, Hier et aujourd'hui, les Italiens se rendent aux urnes pour des élections régionales qui constituent un test électoral pour Silvio Berlusconi. Ce scrutin pourrait peser sur les futurs équilibres au sein de la coalition de droite du président du Conseil qui s'est beaucoup impliqué dans la campagne. C'est le dernier rendez-vous électoral en Italie avant les prochaines élections législatives en 2013. Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, deux ans après son retour au pouvoir, s'est jeté dans la bataille à grand coup de réunions publiques, manifestations et surtout avec le lancement à la veille du scrutin d'un ouvrage intitulé l'Amour vaincra toujours sur la haine, recueil des lettres de soutien qu'il a reçues après avoir été frappé à la tête par une réplique du Dôme de Milan l'année dernière. L'acte d'un déséquilibré qui illustre malgré tout les tensions grandissantes entre pro et anti-Berlusconi. Ce scrutin local, il s'agit d'élections municipales et régionales dans 13 régions italiennes sur 20, aura donc valeur de test national. L'enjeu pour la coalition au pouvoir est d'obtenir un score suffisant pour poursuivre des réformes économiques et judiciaires très contestées. La droite craint l'abstention, la gauche espère conserver les 11 régions sur 13 qu'elle préside aujourd'hui. La région de Rome, le Latium, et le Piémont sont particulièrement disputées. Dans le Latium, Emma Bonino, ancienne commissaire européenne et ancienne ministre dans le gouvernement de Romano Prodi, est au coude à coude avec la candidate de droite malgré les prises de position de l'Eglise catholique qui appelle à voter à droite. Emma Bonino et son parti, le Parti radical, qui pourrait prendre la présidence de la région de Rome, siège du Vatican, défendent le droit à l'avortement, au divorce et le mariage gay. Les résultats ne seront pas connus avant lundi, car les Italiens ont deux jours pour se rendre aux urnes.