Le président de l'APC de Constantine a adressé, le 26 janvier dernier, une note écrite aux responsables de la commune, à tous les niveaux, leur enjoignant d'éviter de s'adresser directement à la presse pour communiquer des informations au sujet des activités communales ou des dossiers relevant du secteur. Le maire a demandé que toute information destinée aux médias doit obligatoirement transiter par la cellule de communication qui prend en charge sa diffusion. Ainsi, cet organe devient le seul porte-parole officiel autorisé à communiquer avec les organes d'information. Joint hier, M. Nacer Benlacheheub, responsable de la cellule de communication de l'APC, nous a confirmé cette instruction en déclarant que la mesure prise par le président de l'APC ne vise nullement à instaurer le verrouillage de l'information au niveau de la commune. «C'est simplement une question d'organisation pour éviter toute sorte de contradictions dans les informations données par les responsables de la commune», a-t-il assuré. Justifiant les nouvelles dispositions entrées en vigueur, le chargé de la communication explique que cela a été rendu nécessaire «pour mettre fin à la cacophonie constatée dernièrement à ce niveau». Selon lui, le président et l'exécutif de l'APC ont constaté que des responsables, et parfois de simples agents, font des déclarations à la presse qui engagent l'APC sans que leurs hiérarchies soient au courant. D'où des contradictions qui surviennent dans les informations données par les uns et les autres. «L'exemple de la date d'ouverture du parking de l'avenue Zaamouche est édifiant à ce sujet quand des responsables avaient, chacun de son côté, annoncé des dates différentes. Ce phénomène négatif met en doute la crédibilité de l'APC auprès du citoyen qui ne sait plus à qui se fier. Par ricochet, cela rejaillit aussi sur la crédibilité de la presse et c'est pourquoi il a été décidé de centraliser l'information au niveau de la cellule de communication dont le responsable doit être associé à toute prise de décision», a conclu M. Benlacheheb.