Après le retrait de l'offre concurrente émise par National Australia Bank (NAB) la semaine dernière, AMP chercherait à relever son offre initiale, ont précisé deux sources proches du dossier. Une porte-parole d'AMP a refusé de commenter cette information, tout en confirmant qu'Axa Asia Pacific, détenu à 54,4% par le français Axa, pouvait être une acquisition stratégique au juste prix. AMP convoite Axa Asia Pacific pour ses activités en Australie et en Nouvelle-Zélande. Un tel rachat lui permettrait de devenir leader sur le marché australien de la gestion de fortune qui pèse 1.000 milliards de dollars. AMP revendrait ensuite les activités asiatiques d'Axa Asia Pacific à Axa. Il reste donc à savoir combien l'assureur français est prêt à payer pour ces actifs asiatiques, souligne-t-on en soulignant qu'AMP ne souhaite pas s'aligner sur l'offre la plus élevée de NAB. AMP avait déjà émis une première offre en novembre dernier mais avait été pris de court par celle de NAB, d'un montant de 12 milliards de dollars (neuf milliards d'euros). Après avoir essuyé un veto des autorités australiennes de la concurrence en début de mois, NAB a finalement renoncé à son offre d'achat. AMP demeure intéressé par le rachat des actifs asiatiques d'Axa mais n'a pas officiellement décidé de proposer une autre offre et pourrait donc reculer, précisent les sources. Selon l'une d'elle, la décision pourrait être prise dans les semaines à venir. Une source a également écarté la possibilité d'une offre exclusivement en numéraire, soulignant qu'AMP pourrait seulement proposer davantage de ses propres titres pour améliorer son offre. NAB avait émis une offre en numéraire à 6,43 dollars australiens par action.