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TLEMCEN: Le climat dans tous ses états
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 10 - 2011

L'université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen et en partenariat avec le CCF et l'association El Habbakia a organisé, jeudi dernier, au sein de l'auditorium du centre-ville, une conférence prestige intitulée «Le réchauffement climatique: causes, conséquences et solutions», donnée par le Pr. Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA de l'Institut Pierre Simon Laplace, prix Nobel 2007. En guise d'entrée en matière, le modérateur, le Pr. Boudjemaâ Moussa, directeur du LAMAABE (se) posera trois questions: l'homme a-t-il une influence sur le réchauffement ? Y a-t-il un réchauffement sur la terre et à quelle vitesse ? A quoi le climat ressemblera-t-il demain ? Quant au conférencier, il fera d'emblée part de trois certitudes à ce sujet, à savoir que les activités humaines sont en cause du fait qu'elles modifient la composition de l'atmosphère en gaz à effet de serre (Co2:+39%; méthane:+16%; oxyde d'azote:+20%), que le réchauffement est sans équivoque (plus de 1° C en 100 ans, 15 à 20 cm pour le niveau des mers) et qu'il va se poursuivre… Considérant là le processus comme inéluctable, il estime qu'«on va limiter l'amplitude, mais c'est un défi pour notre société industrielle». Avant de s'interroger: «Les activités humaines ont-elles déjà influencé le climat ?» Dans ce sillage, l'effet de serre et l'action des aérosols relèvent des activités humaines tandis que l'activité solaire et celle des volcans participent des forçages naturels. L'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20 è siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée des gaz à effet de serre anthropiques, fera-t-il remarquer.
Il précisera que l'effet de serre en lui-même est bénéfique, mais que c'est son augmentation qui constitue un problème. D'où la nécessité de mécanismes d'amplification à défaut de compensation (vapeur d'eau due à l'effet de serre, surfaces absorbantes non réfléchissantes). Le réchauffement est contrecarré d'une autre façon (à hauteur de 20%) par la pollution due aux aérosols. S'agissant de la relation de cause à effet, ce spécialiste soulignera qu'il est légitime de se poser la question si l'effet de serre est d'origine naturelle ou bien dû à l'activité humaine (anthropique). En tout cas, le diagnostic est clair pour lui puisque la décennie 2000 a été celle du réchauffement climatique. «Nous sommes dans un monde dont nous avons déjà modifié le climat mais celui de la fin du siècle dépend de nous », fera-t-il savoir. Aussi, pour limiter le réchauffement à 2°, il faut qu'en 2050, les quantités de gaz à effet de serre soient divisées par 2 ou 3. Dans ce cadre, le GIC (Copenhague) escompte une diminution de 20 à 40% d'ici 2020 (en tenant compte du caractère spécifique des pays émergents). A ce titre, il est souligné l'importance des politiques locales et régionales. «Il faut aller vers une société sobre en carbone via les énergies renouvelables», plaide le prix Nobel. Dans ce contexte, l'Algérie compte utiliser 40 % de ces dernières et 60% d'hydrocarbures (pétrole et gaz), nous apprendra le Pr. Boumédiene Benyoucef, directeur du laboratoire LMER (UABT).
Les conséquences des changements climatiques sont multiples selon lui: plus de vagues de chaleur, plus de régions affectées par la sécheresse ou par les inondations, plus d'événements de précipitations, plus de cyclones tropicaux, élévation du niveau de la mer, acidification des eaux océaniques… Il faut savoir que le Conseil de sécurité, et c'est une première dans les annales de l'ONU, s'est réuni en juillet dernier pour discuter de l'impact du réchauffement climatique sur la sécurité et la paix mondiales. Quant aux point soulevés lors du débat au sein de l'auditorium de l'université, ils se rapporteront, entre autres, à l'éducation environnementale, l'action de résilience de la nature, les techniques d'enfouissement, le projet Desertec, la théorie de Melankovitch.


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