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Les inquiétudes justifiées de Karim Djoudi
Publié dans La Nouvelle République le 14 - 05 - 2013

Selon l'Opep, les prix du baril de pétrole ont connu un recul, perdant 6,20% en avril par rapport au mois de mars. Au mois d'avril, le brent a atteint 102,17 dollars le baril contre 108,37 dollars au mois de mars.
Le pétrole brut américain a perdu 0,90% en moyenne, il est passé de 92,87 à 91,97 dollars le baril. Ce recul des prix s'explique par une situation fragile de l'économie mondiale, conjuguée à des perspectives d'une croissance modérée de la demande, une augmentation de la production et des stocks élevés. Cette baisse des prix du baril de pétrole s'est répercutée sur l'excédent de la balance commerciale de l'Algérie durant le premier trimestre de l'année 2013. Durant cette période, les exportations ont enregistré une baisse de plus de 2%, passant de 20,30 milliards de dollars durant le premier trimestre de l'année 2013 contre 20,72 milliards de dollars durant la même période de l'année 2012. Durant cette même période, les importations ont enregistrées un bond significatif en enregistrant une hausse avoisinant les 19%, passant de 10,66 milliards de dollars durant le premier trimestre de 2012 à 12,67 milliards de dollars durant le premier trimestre de l'année en cours. En clair, l'Algérie a perdu des recettes en devises avoisinant les 2,5 milliards de dollars durant le premier trimestre de l'année 2013 comparativement avec la même période de l'année écoulée. Ce qui représente un manque à gagner du Trésor public d'un montant de 150 milliards de dinars. Cette conjoncture énergétique internationale défavorable fait régulièrement réagir notre ministre des finances, Karim Djoudi. Ce dernier, qui est plus un technocrate qu'un politique, ne rate aucune occasion pour défendre le principe de la prudence budgétaire. Et les craintes du premier argentier du pays sont largement justifiées au regard du lourd déficit budgétaire enregistré en 2012. Selon les chiffres du Trésor public, un déficit de 3 281 milliards de dinars (plus de 44 milliards de dollars) a été comptabilisé en 2012, soit 21% du PIB. Un chiffre en hausse de 33% par rapport à 2011. Un déficit aggravé par une hausse remarquable des dépenses de fonctionnement en 2012, destinée à prendre en charge les augmentations salariales. Pour l'année 2013, il serait difficile pour les finances publiques de supporter un tel niveau de déficit budgétaire. Ceci, pour la simple raison que le prix moyen du baril de pétrole pour l'année 2013 serait inférieur à celui de 2012. Des recettes en baisse des exportations des hydrocarbures se répercuteront inévitablement et d'une façon négative sur les recettes budgétaires de l'Etat. Et un lourd déficit budgétaire entrainerait automatiquement une dévaluation du taux de change du dinar, une inflation incontrôlée et une hausse des taux d'intérêts bancaires. Conséquences de cette gestion irrationnelle de l'économie algérienne, un effondrement de la croissance économique, mise en difficulté des entreprises productrices des biens et des services et aggravation du taux de chômage. Pour ceux qui sont conscients de la grande fragilité de l'économie algérienne largement dépendante des recettes d'exportations des hydrocarbures, les craintes de Karim Djoudi sont largement justifiées. Il est temps pour le gouvernement de sortir de l'actuelle gestion populiste et démagogique des affaires du pays en optant pour une nouvelle plus réaliste et rationnelle. Mais cette nouvelle phase qualitative de gestion de l'économie nationale doit inévitablement passer par l'émergence d'un gouvernement légitime.

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