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Mohamed Cherif Abbas : «Les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes du colonialisme»
Publié dans La Nouvelle République le 31 - 10 - 2012

Dans un entretien à l'APS la veille de la célébration du 58e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954, le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, a affirmé que les Algériens voulaient «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français».
Le ministre des Moudjahidine a indiqué qu'au «regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l'esprit même des générations qui n'ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre». Il estime que la «reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 est d'abord politique vu la manière dont elle été conçue», considérant à cet égard que le message du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à son homologue français à l'occasion de la fête nationale de son pays était «noble dans son contenu, explicite et profond dans son approche», soulignant la nécessité de rester dans les termes de ce message qui laisse entendre en substance que «chaque partie a conscience de ce qu'elle attend de l'autre et de ce que l'autre attend d'elle». Il a, par ailleurs, affirmé que «le gel de la reconnaissance de la qualité de membre de l'Armée de libération nationale obéit à une décision du 9e congrès de l'Organisation nationale des moudjahidine datant de 1996 et qui a clos définitivement le dépôt de demande de reconnaissance de la qualité de membre». «Il s'agit d'une décision souveraine que le ministère des Moudjahidine se doit de respecter et d'appliquer», a insisté le ministre. La reconnaissance de la qualité de moudjahid s'est poursuivie depuis 1962 tant au niveau des commissions communales, régionales ou de wilaya qu'au niveau des commissions nationales de reconnaissance ou des commissions de recours. Cette reconnaissance a été gelée par décision du 9e congrès de l'ONM en 1996. Selon la législation, le ministère en tant qu'institution administrative, n'est pas habilité à reconnaître la qualité de moudjahid. Sa mission en tant que structure administrative a été limitée à l'application des droits et privilèges des ayants droit induits par cette reconnaissance. La législation algérienne avait défini les critères et les conditions devant être réunis pour prétendre à une reconnaissance de la qualité de moudjahid. En effet, selon la loi sur le moudjahid et le chahid, le demandeur de la reconnaissance de la qualité de moudjahid doit avoir participé à la guerre de libération nationale, de manière effective, permanente et sans interruption. «L'Etat a donc clos ce dossier et nous sommes en train d'examiner les droits des moudjahidine et leurs ayants droit dans le respect de leur dignité», a-t-il indiqué. Le ministre des Moudjahidine a annoncé le lancement prochain de la production de deux films sur deux symboles de la Révolution qui sont Mohamed Larbi ben M'hidi et Lotfi Boudghène. Concernant les mesures financières prévues par le projet de loi de finances au profit des moudjahidine et ayants droit, le responsable a affirmé que «les pensions de moudjahidine et autres questions y afférentes ne relèvent pas toujours de la loi de finances». «Il y a des mécanismes et mesures adoptés hors de ce contexte comme les décrets exécutifs et autres», a-t-il soutenu. A une question relative à l'exigence des enfants de chouhada d'application de la loi sur le moudjahid et le chahid, le ministre a relevé que l'application de «certaines clauses relatives à la protection sociale ont été appliquées à travers des textes réglementaires comme la gratuité ou la réduction du coût des transports, et le droit à la promotion de deux catégories dans la carrière professionnelle pour les enfants de moudjahidine et les enfants et veuves de chouhada et l'intégration des années de participation à la guerre de libération dans le comptage des années de travail pour «l'évaluation des pensions de retraite». «Pour d'autres articles, l'application se fait graduellement, notamment pour les invalides, les veuves et ayants droit de chouhada et ou ayants droit de moudjahidine comme le transfert de la pension de veuve de chahid après le décès qui, bien qu'intervenant tardivement, enregistre un classement de dossiers répondant aux critères avec effet rétroactif depuis 2008», a-t-il ajouté. En réponse à l'attachement de la famille révolutionnaire et de la société civile à des excuses de la France pour les crimes commis contre le peuple durant la période coloniale, le ministre a souligné qu'«au regard des affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction et compte tenu de leur impact dans les esprits même des générations qui n'ont pas vécu cette période, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre». Concernant les mesures adoptées pour le recouvrement des archives nationales détenues par les autorités françaises, le ministre a considéré que l'initiative française d'en restituer une partie aux autorités algériennes ne représentait «rien du tout». La décision de proroger leur classement de vingt autres années, après les cinquante prévues initialement, «n'est qu'un subterfuge pour empêcher les générations postindépendance de connaître le colonialisme sous son vrai jour», a-t-il soutenu. M. Mohamed Cherif Abbas a affirmé également que l'objectif sublime de la guerre de libération était celui de l'indépendance du pays et le recouvrement de la souveraineté nationale. «L'objectif sublime de la guerre de libération est celui de l'indépendance du pays et le recouvrement de sa souveraineté, objectif pour lequel nous avons versé un lourd tribut», a-t-il déclaré. «D'autres objectifs ont été tracés par les pionniers de la révolution pour l'avenir de l'Algérie postcoloniale», a encore fait savoir le ministre. Rappelant que les premières années de l'indépendance étaient aussi rudes que celles de la lutte menée par le peuple algérien pour l'indépendance, le ministre s'est félicité des réalisations grandioses accomplies dans ce cadre en dépit de moyens matériels et humains insuffisants comparés aux «séquelles de la guerre et du génocide à grande échelle pratiqué contre le peuple, les effets de la politique de la terre brûlée, des mutilations et d'autant de crimes indicibles perpétrés». Il a estimé que «le cinquantenaire de l'indépendance nous permet sans doute de faire une halte devant ce haut qualitatif qui marque un parcours de cinquante ans d'exploits à tous les niveaux». «Le travail se poursuit encore pour le parachèvement du processus de développement du pays et la prise en charge des attentes des citoyens», a-t-il ajouté.

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