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Mort d'un commis de l'Etat
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 30 - 12 - 2014


La mort du wali de Annaba, Mohamed Sandid, n'a pas fini de remuer l'opinion publique, relayée pour une fois par une partie de la classe politique. Louisa Hanoune, qui ne cache pas ses positions pro-Bouteflika, est la première à monter au créneau pour demander une enquête sur les circonstances de la mort du wali. La patronne du Parti des Travailleurs, coutumière des coups de gueule médiatiques, on se rappelle de l'épisode de Sonatrach, a été suivie par Djilali Sofiane de Jil Jadid qui s'est adressé, nommément, au vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le général major Gaïd Salah, auquel il a demandé d'activer le DRS pour enquêter sur la mort de Sandid. Abdellah Djaballah, le président du Front de la Justice et du Développement, leur a emboîté le pas pour, lui aussi, exiger l'ouverture d'une enquête «urgente» et «minutieuse». Pour ces trois-là, et pour beaucoup d'autres, il ne fait aucun doute sur les raisons de cet infarctus mortel liées aux pressions et intimidations exercées sur l'homme par ceux qu'on appelle communément les barons de la région. La mort d'un commis de l'Etat est en soi un événement, mais entourée de rumeurs galopantes et de vérités à peine chuchotées, elle devient au centre d'un débat que beaucoup auraient aimé taire. Parce que derrière le sacro-saint droit de réserve lié à la fonction, nombre de hauts cadres de l'Etat sont soumis continuellement à des pressions venues d'en haut, comprendre la capitale, pour favoriser untel, faciliter l'octroi d'un projet à un autre. Un chantage au poste, si on veut, qui met le wali, entre autres hauts fonctionnaires de l'Etat, devant un choix cornélien: se soumettre ou risquer de déplaire à Alger et auquel cas, et dans le meilleur des cas, des sanctions administratives ne sont pas à exclure. Cette vision n'est pas le fruit de l'imaginaire populaire, mais bel et bien le tableau à peine croyable dressé par l'ancien wali d'Oran et de Annaba, Frik Bachir. Dans une interview, publiée hier par un quotidien arabophone, l'ex-wali revient sur la nature des pressions subies par ses pairs à travers des injonctions pour favoriser certains noms, des membres de la famille du demandeur, ou lui-même par le biais de prête-noms pour l'octroi d'avantages accordés par les administrations locales ou d'assiettes foncières dans le cadre du Calpiref et de terres agricoles. L'intervention de Frik Bachir a le mérite de mettre noir sur blanc ce que tout le monde soupçonne puisqu'il «évoque la collusion de la mafia locale avec des responsables», pour obliger le wali à être aux ordres sous peine de mutation, d'une mise à l'écart ou encore d'une procédure judiciaire. A propos de la partie censée défendre les walis, il répondra que c'est au ministre de l'Intérieur de le faire mais que dans certains cas, «c'est ce dernier qui doit être protégé». Par ailleurs, et même s'ils sont parfois victimes, certains walis sont également montrés d'un doigt pourfendeur par les administrés qui les accusent de népotisme et de despotisme. Cet éclairage de l'intérieur renseigne un peu plus sur la situation de l'Administration algérienne sujette à tous les maux et du degré de corruption qui la ronge.

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