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Appels à l'ingérence ou la mise à mal de la souveraineté nationale
Publié dans La Nouvelle République le 26 - 04 - 2011

Le changement, d'accord, tout le monde en convient ! Oui, mais à quel prix ? Les appels sibyllins et non moins irresponsables de certaines figures de l'opposition pour une ingérence étrangère dans nos affaires intérieures s'énoncent avec plus de clarté. Certains en seraient amenés à pactiser avec le diable.
En effet, le décryptage de certains propos ou encore de certains titres de Une de presse ne laissent planer, désormais, aucun doute. Une chose est sûre : ces suppliques ne resteront pas sans échos. Et surtout pas, par ici, au pays de Jugurtha où «un traître est un traître» quels que soient ses subterfuges. En réalité, la souveraineté du pays ne peut être battue en brèche que par ceux qui, aux yeux des Algériens, ne peuvent être, à la fin, que de vils renégats. Le peuple algérien, à la résistance plusieurs fois millénaire, saura, en effet, vite trouver la parade à ces gesticulations vouées d'avance à l'échec. Il apportera, comme à son accoutumée, la réponse la plus adéquate à ces sollicitations, du reste, malvenues. Avec le recul, chacun sait à présent que les déboires des décennies dites rouges ou noires qu'a eu à surmonter le pays sont justement le fait de ces interventions étrangères aussi inopportunes qu'importunes. Il n'y a qu'à se rappeler la sévérité avec laquelle était jugée l'économie nationale par les agences de notation dont notamment la Coface française. L'Algérie était alors au bord de l'asphyxie financière. L'affaire de l'Airbus d'Air France survenue sur fond d'intrigues a vite entraîné les autres compagnies étrangères à déserter le ciel algérien. L'intrusion ensuite de faux débats chez l'ancienne puissance coloniale ainsi que de la formule insidieuse du «qui tue qui» fera des ravages dans l'opinion internationale quant à la crédibilité de nos institutions. Sans compter l'arrêt du processus électoral qui a été considéré, sans ambages, comme un acte résolument «anti-démocratique». «L'ennemi d'hier est l'ennemi d'aujourd'hui» On se souvient enfin du fameux impératif : «il faut…» lancé par le chef de l'Etat français qui sera suivi par de multiples mesures de rétorsion. Feu Mohamed Boudiaf, du haut de son expérience militante, avait vite perçu la manœuvre. «L'ennemi d'hier est l'ennemi d'aujourd'hui», avait-il averti. Pour leur part, les opposants islamistes seront accueillis à Paris et dans d'autres capitales occidentales, les bras grands ouverts. Le modus-operandi de la subversion et le mode de fabrication de bombes leur étaient largement disponibles notamment sur des sites hébergés en métropole. Courtisés par ceux-là mêmes qui prêchent aujourd'hui l'islamophobie, les militants islamistes ont longtemps été instrumentalisés à outrance par les officines étrangères au même titre, d'ailleurs, que certains officiers félons convertis dans la littérature foncièrement anti-algérienne. Le procès intenté à grands fracas contre l'ancien ministre algérien de la Défense sur les rives de la Seine illustre d'une manière on ne peut plus claire l'intention manifeste de certains nostalgiques de l'Algérie française de vouloir en découdre avec l'armée algérienne qui leur avait donné naguère tant de fil à retordre. «Le colonialisme est un mauvais élève», disait le général Giap. On ne croyait pas si bien dire. Car ce n'est pas pour rien que l'on cherche désespérément à impliquer l'Algérie dans le conflit libyen. Quoi qu'on en dise, face à un environnement aussi hostile, l'Algérie a réussi, malgré tout, à dépasser tous ces obstacles, à maintenir le cap et même à marquer parfois des points. N'en déplaise à certains, on y parle même aujourd'hui de réalisations. Certes, le pays est toujours en chantier alors que sa souveraineté est mise à mal, de jour en jour, par les tenants du chaos, des extrémistes de tout bord et de tout poil. Pourtant, le changement en Algérie, tout le monde est d'accord. A commencer par le pouvoir, lui-même. Il reste seulement à définir les modalités pour une transition la plus soft possible. Aussi, les appels à l'ingérence ne peuvent être perçus ici que comme un casus belli qui pourrait engendrer une nouvelle chasse aux sorcières dont on se passerait volontiers. Car au pire, on veut nous emmener vers une guerre civile. Et ça, ça ne marchera pas ! Larbi Balta

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