeure    Avec Macron la guerre en Russie m'attend, m'atteint, m'éteint    Kevin De Bruyne est-il le meilleur joueur de l'histoire de Manchester City ?    Projets de réalisation de chambres froides    L'Algérie dépose un dossier d'inscription auprès de l'Unesco    150e Assemblée de l'UIP: Boughali préside une réunion de coordination pour unifier la position arabe et africaine autour de la clause d'urgence    Athlétisme/Lancer du marteau: l'Algérienne Zahra Tatar signe un nouveau record national (70.82 mètres)    La présidente de l'ONSC reçoit des représentants de plusieurs associations nationales et locales    Anniversaire de la mort d'Amirouche et de Si El Haoues, une occasion pour se remémorer le message des chouhada afin de préserver l'unité de l'Algérie    OPEP+ : Arkab participe à la 59e réunion du JMMC    Saihi examine avec le DG de l'OMS les moyens de renforcer la coopération sanitaire    Rebiga s'entretient avec plusieurs ministres et responsables d'organisations internationales    Le «macronisme» ou la fin inéluctable des régimes anachroniques et du mythe néocolonial français    Les Usmistes ont toutes les chances de jouer la demi-finale    Les leaders des deux grLes leaders des deux groupes face à leur destinoupes face à leur destin    « Toutânkhamon, l'exposition immersive »    L'engagement de l'Etat algérien à répondre aux exigences dans le secteur de la santé souligné    Statut et régime indemnitaire des corps de l'Education: reprise des réunions ministère-syndicat    Foot/ Amical : Suède-Algérie le 10 juin à Solna (FAF)    Classement Fifa: l'Algérie 36e mondial, gagne une place    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les résidents menacent de débrayer
CHU d'Oran
Publié dans Liberté le 03 - 12 - 2007

Depuis la fin novembre, le conflit ouvert opposant les résidents du CHU Oran à l'administration et à la faculté de médecine n'a encore trouvé aucune solution malgré la venue de représentants du ministère de la Santé, la semaine dernière. Dès lors, ce statu quo pousse aujourd'hui les résidents à annoncer un mouvement de protestation, qui prendra la forme d'un refus de suivre tous les stages pratiques à compter du 10 du mois en cours, et ce, au niveau de la quasi-majorité des services du CHU Oran ainsi que les autres services et structures extra-CHU Oran comme l'ophtalmologie, la pédiatrie. Soit plus de 500 résidents en tout sont concernés. N'étant pas constitués en syndicat du fait de leur statut, juridiquement ces derniers ne peuvent évoquer le mot “grève”, ce qui ne les empêche pas de se mobiliser jusqu'à la “satisfaction de nos droits c'est-à-dire la levée de suspension des 5 résidents et la non-obligation de faire des gardes aux UMC, et la fin des brimades et autres pressions” qu'ils subissent depuis le début du conflit, comme nous l'ont expliqué plusieurs d'entre eux. “Nous avons été plusieurs pour demander une attestation d'inscription afin de renouveler nos sursis militaires, on ne nous l'a pas donnée, d'autres collègues attendent depuis des semaines le O.K. pour leur transfert, là aussi aucune réponse. C'est inadmissible, c'est de l'intimidation maquillée”. Et de poursuivre : “Nous avons consulté un avocat qui nous a confirmé la justesse de notre position !” Pour rappel, 5 résidents du CHU Oran ont été suspendus par le conseil de discipline, le 18 octobre dernier, pour une durée d'un mois, pour avoir refusé d'assurer des gardes aux urgences médico-chirurgicales (UMC).
Ce sont plus d'une vingtaine de résidents qui ont été destinataires d'avertissements, pour les mêmes motifs, et qui donc se trouvent à leur tour menacés de suspension. Dès le début, les résidents ont contesté des irrégularités dans le fond et dans la forme de cette affaire, s'appuyant sur des textes réglementaires, disent-ils, leur donnant raison. Ces derniers expliquent qu'il est inconcevable que des résidents de 9 spécialités (Anapat, la rhumatologie, l'épidémiologie, etc.) pour lesquelles il n'y a pas d'urgences soient contraints de faire des gardes d'urgence médicale qui sont “vitales”. Du côté de l'administration et de nombreux professeurs du CHU Oran, le discours est diamétralement opposé et non moins direct puisque, nous dit-on, “ce sont des étudiants en médecine et donc il va bien falloir qu'ils travaillent et assurent des gardes pour se confronter aux malades… Ils veulent devenir médecins sans se fatiguer !” La direction du CHU Oran nous a précisé que ces résidents ne se seraient pas seuls aux urgences, mais avec un médecin spécialiste.
Enfin, chaque partie campe sur ses positions, mais dans ce conflit les résidents soulèvent un problème souvent passé sous le silence, c'est-à-dire celui du rapport entre ces derniers et leurs encadreurs dans les services ainsi que la question de l'organisation des soins, car au bout de la chaîne, il ne faut pas perdre de vue qu'il y a des patients et pour qui le diagnostic vital, notamment dans les services d'urgences. Affaire à suivre.
F. Boumediene


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.