De Mistura aux Camps de réfugiés: le droit des Sahraouis à l'autodétermination réaffirmé    Ghaza : le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50.695 martyrs et 115.338 blessés    Film sur l'Emir Abdelkader : le ministre de la Culture et des Arts insiste sur la qualité internationale et le respect des délais    Agressions sionistes contre Ghaza : plus d'un million d'enfants Palestiniens privés d'une aide vitale    Pourra-t–elle contribuer à une relation apaisée entre l'Algérie et la France ?    Une liaison hebdomadaire vers les ports d'Alger et de Béjaïa durant la prochaine saison estivale    Reprise du dialogue algéro-français    Saisie de deux kilos de kif et de cocaïne    Le PCF exige l'application de la loi    Sansal ou l'espionnage plumitif au service de l'ancienne puissance coloniale ?    Projets de réalisation de chambres froides    Aménagements annoncés à Belacel    Des entreprises mises en demeure    Avec Macron la guerre en Russie m'attend, m'atteint, m'éteint    Kevin De Bruyne est-il le meilleur joueur de l'histoire de Manchester City ?    L'Algérie dépose un dossier d'inscription auprès de l'Unesco    150e Assemblée de l'UIP: Boughali préside une réunion de coordination pour unifier la position arabe et africaine autour de la clause d'urgence    150e Assemblée de l'UIP : Boughali rencontre son homologue bahreïni    La présidente de l'ONSC reçoit des représentants de plusieurs associations nationales et locales    Athlétisme/Lancer du marteau: l'Algérienne Zahra Tatar signe un nouveau record national (70.82 mètres)    Anniversaire de la mort d'Amirouche et de Si El Haoues, une occasion pour se remémorer le message des chouhada afin de préserver l'unité de l'Algérie    OPEP+ : Arkab participe à la 59e réunion du JMMC    Le salon Djazagro s'ouvre lundi à Alger avec la participation de 650 exposants    Saihi examine avec le DG de l'OMS les moyens de renforcer la coopération sanitaire    Rebiga s'entretient avec plusieurs ministres et responsables d'organisations internationales    Les leaders des deux grLes leaders des deux groupes face à leur destinoupes face à leur destin    Le «macronisme» ou la fin inéluctable des régimes anachroniques et du mythe néocolonial français    Les Usmistes ont toutes les chances de jouer la demi-finale    « Toutânkhamon, l'exposition immersive »    L'engagement de l'Etat algérien à répondre aux exigences dans le secteur de la santé souligné    Statut et régime indemnitaire des corps de l'Education: reprise des réunions ministère-syndicat    Le troisième Salon des "Games & Comic Con Dzaïr" s'ouvre à Alger    Foot/ Amical : Suède-Algérie le 10 juin à Solna (FAF)    Classement Fifa: l'Algérie 36e mondial, gagne une place    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Plages : La grande ruée avant le Ramadhan
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 07 - 2012

C'est la grande ruée vers les plages, un « compte à rebours » avant le début du mois du jeûne. On veut profiter pleinement du bout de temps qui reste. Dans la tête de la plupart des Algériens, émigrés notamment, il n'y a pas une seconde mi-temps post-Ramadhan; la saison estivale tirera sa révérence jeudi ou vendredi au plus tard.
Le rush vers les plages de la corniche oranaise a atteint des pics cette dernière semaine. L'approche du mois sacré et la fulgurante montée du mercure sont à l'origine de cette marée humaine exceptionnelle sur la plage. Qu'ils soient émigrés, vacanciers venant d'autres wilayas ayant élu domicile à El-Bahia le temps d'un été, «autochtones»… tout le monde épuise ses dernières cartouches au bord de la grande bleue. Tout le monde veut faire ses dernières trempettes. Pour la plupart des touristes venus d'ailleurs, le retour chez soi a été différé à la dernière minute. A la veille de la nuit du doute, jeudi. Eh oui ! On n'est plus au temps des grands préparatifs pour accueillir le mois sacré. Autrefois, à l'approche du mois de Ramadhan, le cours de vie des Algériens, à l'instar d'autres sociétés arabo-musulmanes, prenait un tournant marqué du sceau des us et coutumes particulières. Dans les quartiers populaires notamment, les familles n'omettaient pas de peindre les façades de leurs maisons, retapaient leurs cuisines et salles à manger, changeaient les lustres et les rideaux, achetaient de nouveaux ustensiles, de nouveaux tapis de prière, faisaient leurs provisions alimentaires pour au moins la première semaine... En passant dans les ruelles d'un quartier populaire ou d'un village durant la dernière dizaine de Chawal, on avait droit à une ambiance festive, aux couleurs de la peinture toute fraîche et égayée et aux mille senteurs typiquement aromatisées et épicées, en guise de préparations ramadanesques. Sans parler des préparations spirituelles. Aujourd'hui, cet aspect est beaucoup moins présent. Il est en déclin d'année en année. Le neuvième mois du calendrier musulman se résume, en ces temps qui courent, en l'acte de jeûner. Aux yeux de certains, ce mois est donc perçu plus comme quelque chose qui vient casser le cours normal de la vie, en particulier l'ambiance de l'été, qu'un temps de haute spiritualité.
Hier, une petite virée à travers les hôtels et les complexes touristiques qui pullulent sur la corniche, indique que le départ massif des locataires dicté par le mois de Ramadhan n'a pas eu lieu encore. Presque tous les établissements affichent encore complet. A J-4 de la date «butoir», c'est quand même étonnant. «Pas tant que ça», nous fait remarquer un hôtelier, plage La Madrague, Bousfer. «L'été dernier, c'était la même chose. Les clients avaient réservé pour un séjour jusqu'à la veille de Ramadhan, qui avait commencé le 1er août. Le 30 juillet, je me rappelle, j'avais seulement 5 chambres vides sur un total de 85. Il n'y avait pas que des clients résidents dans le pays, il y avait aussi des émigrés, une douzaine de familles, si ma mémoire est bonne». Interrogé sur l'impact de cette saison écourtée par Ramadhan sur son chiffre d'affaires, le même patron d'hôtel répond : «Personnellement, je n'ai pas à me plaindre. Ça n'a eu aucune répercussion sur mon registre de réservation. 90% des locataires sont une clientèle de longue date. La plupart des réservations se font, chez moi en tout cas, par téléphone ou internet, entre mars et mai. Mais, c'est vrai, j'ai des amis sur la corniche qui, après des années de vaches grasses, connaissent des années de vaches maigres, pratiquement depuis 2010». C'est le cas de cet hôtel 3 étoiles sis Cap Falcon. Les affaires de son propriétaire ne vont pas bien, le moins qu'on puisse dire. De mai à aujourd'hui, le taux d'occupation enregistré par cet établissement a oscillé entre 20 et 35%. Au point que plus que la moitié du personnel a dû être licencié. «Deux choses nous ont ruinés ces trois dernières années : Ramadhan et les locations de particulier à particulier. Je n'exagère en rien si je vous dis qu'un tiers de la population locale cohabite avec des locataires dans sa propre maison. Ne parlons pas de ceux qui louent leur seconde résidence, qui va d'une villa meublée à un F3 ou F4 dans les nouvelles cités LSP d'Aïn El-Turck, en passant par un bungalow ou un studio pieds en mer».
De Saint Rock à Cap Falcon, la bande littorale d'Aïn El-Turck accueille ces derniers jours des milliers de baigneurs. Vue de haut, les plages sont couvertes de part en part par des parasols à perte de vue.
Mer calme avec peu de vagues et soleil de plomb : de quoi attirer du monde de divers horizons. A l'entrée de la station balnéaire des Andalouses, relevant de la commune d'El-Ançor, des bus bondés se succèdent à l'arrêt du terminus entre 3 à 5 minutes d'intervalle. Les autres plages «intermédiaires» entre Aïn El-Turck et les Andalouses, comme les «Dunes», «l'Etoile», «Bomo», «Bousfer-plage», «La Madrague», etc., ne sont pas en reste. Si au tout début de la saison, et même un peu avant, il aura suffi d'un rayon de soleil dardant pour que des centaines de baigneurs prennent d'assaut la corniche, alors à quoi d'autre que le grand rush pouvait-on s'attendre en cette période caniculaire et à une poignée de jours de Ramadhan ? Toutes les plages et les criques de la côte ouest d'Oran sont inondées. C'est le cas, entre autres, de la plage de Madagh, ce petit havre de paix coincé entre mer et forêt et ceint par les rochers.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.