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Union européenne : Rapports de force
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 05 - 2012

L'UE vit un tournant dans sa façon de regarder la crise multiple qui la secoue. Le Sommet du 23 mai prochain s'annonce décisif, tant le nouveau président français, François Hollande est décidé à en découdre avec la méthode allemande d'Angéla Merkel.
Les choses se précipitent au sein de l'UE. Beaucoup parlent de «l'effet Hollande». Depuis l'élection du nouveau président français, François Hollande, la crise économique et monétaire que vit l'Europe n'est plus considérée comme une fatalité systémique inhérente à la loi du système bancaire, mais plutôt comme une frilosité du pouvoir politique qui le maintient dans une relation de dépendance et de «soumission». En clair, le pouvoir politique dispose des moyens, pour peu qu'il use du courage qu'il faut, d'inverser la tendance pour mettre les banques et le monde de la finance au service de l'économie, de l'emploi et de la croissance. Autrement dit, sortir de l'ère de l'austérité pour entrer dans celle de l'investissement, de la productivité et de l'encouragement de la consommation. Est-ce à dire que l'émission de capitaux et leur injection dans l'appareil économique est synonyme d'inflation, d'endettement et de déficit public ? La déduction n'est pas si automatique que cela, et c'est tout le débat qui «s'envole» ces dernières semaines, entre les dirigeants européens. Une chose est certaine : l'austérité n'a pas réglé les problèmes, preuve en sont les situations grecque, espagnole, italienne…
L'autre constat concerne la méthode d'approche pour la solution de la crise : faut-il compter sur la seule conception du couple franco-allemand, ou faut-il impliquer les 17 membres de l'Euro groupe, mieux l'ensemble des 27 membres de l'UE ? Là aussi, il apparaît clairement que les orientations (ordres ?) issues du dialogue fermé franco-allemand ne réveillent pas l'économie de la zone euro. Au contraire, la crise se complique. Sous prétexte de leur importance économique et démographique au sein de l'UE, le couple franco-allemand impose ses solutions au reste de l'Europe. Encore qu'il reste à prouver si ce ne sont pas les solutions allemandes qui prédominent, Nicolas Sarkozy ne faisant que suivre la méthode d'Angéla Merkel. Du coup, il semble bien que l'Allemagne veut imposer au reste des 26 membres de l'Europe sa manière de gouverner et sa conception du rôle de la finance dans l'orientation de l'économie (et de la politique). La question alors est, au-delà de l'idéologie, de savoir si le poids économique de l'Allemagne est plus important que les 17 autres membres de l'Euro groupe et de celui des 26 Etat de l'Union ? La réponse est sans équivoque : non. Et c'est sur cette évidence «économique et politique» que le nouveau président français compte : revenir à la solidarité économique et au consensus politique au sein de l'Union des 27 membres. En somme, revenir aux principes qui ont fait l'union de l'Europe. Par ailleurs, ce retour aux principes de base de l'Europe ne signifie pas un laisser-aller des comptes publics et à l'endettement financier. Il s'agit pour François Hollande et la gauche européenne d'inverser le processus : mettre le capital public et privé au service de l'investissement et de la croissance aux lieu et place de la spéculation financière. C'est dans ce sens que sa volonté de réviser le Pacte de stabilité contenu dans le Traité de Lisbonne intervient. Il ne s'agit pas (pour lui et la gauche européenne) de «renier» le Pacte de stabilité, comme se plaît à l'expliquer la droite européenne, mais de lui adjoindre un chapitre portant sur la croissance, précisant le rôle des banques, notamment celui de la Banque centrale européenne (BCE). Cette dernière est contenue dans un rôle de protection de la monnaie commune, l'euro, et déchargée de toute initiative d'intervention directe dans l'économie réelle. D'ailleurs, l'idée de mettre en action un plan de croissance en plus de celui d'une rigueur financière (différent de l'austérité) n'est pas du seul apanage du nouveau président français et d'autres (Chypre, Pologne et pays du Nord européen). La Commission et le Parlement européens y réfléchissent depuis la fin de 2011. Ce frémissement politique de la Commission, pour un pacte sur la croissance, est légitime, tant les sources de financement européennes sont nombreuses et souvent «dormantes ou mal utilisées». Les budgets réservés au financement des régions et des politiques communes gagnent, selon les partisans de la croissance, à être revus dans leurs volumes et leurs affectations.
Enfin, François Hollande a compris que sans le soutien (suivisme) de la France, l'Allemagne conservatrice d'Angéla Merkel ne pourra imposer sa «loi» sous peine d'isolement et de perte de parts de marché au sein de l'Europe, d'où elle tire son excédent commercial. Comme quoi, la question de sortie de crise est aussi celle d'un rapport de force au sein de l'Union, en particulier entre le couple franco-allemand.
Au regard de l'histoire, le destin de l'Europe a, souvent, été la conséquence de la relation franco-allemande. Les deux guerres mondiales sont encore dans les mémoires des Européens qui ont, depuis, tout fait pour construire la paix à travers une Europe consensuelle et unie.


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