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Basse police
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 11 - 2013

L'ambassadeur du Maroc est de retour à Alger. Ce n'est pas un événement et on s'y attendait. Ce qui était moins attendu dans cette énième «crise» est le recours à la foule avec une intention délibérée de la part des structures de basse police du Makhzen de créer le clash et de semer la haine. Beaucoup d'observateurs ont noté avec constance que les divergences politiques sur le Sahara Occidental n'ont pas affecté les bons rapports entre les deux populations.
La permanence des relations détestables entre les Etats a certes réduit les possibilités des Marocains et des Algériens de se rencontrer, d'échanger, mais elle n'a pas altéré la bonhommie des rapports. Pour ne pas dire la fraternité voire la complicité entre les deux peuples. Certes - et on les rencontre souvent sur internet -, il y a des «militants de la haine» qui passent leur temps, non pas à parler de politique voire des divergences entre leurs gouvernements respectifs, mais à déverser des torrents d'insultes. Pourtant, ils ont beau être hyperactifs, ceux qui modèrent les commentaires sur les sites d'information ont appris à déceler, derrière la multitude de pseudos, des discours récurrents avec les mêmes tics. La même faiblesse de l'argument masquée par l'insulte facile. Mais les «modérateurs» constatent, aussi, combien ces excités sont minoritaires par rapport à ceux qui sont dans une démarche fraternelle, de connaissance et de reconnaissance.
Il faut noter le nombre très réduit des personnes rassemblées à l'appel de la «Jeunesse royaliste», une des multitudes émanations du Makhzen, devant le consulat d'Algérie à Casablanca. Ces personnes sont des nervis rétribués pour les basses besognes. Mais les dirigeants marocains jouent aux apprentis sorciers. Encore une fois, dire que l'arrachage de l'emblème algérien était un «acte isolé» est une mauvaise plaisanterie. On est bien dans la diversion classique de la désignation d'un ennemi extérieur pour faire oublier les difficultés intérieures. Mais à la base de cette dérive, il y a une forme d'infantilisme politique chez un roi qui a décidé, le 10 octobre dernier, de lancer «l'offensive» pour faire oublier une série d'échecs et de faux pas. Même si les Américains ont renoncé à demander à ce que la Minurso s'occupe des droits de l'homme au Sahara Occidental, le fait a provoqué une véritable panique au Palais.
Les lobbyistes à Washington ont beau être grassement payés, le geste, inachevé, des Etats-Unis reste un échec. Mais la diversion est devenue «impérieuse» lorsque le roi et ses proches ont été pris en flagrant délit dans l'affaire de l'amnistie accordée à un pédophile espagnol coupable de viol sur une dizaine de petits Marocains. L'Espagne ne l'avait pas demandée mais cela a été donné pour montrer que le «Pouvoir» est au Palais et non chez «Benkirane». Le fait a provoqué une colère sans précédent chez les Marocains et contre le roi directement. Ces difficultés sont-elles gérables par l'excitation des foules ? La réponse est clairement «non». Mais à l'évidence, personne au Maroc n'est en mesure de dire au roi qu'il fait fausse route. Et que ses appels «raffinés» peuvent être traduits de manière hideuse et primitive par les flagorneurs du Makhzen. C'est ce qu'ils ont fait avec l'emblème algérien. Ce n'est pas un acte isolé, c'est au mieux une interprétation voyou de la diversion royale. Il revient aux Algériens de ne pas tomber dans le panneau. Les Marocains sont nos voisins et nos frères. Ils ne sont pas responsables des dérives de leurs gouvernants.


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