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Les secrets du jeûne (IX)
Islam
Publié dans La Nouvelle République le 23 - 08 - 2010

Le serviteur fidèle et sincère qui a témoigné de l'Unicité divine, et qui garde donc présent cette reconnaissance de Dieu en lui, approfondit toujours davantage cette connaissance. C'est la raison pour laquelle il ne cessera de répéter spontanément cette formule divine, se conformant ainsi à la vérité qu'elle exprime, et s'identifiant, d'une certaine manière, avec la Réalité qu'elle postule. Car, selon la Révélation coranique, «Nul dieu adoré sinon Lui. Toute chose est en train de périr sauf Sa (ou sa) Face.» (Coran 28-88) Cette Face est considérée par certains commentateurs comme étant celle d'Allah mais aussi celle de l'être dans Sa Réalité divine permanente.
C'est pourquoi nous dirons, en guise de conclusion, que cette formule sacrée est l'expression la plus parfaite de l'Unicité divine et de la Réalité essentielle et permanente de l'être. Pour reconnaître qu'il en est bien ainsi, le serviteur qui se soumet avec fidélité la répétera inlassablement pour n'être que la Vérité qu'il contemple et dont il est le témoin (shâhid) universel dans tous les éléments constitutifs de son être intégral vivifié et sanctifié par elle.
De la formule «Mohammed est le Messager de Dieu» (Mohamed Rasûl Allah)
Nous venons de commenter la seule formule de l'Unicité divine, dégagée de tout témoignage : nul Dieu (adoré) sinon Dieu (Lâ ilâha illâ Allah). Nous voudrions maintenant montrer quelques aspects de la seconde formule de la foi islamique : Mohamed Rasûl Allah, sans la considérer dans ses rapports avec le témoignage. Nous procéderons pour cela à l'analyse de chacun des trois termes qui la composent pour dégager leurs significations principales et celles qui résultent de l'association des trois vocables sacrés en une phase unique sans toutefois avoir la prétention d'épuiser les sens innombrables d'une telle formule révélée.
Certains interprètent le nom Mohamed comme signifiant glorifié, louangé. Il est sûr que le sens de la racine Ha. Mi. Da. D'où vient le nom Mohamed, est bien louanger, remercier, célébrer les perfections d'une chose. Pourtant, ce nom est le participe passif d'une forme verbale dérivée, la deuxième, qui signifie : produire la louange, rendre louangé. Le nom Mohamed veut alors dire : celui qui est rendu louangé ou celui en qui la louange est produite. De plus, dans la langue, la forme qui correspond au nom Mohamed qualifie des noms de lieu et de temps. Les grammariens les appellent des noms de vase ou de contenance. Le nom dérivé Mohamed, qui est tout à la fois un participe passif et un nom de temps et de lieu signifie alors : celui qui est le lieu ou support dans lequel la louange se manifeste pendant un temps ou cycle imparti. Cette interprétation en fonction des sens contenus dans la forme du nom dérivé Mohamed est intéressante, nous le verrons un peu plus loin, car elle permet de donner à la fonction de l'Envoyé divin une signification universelle que réalise parfaitement et providentiellement le Prophète (QSSSL) de l'Islam, mais que réalisent aussi tous les prophètes et les êtres — chacun dans l'amplitude que Dieu a déterminé pour lui – qui ne sont que les réceptacles obligés de la Louange universelle de Dieu. Dans cette perspective, le nom Mohamed est rattaché à la louange et au Nom divin, construit sur le schéma Fa'îl à double sens actif et passif, al-Hamîd, le Très-Louangé-Louangeant. Le nom Mohamed peut alors recevoir les sens d'un nom propre qui ne s'applique qu'à un être et ceux d'un nom dérivé delà racine louanger.
Le nom Mohamed concerne donc d'abord le Prophète (QSSSL) dans sa réalité propre que l'on distingue de celle des autres créatures puisque, sous cet aspect, il est une réalité unique, mais envisagé sous le mode de la louange. Mohamed (QSSSL) est, alors, un être privilégié qui reçoit la Louange universelle de Dieu ; celle-ci le concerne, bien entendu, particulièrement. Mohamed (QSSSL), considéré comme envoyé par pure Miséricorde d'amour par son Enseigneur, pour les êtres de l'Univers, pour paraphraser un verset coranique, devait réaliser pleinement la Louange divine pour qu'elle soit propagée à tous les membres de la Communauté humaine et islamique par son intermédiaire providentiel.
Il y a plus encore ! Une troisième signification doctrinale importante en découle inexorablement. Mohamed, en qui se produit en permanence la Louange de Dieu, pour toujours et à jamais, n'est autre que l'Existence ou l'Etre actuel de Dieu totalisant l'ensemble de Ses Louanges ou Noms parfaits (al-asmâ al-husnâ) qu'Il manifeste pour faire connaître par amour toutes les possibilités ou prédispositions impliquées dans Sa Prescience infinie.
Pour mieux comprendre et approfondir davantage les significations du nom Mohamed, essayons de définir, dans la mesure du possible, ce qu'est la louange d'une manière générale et ce qu'est la Louange divine. Prenons, au préalable, quelques exemples dans le Livre saint révélé, le Coran. Allah dit : «La Louange est à Allah, l'Enseigneur des êtres de l'Univers.» (Coran 1-2) «Les sept Cieux, la Terre et ceux qui s'y trouvent, célèbrent la Gloire de Dieu – il n'existe aucune chose sans qu'elle glorifie par Sa (ou sa) louange – mais vous n'êtes pas aptes à comprendre leur acte de glorification. En Vérité, Allah se montre longanime, très recouvreur (des fautes).» (Coran 17-44) «Celui qui est reconnaissant est seulement reconnaissant pour son propre compte. Quant à l'ingrat, [qu'il sache] qu'Allah est suffisant par soi et très-louangé-louangeant.» (Coran 31-12)
La louange peut alors se définir comme suit : c'est l'expression, la proclamation ou la célébration de la perfection d'une chose. Allah proclame Ses propres Perfections infinies impliquées dans Sa Science sans limites et les créatures ne sont que l'expression de cette Louange universelle et de la Toute Possibilité divine. Chaque être manifesté ne peut faire autrement que de célébrer la Gloire de Dieu par Sa propre Louange et celle-ci s'exprime par les créatures de Dieu car elles sont autant de perfections qu'Il manifeste. C'est pour cette raison que chaque être est une louange divine ou, encore, une perfection divine qui explicite ou manifeste un «aspect» de Dieu (ilah), et cette louange révèle le Trésor caché dans le Mystère profond et insondable de Sa Connaissance.
C'est dans une telle interprétation de la louange divine universelle que le verset cité plus haut laisse apparaître une double signification. Allah précise : «Il n'existe aucune chose sans qu'elle glorifie par Sa (ou sa) louange… ». Les commentateurs du Coran qui s'appuient sur la syntaxe font observer que le pronom «sa» dans l'expression «sa louange», concerne Allah ou la Louange d'Allah, mais il s'applique aussi à la créature car ce pronom, dans l'analyse logique, se rapporte au nom le plus proche qui, dans ce verset, est le mot «chose», masculin en arabe, alors que le nom Allah n'est pas mentionné expressément dans le verset en cause. Le verset peut alors recevoir deux significations principales qui finalement se rejoignent : ou bien les choses proclament la Louange divine, ou bien les choses ne sont pas autres que la propre Louange ou les propres Perfections infinies de Dieu, chaque chose ne faisant alors qu'exprimer les Possibilités divines et, de ce fait, les louanges qu'elles font ne sont qu'elles mêmes envisagées sous le rapport des perfections qu'elles montrent. Elles sont le lieu ou le réceptable de la Louange divine et en expriment, chacune, un aspect. C'est pourquoi chacune, rapportée à la louange, est Mohamed interprété comme étant celui en qui se révèlent les Perfections ou Possibilités divines dans le cycle cosmique et historique où il évolue.
Mohamed fut et est donc l'être le plus digne de recevoir les Attritus divins. Rappelons que c'est son grand-père ‘Abd al-Mutallib qui, sous l'inspiration de Amina, la mère du Prophète (QSSSL), le nomma par ce nom. Il fut le serviteur apte à recevoir et à réaliser de la manière la plus accomplie toutes les Paroles divines parfaites contenues dans la Révélation. Si son nom Mohamed (QSSSL) implique en soi cette vérité, un hadîth célèbre vient confirmer cette affirmation. Le Prophète (QSSSL) dit en parlant de lui-même : «J'ai été nanti de la somme des Paroles.» Il se peut que les musulmans dont le nom est Mohamed, ou qui appellent leur fils par ce nom, sentent plus ou moins consciemment qu'il en est bien ainsi. La Tradition recommande d'appeler les garçons Mohammed.
Le Prophète (QSSSL), être le plus excellent et le plus apte à recevoir la Louange, réceptacle le plus approprié et le plus actif dans lequel se manifestent en permanence les perfections, devait de la sorte servir de norme et d'exemple à ceux de sa Communauté. Il devait aussi, en exprimant ses propres possibilités, exprimer toutes celles des êtres de sa Communauté, leur servir de Loi et de Modèle, en sorte qu'ils puissent réaliser en toute conscience la Louange divine qui se manifeste en eux par lui, Mohamed (QSSSl).
Ce nom Mohamed est, donc, destiné à être le meilleur et le plus adéquat parmi ceux qui le qualifient et, pour cette raison, il fut et est mentionné dans la double attestation islamique, bien que le Prophète (QSSSL)possédât d'autres noms que la Tradition lui reconnaisse.
(A suivre)


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