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Qui est Abdelhakim Belhaj, le nouvel homme fort ?
Publié dans La Nouvelle République le 10 - 05 - 2014

Les islamistes libyens se préparent aux prochaines élections du Congrès général national (CGN), le parlement, prévues en juin. Certains d'entre eux espèrent une percée, à commencer par Abdelhakim Belhaj, ex-djihadiste et ex-responsable du Groupe islamique du Combat en libye (GICL) créé sous Kadhafi pour combattre le régime et imposer la charia. Belhaj est venu à Paris, la semaine dernière pour «vendre» sa candidature. Il se déclare démocrate et prétend n'avoir aucune milice. Peut-on vraiment le croire ?
Candidat malheureux aux élections législatives de juillet 2012, son parti El Watan n'a obtenu aucun siège, Abdelhakim Belhaj compte bien, cette fois-ci, réussir, lors des nouvelles élections du Parlement qui doivent en principe -rien n'est, en effet, encore fixé- se tenir en juin. Il espère que la population libyenne usée, en proie à l'insécurité, et aux différentes fatwas, est enfin prête à s'en remettre à lui. A cette fin, cet ex-djihadiste, et ex-responsable du Groupe islamique du Combat en libye (GICL) a trouvé utile de venir à Paris, le 30 avril, dans les locaux de l'IRREMO (l'Institut de recherche et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), grâce à l'association franco-tunisienne, Uni*T, qui doit prochainement traduire un livre de l'islamiste tunisien Rached Ghanouchi, responsable d'Ennadha. A cette occasion, il tenté de convaincre son auditoire, qu'il était «un démocrate», tout en affirmant, qu'il n'avait «aucune milice», considérant les milices «hors la loi». Réussira t-il son pari ? Liens avec les milices En tous les cas, il est utile de rappeler sommairement - la liste est longue - que Abelhakim Belhaj est à la tête du Conseil militaire de Tripoli, lequel regroupe de nombreuses milices islamistes composées de nombreux ex-djihadistes et d'islamistes, et de milliers d'hommes : La brigade Al Nawsi, le noyau dur de Belhaj qui occupe l'ancienne base aérienne de Mitiga ; La Brigade du Renforcement sécuritaire ; Les brigades révolutionnaires de Tripoli ; La Brigade des martyres de Tripoli située dans les anciens camps de Tajoura; La brigade d'Al Bourkan dans le quartier de Jansour. Certes, il a annoncé qu'il se retirait de ce Conseil, en mai 2012, soit deux mois avant les élections législatives de juillet 2012. Or, il s'y est maintenu. D'ailleurs, comment Belhaj peut-il raisonnablement prétendre être actuellement l'homme fort, l'incontournable de la Libye sans s'appuyer sur des milices dans une Libye où règnent justement les milices ? Il «garde» de nombreux ex-Kadhafistes, de façon officieuse. Jusqu'à présent aucun ministre de la Justice ne connait le sort qu'il leur est réservé. Lors de l'été 2013, ses milices ont intégré une Alliance à laquelle ont participé de nombreuses milices, dont celles de Misrata, avec lesquelles elles avaient fait alliance pour bouter les milices de Zentan, hors de Tripoli, et qui a été heureusement stoppée. Tripoli a échappé à un carnage. Ses milices ont participé à Tripoli à des combats déclenchés par les très puissantes milices de Misrata, cassant ainsi leur alliance avec ses milices pour tenter de s'accaparer de la base navale de Tripoli, autre QG des milices de Bel Haj. L'enjeu de la charia Belhaj prétend que Kadhafi appliquait la charia, et qu'en conséquence, les Libyens sont depuis longtemps régis par celle-ci. Certes, Kadhafi l'appliquait, mais selon une interprétation modérée et couplée à des lois civiles. Depuis juillet 2012, le débat s'est ouvert sur la place de la charia en Libye. Les islamistes, veulent l'application exclusive de la charia, alors que des hommes politiques, comme Mahmoud Jibril veulent la coupler à des lois civiles. Preuve en est que les libyens n'ont quasiment pas voté pour les islamistes (frères musulmans, et salafistes...). Les frères musulmans n'ont obtenu que 17 sièges. Les Libyens sont avant tout des musulmans traditionalistes, voire même conservateurs. Mais en aucun cas des islamistes. Kadhafi – il faut tout de même le reconnaître -- a favorisé le statut de la femme - même si son comportement personnel était celui d'un chef tribal à qui on «fournissait» des femmes - par l'encadrement de la polygamie et par une refonte du divorce. Il les a, par ailleurs, obligé à travailler par l'aménagement de crèches dans les entreprises. En cela, il s'est heurté violemment aux Oulémas et familles traditionnels et aux islamistes qui ont commencé à imposer le voile, notamment dans les années 1990. Kadhafi leur a fait une chasse sans merci. Aujourd'hui, ces derniers veulent l'application exclusive de la sharia, en codifiant les moeurs de façon stricte. Des fatwas sont, ainsi, régulièrement émises par le Grand mufti libyen, lequel est connecté avec le prédicateur frère musulman Youssef al-Qaradâwî, basé au Qatar. La dernière en date concerne l'interdiction d'importer un certain style de vêtement féminin! Ils veulent en outre, construire des murs dans les écoles pour séparer les filles des garçons. L'organisation du pouvoir attribue à la religion la place principale, l'Etat étant relayé à une fonction nourricière, dans la mesure où il doit garantir les conditions de vie. Rien sur les lois civiles !

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