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Lieux de mémoire et sources de vie
Publié dans La Nouvelle République le 21 - 08 - 2016

Peu nombreuses aujourd'hui, on dénombrait pourtant, à l'époque ottomane plus de 150 fontaines publique (175, selon l'historien Abderrahmane Khelifa). Lieux de vie et de mémoire, les Algéroises s'y rendaient pour s'approvisionner en eau mais aussi pour se rencontrer, palabrer entre voisines et amies.
Tant d'histoires se faisaient et se défaisaient autour de ces points d'eau. Sept fontaines animaient la vie à l'intérieur de la citadelle, en l'occurrence Zoudj Aïoun, Aïn Bir Djebbah, Sidi Abdellah, Bir Chebana, Aïn Mzouka, Sid Ali Zouaoui et Sidi Brahim. Certaines de ces fontaines ont survécu au temps, lesquelles furent construites ou restaurées par Ali Pacha, entre 1759 et 1765. Les édiles et les notables rivalisaient de générosité dans la construction de ces fontaines grâce au génie créateur de cette frange de la population de l'époque. L'une des plus anciennes fontaines de la Casbah est celle située à l'angle de la rue Porte-neuve et de la rue des Dattes, dans le quartier de la Casbah dont l'emplacement existe aujourd'hui encore. Elle a été construite vers 1510-1520 au début de la fondation de la Citadelle par Bologhine Ibnou Ziri Ibnou Menad. En fait, chaque quartier avait son point d'eau. Et même avec l'arrivée de l'eau courante dans les foyers, les quelques fontaines publiques où l'eau coulait, aussi claire et aussi pure que jadis, ont continué à alimenter passants et riverains, notamment lors des fréquentes périodes de coupures d'eau potable. C'est durant la période comprise entre la deuxième moitié du XVe siècle et du XIXe siècle que la plupart des fontaines publiques ont été construites par les pachas et les deys. D'autres ont été réalisées grâce aux dons faits à la corporation. Chaque fontaine porte une inscription calligraphiée sur de la céramique, des carreaux de faïence d'origine ou des colonnes en marbre, donnant une indication sur le généreux bâtisseur. Ainsi, par exemple, peut-on lire au-dessus de la fontaine de l'Amirauté : « Ali Pacha, ayant examiné parfaitement ce monde périssable, / a songé à gagner son salut par l'emploi de ses richesses tout en élevant une construction. / Il a fait couler ces fontaines qui donnent la vie et la pureté. / Il espère en son coeur des éloges sincères, que Dieu soit satisfait de lui ! / Puisse-t-il être admis sans jugement au plus haut du paradis». Année 1178 de l'Hégire (1764-1765). Il faut préciser que les marins accordaient une vertu protectrice à cette fontaine et ne manquaient jamais de venir boire son eau douce avant chaque départ en mer. De cette fontaine de l'ancien port subsiste l'encadrement originel qui était, à l'époque selon les écrits, orné de magnifiques faïences où dominait la couleur bleue. D'autres inscriptions, nous permettent d'en connaître un peu mieux sur leurs auteurs. Ainsi, au niveau de la fontaine de Saint Eugène (Bologhine), l'inscription dit que « l'homme puissant animé d'intentions sincères en vus de belles actions et de bonnes œuvres (que Dieu vivifie ses projets en ce bas monde et dans la dernière demeure), le très pieux Mustapha Pacha gouverneur d'Alger, a ordonné la construction de cette fontaine à cause de la pureté de son eau. Année 1219 H (1804-1805). Du côté de la Fontaine bleue (Aïoun Lezrak), fondée par Baba Ali Neskis, surnommé, Bou Sbaa et qui régna entre 1755 et 1766, c'est une autre inscription qui se donne à lire : « Ali pacha a laissé des traces de cette existence dans le séjour affecté à celle-ci, ému de compassion, il a étendu une aile illustre sur ceux qui l'habitèrent; dans sa bienfaisance, il a libéralement porté ses désirs vers les bonnes œuvres ; puisse-t-il rencontrer la grandeur sans cesse et rester sous la garde de la protection divine ». Année 1179 H (1765-66). Fontaines avec une belle architecture Au XVIIIe siècle, sous le règne des pachas, les fontaines sont construites avec une architecture mettant en valeur l'espace. Les fontaines étaient ornées de vases de marbre blanc, moiré et opalin, aux formes antiques et décorées d'arabesques rythmées. Les plus belles étaient en forme d'arches, le plus souvent adossées à un édifice. Elles étaient décorées de colonnes en marbre ciselé. D'autres, plus modestes, avaient la forme d'une niche avec un arc en plein cintre. Suite au séisme qui ébranla Alger en 1755, le cours des nappes d'eau en fut déplacé, ce qui endommagea les canalisations et bon nombres de fontaines. D'ailleurs, suite à ce tremblement de terre, il ne restait de certaines fontaines que l'emplacement, tandis que d'autres ont été complètement détruites. Bien évidemment, et fort heureusement, certaines fontaines ont survécu, notamment celles construites ou restaurées par Ali Pacha entre 1759 et 1765. Par ailleurs, la fontaine connue sous le nom de la « Cale aux vins » est conservée au Musée national des Antiquités. Eelle a été classée, ainsi que la fontaine du quartier de l'Amirauté, monuments historiques en 1905. Il est à noter qu'en1982, trente-deux fontaines publiques ont été recensées à Alger dont quatre sources d'eau, celles d'El Hamma, du Telemly, du Val d'Hydra, de Birtraria enfin celle qui faisait la fierté des gens du Fahs : la fontaine de Bir Mourad Raïs. Combien en reste-t-il aujourd'hui ?

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